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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 22:52

negi-ma-1.jpgAujourd'hui, dans le cadre du challenge sur les pages du Japon, je vais vous parler des deux premiers tomes du manga le Maître Magicien Negi Ma !

 

Negi Springfield est un petit génie de 10ans qui vient de recevoir son diplôme de l'école de magie, mais pour devenir un grand maître de magie, il lui faut d'abord réussir son stage... et Negi a été nommé prof d'anglais dans un collège japonais !

Negi se retrouve donc prof principal de la 4èmeA qui est composée de 31 filles. Réussira-t-il à accomplir son stage et à se faire accepter de ses élèves malgré son jeune âge ?

 

Malgré la couverture, il faut savoir que c'est bien un shônen(et il suffit de tourner quelques pages pour en avoir la confirmation car le nombre de plans impliquant des petites culottes, des jeunes filles dévêtues ou en train de se baigner est très important). Le concept de départ est assez invraisemblable, puisqu'il s'agit d'un gosse de 10ans qui arrive à faire cours à des collégiennes. Mais si on fait abstraction de ce point, c'est un manga agréable. Il n'a rien de transcendant, on sent bien que beaucoup d'actions sont motivées par le simple fait de permettre aux adolescents de se rincer l'oeil, en particulier par les éternuements de Negi qui ont la capacité d'arracher les vêtements de quiconque se trouve à proximité, mais cependant c'est assez drôle et en particulier par le côté excessif des situations.

 

NegimaLeMaitreMagicien2.jpgLe tome 1 ne m'avait pas entièrement convaincu, mais c'était le temps de poser les personnages et surtout d'installer la relation entre Negi et Asuna(que je m'obstine à appeler Asuka car il y a beaucoup de ressemblances entre ces deux personnages). Le second m'a plus intéressée parce qu'on y trouve cette histoire : les Baka Rangers et le secret de l'île-bibliothèque, le défi de l'examen trimestriel. Il s'agit de cinq chapitres se déroulant dans une ambiance de jeux de vidéos et dans des décors improbables mais intéressants. L'autre intérêt est qu'avec le second tome, on commence mieux à cerner l'orientation que va prendre le manga, c'est-à-dire que l'on va découvrir petit à petit les différentes élèves de la classe, et d'un autre côté on va suivre les efforts de negi pour devenir un magister. Je pense que l'intrigue concernant le minister ne va pas réserver beaucoup de surprises, car j'ai une assez bonne idée de qui cela va être.

 

Les décors de ce manga sont assez soignés, la ville où se trouve l'école ressemble étrangement à Florence, et l'on découvre d'autres lieux comme la fameuse île-bibliothèque. Les gags sont faciles mais agréables. Negi fait beaucoup de gaffes et surtout il n'est pas pris au sérieux, ses élèves lui obéissent simplement parce qu'il est chou, c'est le mini-prof. Du coup, il est l'objet de toutes sortes de plaisanteries, sans compter que certaines sont prêtes à lui faire des avances, malgré son jeune âge.

 

C'est un manga divertissant, si l'on cherche une intrigue simple, des situations légères et improbables. C'est plaisant à lire, mais est-ce que ça l'est encore au bout du dix ou du trentième tome ? c'est à voir.

 

Banniere-Juillet

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 13:48

bouvier-chronique-japonaise.jpgAujourd'hui, dans le cadre du challenge sur les traces du Japon, je vais vous parler de Chronique japonaise de Nicolas Bouvier.

 

présentation de l'éditeur :  "Le voyageur, écrit Nicolas Bouvier (1929-1998), est une source continuelle de perplexités. Sa place est partout et nulle part. Il vit d'instants volés, de reflets, de menus présents, d'aubaines et de miettes. Voici ces miettes..."

Voici donc ces textes sur le Japon : là où d'autres convoquent une bibliothèque entière pour se donner des airs de penseur zen, l'écrivain voyageur sait nous livrer en une ligne le pur diamant d'une sensation. Car, "avec Chronique japonaise, Nicolas Bouvier réussit ce que les anciens maîtres artisans appelaient un chef-d'oeuvre " (André Velter, «Le Monde»).

 

C'est un ouvrage intéressant. Dans un premier temps, l'auteur parle de différents épisodes de l'histoire du Japon ainsi que de ses rapports avec la Chine et le reste du monde. Dans un second temps, il parle de sa propre expérience du Japon. Il nous rapporte les impressions tirées de son premier voyage en 1956, puis celles issues des années 1964 et 65. La dernière partie du livre porte sur l'île d'Hokkaïdo, son histoire, ses habitants et ses lieux touristiques.

