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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 20:45

flashman.gifAujourd'hui je vais vous parler du premier tome des Archives Flashman, avec Flashman, Hussard de sa majesté de George MacDonald Fraser.

 

Présentation de l'éditeur : En tombant par hasard dans une salle des ventes sur le manuscrit des mémoires du général Harry Flashman, George MacDonald Fraser se réserve une fameuse surprise. Il espérait y trouver l'autoportrait d'une gloire de l'Emprise britannique ; il y découvre un pleutre, un lâche et un imposteur...

Cette fresque, dont le premier tome débute en 1839, voit le jeune Harry se faire renvoyer du collège de Rugby, pour un futile motif d'ivrognerie. Puis embrasser avec fougue les donzelles et la carrière militaire. Comble de déveine, un baiser intempestif le condamne à prendre part à la terrible campagne d'Afghanistan ! Les chances d'en réchapper sont infimes , mais Flashman possède un instinct de survie hors du commun ; pour se tirer d'affaire, il ne reculera devant aucun sacrifice, pas même la vie... de ses camarades d'arme.

Noceurs, coureur de jupons, cynique et macho, Flashman est un antihéros qui porte sur la société de son temps un regard ironique. Ses mémoires, qui doivent autant aux Mille et une nuits qu'à Alexandre Dumas, sont un des bijoux de l'esprit anglais.

 

Je suis tombée sur ce livre à la bibliothèque et le titre avait piqué ma curiosité, car un personnage dans BlackAdder porte un nom assez similaire et en effet, il se trouve que Lord Flashheart a pu être inspiré de ce personnage, qui d'après wikipédia fait partie des sources d'inspiration de Terry Pratchett pour le personnage de Rincevent. Il est vrai que tous deux sont d'une grande lâcheté et ont une grande capacité à survivre à toutes sortes de situations désastreuses, mais ce qui les différencie est que Rincevent n'a aucune ambition, en plus, il n'a aucun commerce avec les femmes.

 

flashman-a.jpgFlashman est un personnage assez connu en Angleterre, à ce qu'il semble, et après lecture, je dois dire que je comprends pourquoi, car George MacDonald Fraser a vraiment su créer le couard parfait, avec exactement le bon équilibre entre la lâcheté et la fourberie. En effet, Flashman n'est pas du tout un personnage bon, tout ce qui l'intéresse c'est sa petite personne, violer, mentir, tricher ou s'emparer de la renommée d'autrui ne le dérange pas si ça peut lui permettre d'arriver à ses fins, mais en même temps, il n'est pas méchant gratuitement, mais seulement pour obtenir ce qu'il veut ou assurer sa survie. Sa lâcheté est atténué par son ambition qui l'oblige à cacher sa peur, car il convient d'avoir l'apparence du courage si l'on veut mener une carrière militaire tranquille.

 

J'ai du coup été séduite par ce personnage avec lequel on ne s'ennuie pas, car les ennuis le poursuivent. C'est un personnage intelligent, qui commet des actions aux conséquences imprévisibles mais en général néfaste pour lui. J'aime beaucoup le fait qu'il ne se met jamais dans des situations désastreuses à cause d'une conduite stupide dont il n'aurait pas perçu la stupidité... Flashman n'est pas Harry Potter.

 

On le suit lors de la campagne en Afghanistan, et par le biais de son aventure, on a une critique de l'état-major anglais et de son approche des colonies. La suite de ses aventures promet d'ailleurs d'autres récits de ce genre, car il semble qu'il ait été abonné aux fiascos militaires.

 

C'est donc un livre que je vous conseille, car on ne s'y ennuie pas une minute et c'est bien écrit.

 

Petit bonus kiltissime, voici la description que Flashman fait de l'Ecosse :

L'Ecosse et les Ecossais me déplurent ; je trouvai le pays humide et les habitants grossiers. Ils ont les belles qualités qui m'ennuient : l'économie, le goût du travail, la piété qui porte le diable en terre. Les jeunes femmes sont de grandes créatures comme il faut, pleines de tempérament, qui font certainement merveille au lit si vos goùuts vous portent de ce côté-là - l'une de mes connaissances qui avait séduit la fille d'un pasteur écossais, avait cru se colleter avec un sergent-chef des dragons. Quand aux hommes, que je trouvai compassés, hostiles et avares, ils me jugèrent insolent, arrogant et fier.

