Aujourd'hui nous allons parler de Sleeper de Woody Allen, film que j'ai acheté à l'occasion des soldes histoire de découvrir d'autres films de Woody Allen que j'ai découvert récemment à l'occasion de Whatever Works.
En 1973, Miles Monroe est un joueur de clarinette, possédant un magasin d'alimentation diététique. Il doit subir une petite opération mais au lieu de se réveiller cinq jours plus tard, il se réveille deux cent ans plus tard pour apprendre qu'il a été cryogénisé et qu'on l'a réveillé dans le but de mener une mission pour la résistance qui se prépare à renverser le pouvoir en place.
C'est un film très sympa, avec des courses poursuites un peu à la Benny Hill et une vision du futur qui n'est pas sans rappeler celle qu'on retrouvera dans Demolition Man, puisque dans les deux, les êtres humains ne font plus l'amour que par l'intermédiaire de machine et tout le monde vit dans une espèce d'euphorie, dans un cas due aux pilules et à une boule merveilleuse qui rend heureux, et dans l'autre par la suppression de tout ce qui pourrait inciter à la violence et qui fait qu'on écoute des pubs à la radio comme si c'était de la musique.
L'univers futuriste est assez intéressant, j'ai surtout apprécier le design des voitures et aussi des habitations. Woody Allen joue pas mal sur l'image du futur, le héros se retrouvant préiodiquement victime de sa non connaissance des objets du futur, j'ai particulièrement aimé sa découverte des fruits et légumes génétiquement modifiés avec la banane qui fait la taille d'un canoë, puis la découverte de la poule géante.
C'est souvent loufoque mais certains dialogues valent le détour comme cette discussion entre Miles et Luna :
"Why, do you believe in god ?
- Well, I believe that there is somebody out there who watches over us.
- Unfortunately it's the government."
J'aime aussi pas mal quand Miles raconte n'importe quoi aux chercheurs qui lui montre des photos de Staline et autres pour savoir qui ils sont :
"This was Josef Stalin. He was a communist, I was not too crazy about him, had a bad mustache, lot of bad habits. This is Bela Lugosi. he was, he was the mayor of New York city for a while, you can see what it did to him there, you know. This is, uhm, this is, uh, Charles DeGaulle, he, he was a very famous French chef, had his own television show, showed you how to make souflets and omelettes and everything."
Le film offre aussi une vision d'un régime totalitaire, inspiré de 1984, avec entre autre lavage de cerveau des opposants.
J'ai passé une bonne soirée devant ce film, même si je préfère Whatever works.