 

Ce qui m'a le plus intéressée dans ce livre, ce sont les différents passages racontant des souvenirs de l'auteur. Ses souvenirs sont organisés pour l'essentiel autour de lieux comme le quartier d'Araki-Cho où a logé l'auteur en 1956 ou le village de Tsukimura où il se rend pour assister à la fête des Fleurs. On découvre une autre image du Japon, en particulier dans les chapitres sur l'année 1956.

 

C'est un livre qui est entre le récit de voyage et l'essai, idéal pour se dépayser un peu.

 

Banniere-Juin.jpg

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 08:44

HJE_japon_BD_m.jpgAujourd'hui, dans le cadre du challenge sur les pages du Japon, je vais vous parler du recueil de nouvelles Histoires jamais entendues dans un sushi bar au Japon de Masayo Kokonoke.

 

présentation de l'éditeur : Aux yeux étrangers, le Japon cultive le mystère. De son écriture à son code de politesse, de sa cuisine à son rapport aux traditions, l'empire a de quoi dépayser. Faire fi des clichés et des lieux communs, se laisser porter vers le Japon et les Japonais, c'est accepter non pas de découvrir un secret, mais d'être découvert par lui.

 

Installez-vous confortablement, dégustez ces bribes de vie et, comme on dit là-bas, "Kampaï !"

 

Ce recueil contient 11 nouvelles :

- Les dernières lueurs

- Excès de vitesse

- La fleur qui faisait pleurer les arbres

- Objets trouvés

- Moonlight serenade

- Le ryokan bleu

- Les sept saumons

- Le samouraï à la cuillère de bois

- Blanche neige

- Le trésor de Bashô

 

Contrairement à ce à quoi on pourrait s'attendre, la plupart des nouvelles ne se déroulent pas dans un sushi bar. Ces récits sont assez divers, certains ont une touche de surnaturel, d'autres ont une certaine tristesse. Certains nous entraînent dans la sociabilité japonaise, d'autres illustrent certains traits particuliers de la société japonaise.

 

J'ai particulièrement aimé Les dernières lueurs qui raconte le dernier périple qu'un vieil homme décide d'entreprendre avec son fils. Le trésor de Bashô m'a un peu rappelé le portrait de Mr W.H. d'Oscar Wilde. La plupart des histoires sont émouvantes.

 

J'ai apprécié ce recueil dont les histoires sont belles, variées et dépaysantes.

 

Banniere-Mai.jpg

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 15:05

Install.jpgAujourd'hui je vais vous parler d'Install de Wataya Risa.

 

Elève sérieuse, Asako prépare ses examens d'entrée à l'université comme le reste de sa promotion, mais un de ses camarades la convainc de sécher les cours pour prendre du repos et c'est ainsi qu'elle se retrouve à déserter la guerre des examens. En effet, à partir de cet instant, elle cesse d'aller à ses cours et fait le grand ménage dans sa vie. Elle fait alors la connaissance de Kazuyoshi, un petit génie de l'informatique de dix ans, qui lui propose un job : l'aider à tenir la chat-room d'une "sexy lady" sur un site pornographique.

 

C'est un récit très court, vu qu'il fait 109 pages, et on pourrait déplorer justement ce point, car les deux personnages sont très intéressants, en particulier par les réflexions qu'ils font sur le monde des adultes, et du coup, on aurait envie de passer plus de temps en leur compagnie.

 

Ce livre nous offre une vision désabusée du monde des adultes. Les parents sont absents ou semblent ne pas prendre intérêt aux agissements de leurs enfants, s'assurant juste qu'ils restent dans le moule. Mais c'est surtout au niveau de la sexualité que les illusions tombent : la prof chargée de la classe ferme les yeux sur l'absence d'Asako parce qu'elle couche avec un des élèves, la sexy-lady est en fait une jeune mère de famille qui veut se consacrer à son enfant, tandis que l'héroïne découvre petit à petit le jargon des chat-room et le vide qui se trouve derrière l'acte sexuel.

 

J'ai vraiment apprécié ce livre, où l'on s'interroge sur la poursuite de la réussite et sur le sens à donner à sa vie, car c'est aussi cette crise-là que l'héroïne traverse, elle ne sait plus où est sa place dans la société.