 

kiltissime ewan

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 21:54

whisky-a-gogo.gifAujourd'hui je vais vous parler de Whisky à gogo de Sir Compton Mackenzie.

 

Nous sommes en 1943 et le sergent Odd revient à la Petite Todday dans l'espoir de pouvoir enfin épouser sa promise. Mais à son arrivée, il s'aperçoit que la gaieté ne règne plus dans les deux Todday, car le whisky manque et sans lui, le défaitisme règne, les vieux ne veulent plus vivre, les hommes n'ont plus de courage et les projets de mariage du sergent semble une fois de plus compromis, car comment tirer du père de la marié un accord sur la date, quand celui-ci ne pense plus qu'à la pénurie de whisky ?

 

C'est un livre sympathique qui célèbre les bienfaits du whisky et nous fait découvrir les conséquences de l'effort de guerre dans deux îles fictives des Hébrides, car le whisky n'est pas la seule chose qui manque, c'est juste la goutte d'eau qui fait débordé le vase.

 

Durant toute la première moitié du livre, on suit les plaintes des habitants qui ne peuvent se mettre qu'un malheur demi-verre de whisky sous la dent et les conséquences que cela a pour les deux couples de l'histoire, avec d'un côté, le sergent Odd qui aimerait réussir à obtenir une réponse définitive de son futur beau-père qui est un véritable as quand il s'agit de ne pas s'engager, et de l'autre George Campbell, dont la mère est un véritable dragon, bien déterminée à régenter chaque aspect de la vie de son fils. Le plus drôle est le capitaine Waggett, le notable du coin, qui méprise les autochtones et qui voudrait appliquer à la lettre les directives officielles.

 

Dans la seconde, le whisky coule à flot et on découvre toutes les transformations que cela implique. J'ai beaucoup aimé cette partie, où la gaieté règne et où suit les efforts des habitants pour tirer parti de ce revirement providentiel(j'ai adoré en particulier le fait que le major Quiblick se rend en inspection à la Petite Todday, simplement pour pouvoir récupérer des caisses de Minnie).

 

C'est un livre agréable, avec des remarques plutôt comiques et qui bénéficie d'une bonne traduction française, dans la mesure où le traducteur est parvenu à trouver un moyen de rendre en français l'accent écossais, ce qui permet de repérer les personnages qui ont une manière de parler particulière.

 

Pour un autre avis, je vous invite à aller lire le billet de Yueyin.

 

kiltissime ewan

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 16:47

imogène impossibleAujourd'hui, dans le cadre du mois Kiltissime, je vais vous parler d'Imogène, vous êtes impossible de Charles Exbrayat, quatrième livre de la série des Imogène.

 

Imogène surprend une conversation nocturne entre Brian Ardley et Alison Inchbare et aussitôt persuadée qu'un crime se prépare. Et ça n'y coupe pas, le lendemain même, Mona Ardley, l'épouse infirme de Brian, est retrouvée morte. Imogène, certaine de connaître l'identité de la coupable, a une fois plus décidé de mettre son grain de sel dans l'enquête, au grand malheur d'Archibald McClostaugh, qui va encore en voir des vertes et des pas mûres dans ce tome, d'autant plus qu'Imogène a répandu la rumeur selon laquelle celui-ci lui avait demandé sa main.

 

N'ayant pu trouver le tome 3, encore vous, Imogène, je suis passée directement au 4ème, où finalement, les choses n'ont pas beaucoup changé, si ce n'est que l'hostilité entre les deux factions du village a énormément augmenté et que l'état de McClostaugh empire considérablement.

