Vous trouverez ici mes critiques sur les derniers films que j'ai vu, sur les livres que j'ai lu, des choses en rapport avec Harry Potter, les vampires et les histoires avec des gens qui se courent après pour se taper dessus à coup d'épée. La tortue se meut.
Mon titre illustre bien une chose que l'on a par moment envie de dire à certains personnages de Mansfield Park. Car oui, je viens de finir Mansfield Park. Mansfield Park, comme Northanger Abbey, ne fait pas vraiment parti des ouvrages de Jane Austen qui font rêvé, l'histoire est bien tantôt on souffre pour l'héroïne, tantôt on s'exaspère après elle(oui, j'étais du côté de Sir Thomas). Fanny Price est une héroïne dont on ne peut que se prendre d'affection, mais ce n'est pas forcément le genre d'héroïne que l'on a envie d'être, sans compter que par moment j'étais frustrée par son comportement car elle n'a rien de commun avec Elisabeth Benneth ou Elinor et Marianne Dashwood, donc par moment on imagine une réplique pleine d'esprit, qui ferait avancer l'histoire, que l'héroïne pourrait prononcer et qu'elle ne prononce pas puisque ce n'est pas son caractère.
On s'attache facilement à Fanny, mais une des questions que je me suis posée, est qui s'intéresse réellement au bonheur de Fanny ? Ma réponse a finalement été William, car la plupart des autres ne s'y intéressent que pour faire en sorte que cela vienne favoriser leur projet. J'ai été indignée par le premier chapitre qui relate la discussion de Mrs Norris avec les Bertrams relativement au fait d'élever une de leur nièce moins favorisée, ça fait très dame patronesse, et les discussions après pour savoir chez qui va habiter Fanny, ça fait vraiment "mais qui va garder le chien pour les vacances ? oh allez, tu nous as tanné pour avoir un chien donc maintenant c'est un peu à toi de t'en occuper". Mrs Norris se congratule tellement de cet acte de charité qu'elle rabaisse sans cesse Fanny, en lui rappelant toujours combien elle doit être reconnaissante, mais du coup Fanny se retrouve un peu propulsée au rang de dame de compagnie, parce qu'on attend d'elle qu'elle se rende utile et j'ai un peu l'impression qu'elle ne reçoit pas l'attention qu'elle devrait, car théoriquement le but du jeu pour les Bertram c'est de la caser, or ils n'ont pas l'air d'avoir fait beaucoup d'effort dans le domaine, l'héroïne, elle, n'a pas l'air de penser à son côté dépendant et au fait qu'elle ne peut pas rester à la charge de son oncle éternellement.