 

Pour finir deux citations qui m'ont plu :


"Des oeillades et battements de cils prétendument timides, ça peut être mignon, c'est amusant. Mais la vraie timidité, ça n'a aucun charme, c'est juste triste comme la boue, ça donne aux autres l'envie de se braquer."

 

"C'est en se familiarisant avec les ténèbres que l'homme vainc sa peur et son incompréhension. Le monde en devient plus petit et plus mince. Pour éviter de se le prendre dans la gueule en devenant adulte, autant plonger de soi-même dans l'univers du sexe avant l'âge. Après, au moins, on n'aura plus peur."

 

challenge-sur-les-pages-du-japon

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 12:15

BambooBlade1_02082009_143618.jpgAujourd'hui je vais vous parler des trois premiers tomes de Bamboo Blade dans le cadre des 10 jours japonais.

 

Kojirô est un prof de kendo constamment fauché. Un jour, un de ses anciens camarades de classe lui propose un affrontement entre son équipe féminine de kendo et la sienne, avec à la clef un an de repas gratuit dans le restaurant de son père. Kojirô est prêt à tout pour remporter ce défi, sauf qu'il lui faut recruter trois nouveaux membres pour pouvoir monter son équipe... C'est ainsi que le club de kendo du lycée Muroé qui vivotait jusque-là va reprendre un nouveau souffle.

 

L'intrigue des trois premiers tomes est centré sur l'affrontement entre l'équipe de Kojirô et celle de Kenzaburô, avec ce problème de taille : comment recruter le nombre nécessaire de joueuses ? C'est ainsi que Kojirô va tomber sur la petite Tama, qui a un véritable talent pour le kendo car elle le pratique depuis toute petite, aidant son père dans son dojo, mais il va falloir la convaincre de rejoindre le club, car elle n'a aucune envie de faire aussi du kendo à l'école.

 

J'aime beaucoup Tama, c'est la touche kawaï du manga, car elle est toute petite, est très timide et est un peu décallée par rapport aux autres, car elle vit dans un monde d'adulte la plupart du temps et n'est du coup pas très doué en matière de socialisation, mais c'est un point sur lequel elle va évolué durant le manga.

 

Bamboo-Blade-tome-2.jpgLes autres personnages sont également attachants. On a Eiga, le garçon qui ressemble à un oeuf et sort avec la magnifique Miyako qui n'est pas aussi douce et innocente qu'on pourrait le croire ; Nakata qui a un niveau correct en kendo et se retrouve souvent complice des manoeuvres de Kojirô; Saya l'exaltée qui se lance à corps perdus dans toutes sortes de projet avant de se désespérer parce qu'elle n'atteint pas l'excellence qu'elle recherchait, et Kirino, l'enthousiaste capitaine de l'équipe, le vrai moteur du club. Kojirô est aussi un personnage intéressant car bien qu'il ne soit guidé que par son intérêt personnel, il lui arrive d'avoir des cas de conscience et de se rendre compte qu'il est un prof déplorable.

 

Au fil des tomes, l'intrigue s'enrichit peu à peu, les situations se diversifient. J'ai été juste un peu déçue que l'intrigue de départ se finisse si tôt, car j'avais espéré que la partie sur la préparation de l'affrontement serait plus développée.

 

C'est un manga agréable, je ne suis pas sûre que j'irai jusqu'au bout de la série, car il me passionne moins que Black Butler, la série dont j'attends actuellement chaque tome avec impatience.

 

10-jours-japonais

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 10:17

parade.jpgAujourd'hui, dans le cadre des 10 jours japonais, je vais vous parler de Parade de Yoshida Suichi.

 

Présentation de l'éditeur : Comme à la parade! Quatre jeunes gens, qui partagent un appartement dans Tôkyô, se racontent à tour de rôle: sa vie, son passé, ses amours, ses travers, ses folies, ses manies, ses secrets. Et lorsqu'un cinquième entre par hasard dans le jeu, son intrusion change la donne et révèle ce qui trame sous les règles tacites de la communication humaine.
La petite musique de Yoshida Shuichi excelle à décrire ce qui se joue dans le phénomène de la collocation, cette communauté de vies qui est le reflet de la société tout entière. Il s'entend à orchestrer lle drame silencieux sous la futilité apparente du monde et nous ramène constamment au mystère de l'autre: celui que nous côtoyons et croyons connaître, celui que nous jouons vis-à-vis d'autrui et de nous-même, entre norme et transgression, peurs et attentes, solidarité et violence.   