 

Le comique de ce livre repose sur les aventures de l'Ecossaise, qui sème la pagaille dans Callender et est capable de créer des disputes par sa seule présence. C'est sympathique mais ça m'a un peu lassée aussi, car, dans ce domaine, je la trouve trop victorieuse à mon goût. Je me lasse du fait qu'elle arrive à pourrir la vie de McClostaugh sans que cela ne lui retombe jamais dessus. C'est un comique de répétition, un peu comme dans les cartoons, où on sait que quoi qu'il arrive c'est toujours le pauvre Coyotte ou le pauvre Grosminet qui va prendre, du coup, mon intérêt a un peu diminué face à l'enième échange d'insultes entre Imogène et McClostaugh.

 

Je pense que c'est plutôt le genre de lecture qu'il vaut mieux espacer, car c'est tout de même très répétitif, même si les péripéties varient.

 

kiltissime ewan

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 21:22

castle-de-ath.jpgAujourd'hui, dans le cadre du mois kiltissime, je vais vous parler d'un épisode de la saison 4 de Chapeau Melon et Bottes de cuir(première saison avec Emma Peel) : Le Fantôme du château De'ath, qui se déroule en Ecosse et nous donne l'occasion de voir Steed en kilt.

 

La disparition des poissons dans les environs et la mort d'un plongeur amènent Steed et Emma Peel à enquêter dans le château de la famille De'ath. Steed se fait passer pour un historien décidé à écrire la biographie de Black Jamie, le traître de la famille, tandis que Mrs Peel fait croire qu'elle appartient à un bureau qui s'occupe de la valorisation des châteaux dans le but d'en faire des attractions touristiques.

 

C'est un épisode qui baigne complètement dans l'ambiance écossaise avec ses vieux châteaux hantés et son histoire pleine de batailles. Le début de l'épisode s'ouvre sur une vue d'un loch, puis on passe à une salle de torture médiévale où un homme est en train d'agoniser, avec un air de cornemuse en fond sonore. Ensuite, on voit Emma Peel débarquer dans un vieux château, au mobilier ancien, avec tentures et épées fixées aux murs, des armures et des écus dans les coin. Elle fait connaissance avec le maître des lieux et les autres occupants, c'est au cours de ces présentations que l'on découvre que Steed s'est déjà infiltré dans la place sous l'identité de Jock McSteed,un historien possédant de lointaines origines écossaises, ce qui explique qu'il n'en a pas l'accent(mais il est à noter que Patrick Macnee fait des efforts pour modifier l'élégant accent anglais qui caractérise d'habitude Steed).

 

de-ath.jpg


Mais ce n'est pas tout, dans cet épisode, tous les personnages masculins, à l'exception des sbires de base, portent kilts et sporrans, et pour ce qui est de Steed, on aura même l'occasion de le voir en tenue de soirée écossaise(je suis une grande fan du cocktail chemise à jabot + kilt), puisque l'on a beau être au fin fond de l'Ecosse, il est de rigueur de dîner dans la tenue appropriée. Le kilt rend très bien, y compris dans les scènes de combat(où l'on découvrira qu'il n'y a rien d'extraordinaire sous ces kilts), la scène d'ailleurs à ne pas manquer est le combat final où Steed affronte son adversaire à l'épée !

 

de-ath_kilt.jpg

 

Cet épisode est très sympathique avec une magnifique salle de torture pourvue d'une vierge de fer, le fantôme de Black Jamie sensé jouer de la cornemuse, des chambres piégées, Emma Peel se promenant dans le château dans sa magnifique chemise de nuit et une vue de Steed torse nu. En prime, Steed se lance dans une démonstration de ce qui semble être la danse l'épée, tandis qu'Emma Peel l'accompagne sur une mini cornemuse. C'est une scène assez décalée mais dans l'esprit de la série, c'est simplement dommage que cette scène ne dure pas plus longtemps.


de-ath-rigg.jpg


C'est un épisode assez léger, qui possède une bonne touche d'humour et à voir en vo, puisque les acteurs qui jouent les membres de la famille De'ath sont écossais et ont l'accent(même s'il ne m'a pas semblé si prononcé que ça... en même temps, je n'ai pas l'oreille pour les accents).

 

kiltissime ewan

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 22:14

katie macalister men in kilts.gifAprès San-Antonio, Isabel Dalhousie et Imogène, place au glamour avec Men in Kilts de Katie MacAlister.

 

Katie Williams est un auteur de roman policier américain, qui débarque en Angleterre, à l'occasion d'un séminaire. Le premier soir, elle fait la rencontre de Iain MacLaren et tombe aussitôt sous son charme, car elle ne peut résister à un écossais. A la fin du week-end, Katie décide l'accompagner chez lui, dans la ferme des Highlands où il élève des moutons.

Mais les choses ne sont pas toujours simple, car il est difficile d'être sûre de soi, quand on a soi-même l'impression que les choses se sont déroulées de façon trop précipitée, sans compter que le bel écossais est plutôt du genre laconique, a une ex pot de colle et langue de vipère et un fils tout à fait odieux.

 

Au début j'ai eu pas mal de réserves quant à ce livre, car leur première nuit est chaud bouillante et certaines répliques sont particulièrement savoureuses, en particulier parce qu'on ne s'attend pas à trouver des remarques aussi graveleuses dans un tel livre, mais à ce moment-là, on est page 24 et le livre fait 349 pages, ce qui laisse craindre pas mal de chose car on est dans ce qui semble être du pur harlequin, que ce soit par la maladresse comique de l'héroïne ou par le coup de fondre qui a lieu. Les premières impressions sont assez vite confirmées, car on a vite droit au fils qui déteste l'héroïne et au gentil fils qui l'accueille, et à l'ex qui est une peste et qui se trouve être la partenaire en affaire du héros. En prime, l'héroïne sait presque tout de suite qu'il s'agit de l'homme avec lequel elle veut passer sa vie, ce qui fait que le suspens est assez nul et qu'on se désespère en voyant qu'il reste plus de deux cent pages à lire. Mais au fil des pages, il s'avère que la situation est moins cliché qu'il n'y paraît et l'on suit les efforts de l'héroïne pour se faire épouser et pour s'habituer à une nouvelle vie, surtout qu'une ferme dans les Highlands c'est un changement assez radical, d'autant plus quand on ne veut pas croire qu'un mouton n'est pas un animal de compagnie.

 

sheep.jpgAu niveau de l'Ecosse, notre héroïne découvre certaines réalités concernant les moutons :

 

"As I looked around me at the sheep grazing nearby, I came to the conclusion that up close, sheep lost a lot of their attraction.

For one thing, there's something that people who haven't been around sheep don't know. They look scenic and pretty on the hills, yes. They can be charming and cute as a bug frolicking around at a fair where they have been bathed and coiffed. Some people like them in stew. But when they are in their natural state, in the rain and mud, they smell.

A lot.

We are not talking spring flowers and roses here, either. We're talking wet, dirty wool with an animal attached."

 

Sa naïveté de citadine est parfois comique, mais par moment, on éprouve un peu de lassitude face à cette femme qui ne comprend rien à la ferme, qui veut désespéremment entendre l'homme avec qui elle vit lui dire je t'aime.

 

Par contre, on n'est pas chez Kerrelyn Sparks, donc il ne faut pas espérer rencontrer des hommes en kilt à toutes les pages ou vouloir être instruite sur les possibilités de cette tenue, car on n'en voit qu'à un seul moment, contrairement à ce qu'on pourrait croire vu le titre. Par contre, on a le droit à plein de mots en Ecossais avec un petit lexique à la fin où l'héroïne essaie d'expliquer certains mots, on a aussi quelques remarques sur la différence de vocabulaire entre l'anglais et l'américain, ça ne m'a vraiment amusée mais c'est parce que je ne me soucie pas de savoir si un mot est anglais ou américain, donc je ne comprenais pas ce qu'il y avait d'extraordinaire dans ces nouveaux usages.

 

C'est un livre reposant, avec de l'humour mais qui reste dans le domaine de la grosse romance, bien qu'on ait moins de clichés que dans un harlequin.

 

kiltissime ewan

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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 18:55

the-philosophy-club.jpgAujourd'hui je vais vous parler du premier tome des enquêtes d'Isabel Dalhousie, The Sunday Philosophy Club d'Alexander McCall Smith.