 

Ce livre se compose de cinq chapitres ainsi présentés :

- Sugimoto Ryôsuke, 21 ans, 3ème année d'économie, université H ; actuellement, employé à temps partiel dans un restaurant mexicain à Shimokitazawa.

- Okôchi Kotomi, 23 ans, sans profession ; actuellement, amante passionnée de Maruyama Tomohiko, jeune acteur en vogue

- Sôma Mirai, 24 ans, dessinatrice ainsi que chef d'un magasin de couleurs ; actuellement, observatrice de la vie et grande buveuse.

- Kokubo Satoru, 18ans, prétendument employé à un "travail de nuit" ; actuellement, vend une jeunesse futile par petits bouts.

- Ihara Naoki, 28ans, employé dans une société de distribution de films indépendants ; actuellement, fait des pronostics sur la Palme d'or du 54ème festival de Cannes.

 

Parade_lefilm_06012012.jpgAinsi chaque chapitre à un narrateur propre ce qui fait en partie l'intérêt du livre, car à mesure que l'on avance dans l'histoire on découvre chaque colocataire, car chacun va se mettre à raconter là où l'autre c'est arrêté. Il ne s'agit pas d'un roman où les différents narrateurs racontent le même événement, mais chacun nous amène un peu plus loin dans la découverte de cette cohabitation. Tout se centre sur l'appartement même s'il y a quelques intrigues extérieures comme le mystère des activités du voisin du 402 ou les mises en garde contre un homme qui agresse les femmes dans le quartier. Au gré de l'histoire, on découvre les blessures des personnages, leur ennui et surtout leur incapacité à communiquer entre eux, car même si l'appartement est rarement vide, il n'y a jamais de véritable communication, chacun garde ses distances et maintient la façade nécessaire à la cohabitation au sein du groupe. 

 

C'est un roman qui nous entraîne au sein de la solitude dans nos sociétés où en apparence les liens sociaux sont plus importants mais en vérité n'ont aucune profondeur. Sur le net, que ce soit par facebook, les forums ou les autres plateformes de communication, nous sommes dans une forme d'anonymat ou plus exactement dans une communication superficielle car nous contrôlons l'image que nous donnons, nous façonnons nos idées de sorte qu'elles rentrent dans le moule imposé par le cadre où nous nous trouvons, nous nous adaptons aux règles destinées à permettre d'établir des conversations qui ne blessent personne(je pense en particulier aux règles de conduite qui régissent les forums), sur le net, nous avons la possibilité d'être autre mais nous devons faire avec les restrictions qui nous maintiennent dans le personnage que nous avons créer et qui sont destinées à nous protéger. Dans Parade, l'auteur transpose les particularités de cette communication virtuelle au sein d'un appartment et en particulier de son living-room, car, par le rôle que chaque colocataire joue, on est dans un échange où il n'y a pas d'implications personnelles mais où aussi on est renvoyé à sa propre solitude car certaines personnages se rendent compte des limitations de cette communication et ne peuvent y trouver le soulagement dont ils ont besoin, parce que certains sujets ne peuvent être abordés.

C'est d'ailleurs ce qui explique la position centrale de Mirai dans la narration, car c'est elle qui va réellement réfléchir sur ces interactions et dénoncer leur caractère factice. De fait, j'ai particulièrement aimé cette réflexion :


"Le moi qui vit ici est sans doute aucun le "moi fait pour cet appartement" que je me suis créé(ce "moi fait pour cet appartement" n'accepte pas les choses sérieuses). Donc, mon moi réel n'existe pas dans cet appartement. Le moi qui s'entend bien avec les autres colocataires (Ryôsuke, Koto, Naoki, Satoru), c'est le "moi fait pour cet appartement", à mon sens.


La question qui va du coup se poser est de savoir si ce fonctionnement des rapports humains est le bon.

 

C'est un livre qui suscite des réflexions intéressantes et réserve aussi quelques surprises. Ce fut une bonne lecture et le livre contient aussi une postface sur : L'auberge espagnole made in Japon, collocation et communication dans le Japon contemporain.

 

10-jours-japonais

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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 00:55

happy-marriage-1.jpgEn cette fin d'année, je vais finir sur une touche positive avec le premier tome d'Happy Marriage ?!