 

Isabel Dalhousie est éditrice de la très sérieuse revue d'Ethique appliquée. Un soir, alors qu'elle assistait à un concert, sous ses yeux, un homme tombe d'un des balcons. Isabel considère aussitôt qu'elle a l'obligation morale envers ce mort de faire la lumière sur ce qui s'est passé.

 

C'est une série qui au départ, m'avait été conseillée par Cachou, car l'héroïne est une philosophe, qui face aux situations quotidiennes, ne cesse de se poser des questions éthiques et qui s'interroge sur l'amour, par le biais des déboires amoureux de sa nièce Cat, qui enchaîne les petits amis désastreux et qu'Isabel voudrait bien voir retourner avec son ex, le gentil Jamie.

 

Je n'ai pas accroché tout de suite à ce livre, car le début était un peu lent et qu'un type poussé d'un balcon n'est pas ce qu'il y a de plus palpitant, quand les seuls éléments que l'on a en main, sont que l'héroïne l'a vu tomber. Mais à mesure que l'histoire avance, je me suis prise d'intérêt pour cette écossaise qui se mêle de ce qui ne la regarde pas et surtout essaie désespérement de faire que sa nièce se remette avec le beau et gentil Jamie.

 

L'enquête nous entraîne dans l'univers plutôt conservateur d'Edimbourg et tout le long de l'histoire nous profitons des réflexions de l'héroïne. L'histoire ne part cepdendant pas dans des grandes digressions philosophiques, mais c'est parfois mieux d'avoir quelques connaissances dans le domaine afin de comprendre les remarques faites sur Kant ou Wittgenstein. L'héroïne ne fait jamais un cours, elle se contente d'émettre des avis fondés sur sa culture et ses opinions philosophiques.

 

Le point qui m'a laissé perplexe et qui m'a un peu déçue est le fait que l'on ne voit jamais The Sunday Philoophy Club(que je suspecte d'être un équivalent de la femme de Columbo), car en voyant ce titre, j'avais espéré rencontrer un groupe de personnages excentriques, et à la place, il y a seulement, Grace, la gouvernante aux idées très arrêtées sur le monde.

 

Comme j'ai déjà beaucoup de série en cours, je doute de poursuivre celle-ci, d'autant plus que mon principal intérêt réside dans le fait de savoir si Jamie était vraiment amoureux de Cat ou si en fait, son affection s'est transférée à Isabel, car un type qui ne cesse de fréquenter la tante de son ex et débarque au moindre appel, c'est louche.

 

kiltissime ewan

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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 18:00

harpers-quine-mcintosh-pat-paperback-cover-art.jpgMaintenant, dans le cadre du mois kiltissime, car il n'y a pas que la quinzaine nippone en ce moment, je vais vous parler de The Harper's Quine, premier tome des Gil Cunningham Murder Mystery de Pat McIntosh.

 

Gil Cunningham a fait des études de droit à Paris, mais a été obligé de regagner l'Ecosse, après que sa famille ait subi un important revers de fortune. Il se destine désormais à rentrer dans les ordres, car un bénéfice ecclésiastique semble le seul moyen pour lui de gagner sa vie, mais ce n'est pas une voie qui l'enchante énormément.

Alors qu'il devait rencontrer le maçon qui s'occupe de la construction de la nouvelle de l'aile de l'Eglise, il découvre le cadavre de la compagne du barde local et se retrouve charger de trouver son assassin, ce qui est une tâche plus passionnante que de consulter des livres de lois.

 

J'ai bien aimé ce livre, même si j'ai eu un peu de mal à me mettre dedans au départ car je mélangeais un peu les personnages et des termes. L'enquête nous entraîne dans l'Ecosse de la fin du 15ème siècle et plus précisément dans la ville de Glasgow. Il s'agit d'une histoire de femme adultère qui a quitté son mari sadique pour partir avec un barde et que l'on retrouve assassinée, le mari et son entourage sont aussitôt suspect et l'on suit les efforts de Gil Cunningham pour reconstituer les événements de la nuit du meurtre.

 

J'ai trouvé le héros intéressant à cause des doutes qui l'assaillent, car il doit rentrer dans les ordres, puisqu'il n'a pas les moyens de se marier, mais l'idée de mener une vie de célibat ne le réjouit pas. Par contre, en ce qui le concerne le dénouement n'est pas très surprenant.

 

Le seul point à signaler est qu'il faut avoir un très bon niveau d'anglais pour lire ce livre, car c'est un roman écrit par un auteur écossais, se déroulant dans l'Ecosse médiévale, ce qui veut dire qu'il y a pas mal de mots qui ne sont pas dans le dictionnaire(je n'ai d'ailleurs toujours pas trouvé quelle était la traduction de Quine, bien que j'ai une idée du sens mais je suis incapable de dire dans quel niveau de langue il s'inscrit...), du coup il faut deviner, ce qui n'est faisable que si on connaît déjà les mots anglais : il m'a fallu quelques pages pour comprendre que kirkyard était en fait churchyard.

 

C'est un bon policier historique, l'histoire avance bien sans se perdre dans d'interminables descriptions. Je ne pense pas que je lirai la suite dans l'immédiat car j'ai déjà quelques séries en cours.

 

kiltissime ewan

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 22:02

doomsdayAujourd'hui dans le cadre du mois kiltissime, je vais vous parler de Doomsday, que j'ai vu en version longue non censurée.

 

En 2008, un virus s'abat sur l'Ecosse. Pour endiguer le virus, le gouvernement britannique décide de reconstuire le mur d'Hadrien et d'empêcher toute entrée ou sortie de la zone contaminée. Devant un tel comportement, le monde tourne le dos à l'Angleterre et celle-ci se retrouve complètement isolée, la pauvreté se développe et des ghettos apparaissent.

Trente ans plus tard, le virus du Faucheur frappe dans un ghetto de Londres. Le seul espoir se trouve en Ecosse où des survivants ont fait leur apparition trois ans plus tôt. Le premier ministre décide d'envoyer un commando là-bas pour récupérer l'antidote qu'ils ont dû réussir à créer, mais l'Ecosse est désormais une terre dangereuse, peuplée de punks cannibales.

 

Quand j'ai acheté ce film, je pensais qu'il s'agissait d'un film d'horreur. Le scénario n'est pas aussi cliché qu'on pourrait le croire en voyant le début du film, mais il n'est pas non plus aussi approfondi qu'on pourrait le souhaiter, car il ne faut pas s'attendre à de grandes révélations mais j'ai bien aimé le cynisme de Cannaris : laissons le virus nous débarasser de nos pauvres.

 

Doomsday-poster_2.jpgNiveau paysage, l'Ecosse fait très bien la terre abandonnée où la nature a repris ses droits. Par contre, j'ai été un brin sceptique quant à l'évolution vestimentaire des survivants(et le fait qu'au bout de trente ans, ils ont encore de quoi ravitaller leurs voitures en essence), car d'un côté, nous avons la tribu des punks, avec leur look façon mad-max, et de l'autre, le roi arthur et sa cour, car oui, on se retrouve avec un groupe de survivants en costumes médiévaux, se déplaçant à cheval et vivant dans une forterre en pierre. Niveau vraisemblance, la tribu des punks était déjà limite, mais le retour au moyen-âge de l'autre groupe en l'espace de trente ans est complètement invraisemblable, car comment ont-ils fait pour se procurer ces vêtements et les chevaux ? C'est sûr que ça peut se justifier par le fait que ce serait un retour à la pureté par le refus des marques de la civilisation... au final, ça a surtout de la gueule, c'est comme les punks et la Bentley, c'est mieux que le vraisemblable, car ça donne un bel effet visuel et sans cela le film aurait été sans le moindre intérêt. Mais, pourquoi le look moyen-âgeux plutôt que des kilts ? car les kilts devaient être plus faciles à fabriquer, or on en voit qu'à un seul moment et c'est chez les punks.