 

Chiwa Takanashi a 22ans et est connue à son bureau comme celle qui n'a et n'aura jamais de mec. Mais son quotidien bascule lorsque le président de la société lui propose de rembourser les dettes de son père, si elle épouse son petit-fils, qui occupe le poste de directeur. Pour sauver la maison qui était chère à sa grand-mère, elle accepte ce mariage fondé sur l'intérêt, mais va vite  découvrir que ce mariage ne se limite pas à apposer un nom sur un bout de papier...

 

Je voulais lire ce manga depuis quelques temps et ayant trouvé le tome 1 à gibert, hier, lors de ma sortie à Paris en compagnie de petite étoile sadique, j'ai enfin pu découvrir cette série. Je n'ai qu'un seul regret : ne pas avoir acheté les tomes suivants en même temps.

 

En effet, j'ai beaucoup ri durant la lecture de ce tome, car les situations sont souvent cocaces, en particulier par l'ignorance de l'héroïne en certains domaines, ce qui amène parfois à avoir pitié du pauvre Hokuto qui ne parvient pas forcément à se faire comprendre. Ce côté un peu coincé de l'héroïne m'a bien séduite, car il n'est pas utilisé à l'excès(elle n'y connaît rien mais ce n'est pas pour autant une cruche) et la rend attachante, car elle est maladroite et cela ne l'aide pas à avoir confiance en elle, puisque c'est une vierge dans une société où ia normalité est d'avoir eu des relations sexuelles pendant les années lycées ou celles de fac.

 

C'est un shojo agréable, où les deux personnages se découvrent peu à peu et ont des difficultés à communiquer, parce que rien au départ ne les reliait et que rien n'oblige à ce que ce mariage soit autre chose qu'un simple partenariat. J'aime la manière dont l'intrigue évolue, j'espère juste ne pas découvrir dans les prochains tomes une révélation du genre "En fait, si je t'ai épousé, c'est parce que je t'aimais depuis longtemps en cachette et n'avais pas trouvé d'autres moyens de t'aborder", parce qu'une telle révélation serait vraiment du pur cliché et enleverait tout le côté intéressant que l'on a ici et qui est la découverte de l'autre. J'aime énormément le fait que l'amour n'est pas le point de départ de leur relation, parce que du coup, le happy end va être plus difficile à conquérir, ce qui promet d'intérssants obstacles à voir surmonter. 

 

C'est une découverte qui termine agréablement l'année.

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 14:17

vacances_de_jesus_et_bouddha_001.jpgAujourd'hui, je vais vous parler des deux premiers tomes des Vacances de Jésus & Bouddha d'Hikaru Nakamura.

 

Après avoir bien travaillé à l'occasion de la fin du deuxième millénaire, Jésus et Bouddha décident de prendre des vacances sur la terre pour se reposer. Ils partagent alors un petit appartement à Tokyo et découvre les merveilles de la vie d'une 21ème siècle, tout en essayant de respecter leur budget.

 

Il y a quelques mois, lors de la sortie du premier tome, après avoir lu des critiques élogieuses de ce manga, j'ai eu envie de le découvrir et je dois dire que je ne l'ai pas regretté, les deux héros sont attachants : Jésus qui est porté sur les achats compulsifs et a une fascination pour Johnny Deep parce qu'il lui ressemble et Bouddha qui reste zen quoi qu'il arrive mais qui émet de la lumière lorsqu'il est contrarié. 

 

C'est un manga léger, avec des histoires assez drôles, car les intrigues n'ont rien d'exagérées. On suit les efforts de Jésus et Bouddha tandis qu'ils essaient de se fondre dans la masse et de découvrir le quotidien des mortels, ce qui n'est pas toujours facile, car parfois leur sainteté leur joue des tours, comme lorsque Jésus transforme son t-shirt en nouveau voile de Véronique. 

 

Jesus-2.jpgLe tome 2 est aussi bon que le premier et en plus, on y retrouve à nouveau le yakuza qui prend Jésus pour le fils d'un parrain de la mafia, qui je l'espère, sera encore présent dans la suite de leurs aventures, car ses méprises sur Jésus sont très savoureuses. Je suis fan de l'incident dans la boutique de costume.