 

Sinon, c'est un film qui contient quelques petits passages un peu gore, mais on a surtout de beaux effets visuels, avec une super course-poursuie entre la bentley et les voitures customisées des punks(j'aime les petits crânes et le masochiste de décoration dans sa combinaison de latex), des armes intéressantes(mais on se demande comment ils ont fait pour trouver un forgeron...)et des tenues exotiques.

 

C'est un film d'action, intéressant par ses costumes mais qui n'est pas d'une grande originalité sans cela.

 

kiltissime ewan

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 09:48

affiche-the-ghost-writerAujourd'hui, dans le cadre du mois Kiltissime, je vais vous parler du film the Ghost Writer, dans lequel joue l'acteur écossais Ewan McGregor.

 

Un nègre, sans aucune expérience politique, se retrouve embauché pour finir d'écrire les mémoires de l'ancien premier ministre Britannique, Adam Lang. Alors que celui-ci se retrouve en plein scandale suite à une accusation pour crimes de guerre, le nègre a l'impression de s'être retrouver embarqué dans une affaire pas très nette, d'autant plus que son prédécesseur a trouvé la mort dans des circonstances assez troubles. Dans un effort, pour essayer de cerner Lang, il va se retrouver à creuser de plus en plus profond et à mettre son nez là où il n'aurait pas dû.

 

C'est un bon thriller, dont la fin vaut le détour. Le paysage et l'éclairage aurait pu aussi donner lieu à untrès bon film d'horreur, car l'ambiance est tellement lourde, que l'on pourrait voir sans étonnement un serial killer s'abattre sur la maison.

 

Au niveau du casting, j'ai trouvé le jeu de Pierce Brosnan excellent, rendant à merveille la complexité et le mystère de son personnage. Ewan McGregor était aussi pas mal dans le rôle du nègre qui n'a pas envie de jouer les héros mais qui ne peut s'empêcher de se poser des questions. J'ai aussi été contente de retrouver Kim Cattrall, qui m'avait marquée non par son rôle dans Sex and the City mais par celui qu'elle interprétait dans Star Trek VI(parce que c'est sûr que la découvrir avec des oreilles de Vulcain après l'avoir vu dans Sex and the city, ça marque...).

 

Certaines répliques sont aussi particulièrement savoureuses, comme la manière du nègre de se présenter "I'm your ghost" (je suis votre fantôme/je suis votre nègre) ou encore ma préférée : "He can't drown two ghost writers, for god sake. You're not kittens!". 

 

Ce film nous entraîne dans un intéressant jeu de piste, où il faut se méfier des apparences.

 

kiltissime ewan

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 22:08

san-antonio 5Comme promis, aujourd'hui, dans le cadre du mois kiltissime, je vais vous parler de San-Antonio chez les Mac.

 

Alors que San-Antonio espérait montrer ses spécialités à une jeune femme rencontrée dans le train, le voilà envoyé au milieu de la nuit dans la résidence de M.Petit-Littré dont l'essentiel des convives a été victime d'un étrange empoisonnement. Il apparaît rapidement que celui-ci vienne d'une caisse de whisky Mac Gregor qui contenait de l'héroïne en plus du merveilleux liquide ambré. Peu enclin à laisser les anglais résoudre l'affaire, San-Antonio s'embarque avec son fidèle Bérurier dans le premier avion en partance pour Glasgow.

Et c'est parti pour une enquête au pays des distilleries, des monstres marins et des fantômes.

 

Par moment, ce tome m'a fait penser à un épisode de Chapeau melon et bottes de cuir, avec Béru en plus(tout de suite la distinction en prend un coup), car on a un château qui cache un secret et que le héros doit infiltré, des activités secrètes, un monstre marin(qui apparaît peu mais ça rappelle encore plus le château de De'Ath), et donc pour une fois, un San-Antonio obligé de faire preuve de diplomatie et de jouer la comédie, ce qui ne l'empêche pas de jouer aussi de ses poings.

 

Cependant ce qui m'a le plus frappé c'est sa sobriété, car je m'attendais à une accumulation de traits ridicules écossais et finalement, il n'y en avait pas beaucoup, ne serait-ce que le kilt, qui n'apparaît qu'à une reprise sur Bérurier(pas de panique, il porte bien un caleçon en dessous). Cela m'a assez étonné, car dans Sérénade pour une souris défunte, qui se passe en Angleterre, San-Antonio ne cesse de critiquer les moeurs anglaises et ne parle pas anglais. Il a dû se passer pas mal de choses dans les trente-sept romans qui séparent ces deux livres, mais j'ai trouvé ça un peu dommage, car j'espérais que l'écosse aurait droit au même traitement.

 

Ce livre date de 1960, ce qui fait un écart de 10 ans avec Laissez tomber la fille dont je vous ai parlé le week-end dernier, on remarque du coup des évolutions au niveau du style, qui est donc plus sobre, car on a moins de foisonnement au niveau des images et des néologismes, par contre, il y a un travail sur l'onomastique, qui n'était pas présent dans les premiers et qui fait que l'on s'amuse beaucoup à essayer de trouver les jeux de mot  cachés dans les noms écossais, comme pour Mybackside-Ischicken ou le sheriff Mac Heusdress.

 

J'avais eu quelques réserves quant à la présence de Bérurier(dont je ne suis pas fan) et finalement le personnage ne m'a pas dérangée dans ce tome, car ses exploits dans ce tome n'étaient pas trop vulgaires.

 

C'est donc un San-Antonio qui se lit bien mais qu'il ne faut pas lire en espérant tomber sur une vision de l'Ecosse aussi clichée que dans un Imogène ou sur une série de gag sur l'Ecosse. Prochain San-Antonio dans une semaine où nous verrons si le traitement du Japon est aussi décevant que celui de l'Ecosse.


kiltissime ewan


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Citations : Terry Pratchett

Interesting time, p.43
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Interesting Time p.19
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Le Huitième Sortilège p.87
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La huitième Couleur p.91
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Apes had it worked out. No ape would philosophize, "The mountains is, and is not." They would think, 'The banana is. I will eat the banana. There is no banana. I want another banana."
Unseen Academicals p.76
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'I would like permission to fetch a note from my mother, sir.'
Ridcully sighed. 'Rincewind, you once informed me, to my everlasting puzzlement, that you never knew your mother because she ran away before you were born. Distincly remember writing it down in my diary. Would you like another try ?'
'Permission to go and find my mother ?'
Unseen Academicals,  p.187
*****
'The knees should be covered. It is a well-known fact that a glimpse of the male knee can drive women into a frenzy of libidinousness.'
Unseen Academiacls, p.130
*****
"Lord Vetinari's rules : if it takes an Igor to bring you back, you were dead. Briefly dead, it's true, which is why the murderer will be briefly hanged. A quarter of a second usually does it."
Unseen Academicals, p. 98
*****
"I'm a wizard ! We can see things that are really there, you know,"said Ridcully. " And in the case of the Bursar, things that aren't there too."
Hogfather, p 98

Perdu Dans La Vallée ?

Malakos is here too !!!

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Le mot de l'auteur

 

Bienvenue au sein de la vallée des grenouilles séchées,  blog d'une prof de lettres classiques fan de Star Trek et de Terry Pratchett.
Vous trouverez ici mes impressions sur des ouvrages que j'ai lu, des films qui ont retenu mon attention et parfois des séries.
 
Sur ce, je vous souhaite une bonne navigation mais méfiez-vous d'une chose, j'ai une tendance à m'adresser plus à ceux qui ont lu ou vu ce dont je parle, donc quand ce n'est pas votre cas, évitez de continuer votre lecture quand vous atteignez le paragraphe commençant par "dans le détail" ou voici la partie spoiler mais dans la plupart des cas, les spoilers sont en surlignés.

The Bursar

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De mon côté, je vais faire le challenge Valar !

 

Jusqu'ici j'ai peu avancé.

J'ai lu :

The Hobbit

Le Silmarillion

The Fellowship of the Ring

The Two Towers

 

L'adieu au Roi, chansons pour J.R.R. Tolkien

Beowulf

 

 

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