 

Ces histoires sont vraiment sympas et ne parlent pas de religion. Les deux personnages sont en vacances et ne cherchent pas à transmettre une doctrine, par contre, on a droit à des commentaires sur des épisodes importants de leur vie, mais de façon assez drôle, car leur manière de voir les choses n'est pas toujours la même que celle de leurs fidèles. Les problèmes de Bouddha avec ses représentations sont souvent assez drôles.

 

J'aime beaucoup le décalage entre les deux personnages, car Jésus est assez distrait et insouciant, très fan des nouvelles technologies et surtout des ordinateurs, alors que Bouddha est plus posé, toujours prêt à faire un acte d'ascèse et préfère les objets utiles.

 

C'est une bonne série dont j'attends la suite avec impatience.

 

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 18:20

yamada-taro-01.jpgAujourd'hui je vais vous parler du tome 1 de la série Le Fabuleux destin de Taro Yamada, d'Ai Morinaga.

 

Taro Yamada a tout pour lui, c'est un excellent élève, un sportif accompli, mais malheureusement, il est pauvre et doit trouver des moyens pour nourrir ses nombreux frères et soeurs, tandis que sa mère dilapide leur argent dans des achats d'oeuvres d'art. Un jour, une lycéenne lui offre un sac de farine et une enveloppe d'un million de yen...

 

C'est un manga qui m'a un peu fait penser à Switch Girl, en particulier avec l'histoire du chapitre 2, où la famille de Takako est un peu comme celle de la switch girl, mais cela m'a bien plus séduite, car le héros est moins dans l'excès et surtout est moins superficiel. En effet, il ne cherche pas à cacher sa pauvreté, c'est simplement les autres qui l'imaginent riche à cause de sa discrétion et de ses nombreuses qualités.

 

L'histoire est plutôt sympa, dans le premier chapitre on suit l'épisode du sac de farine et de l'enveloppe, qui nous permet de découvrir le talent très particulier de Taro, tandis que dans le chapitre, on suit Takako, une jeune fille qui voudrait faire un riche mariage afin de quitter son milieu et ne pas devenir aussi vulgaire que ses parents, et qui va jeter son dévolu sur Taro, le croyant riche. J'aime beaucoup cette deuxième histoire, parce que l'on voit l'héroïne se leurrer, car à ce point de l'histoire, le lecteur sait très bien pourquoi Taro apprécie autant les bentô qu'on lui offre.

 

Je me demande ce qui peut se passer dans la suite de ce manga, car le concept et les personnages sont sympas mais un tome est rarement suffisant pour juger d'une série, car il m'est déjà arrivée d'être déçue par la suite prise par une histoire.

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 19:05

sundome_1.gifAujourd'hui je vais vous parler des quatre premiers tomes de Sundome de Kazuto Okada.

 

Hideo Aiba est le looser-type, élève discret et méprisé par ses camarades. Une des raisons de ce mépris est qu'il fait parti du Roman Club, une sorte de club littéraire où l'on cherche des preuves de l'existence des fantômes ou des extra-terrestres, et qui regroupe certains des individus les plus bizarres du lycée : Katsu, un voyeur, Tatsuya un fétichiste des jambes qui parle à une poupée et l'ancien président qui a une fascination pour tout ce qui est anal. A côté d'eux, Hideo semble normal, mais une nouvelle élève arrive dans sa classe et aussitôt il tombe sous son charme : elle devient l'objet de tous ses fantasmes et une seule chose compte pour Hideo, pouvoir rester à ses côtés. 

 

D'habitude, je me limite au yaoi mais je suis tombée un jour sur les scans de ce manga érotique et cela m'a rapidement plu, ce qui fait que j'ai acheté les quatre premiers tomes et ne le regrette pas. J'ai été assez surprise par ce manga, car, comme c'est érotique, je m'attendais à une histoire avec du sexe à tous les chapitres et des filles à gros seins. Or, il n'y aura pas de sexe, car Kurumi, l'héroïne, le dit tout net à Hideo, même s'il était le dernier homme sur terre, elle ne coucherait pas avec lui et en plus, les membres du club doivent rester vierges. Par contre, il sera abondamment question d'érection et de masturbation, puisque Hideo va passer son temps à être excité par Kurumi et va noué une relation plutôt S/M avec elle, mais du genre maître et esclave, sans qu'aucun fouet ou combinaison de latex soit impliqué. On a bien-sûr le droit à la mini-jupe et à tout ce qu'elle implique, et à une fille au gros seins, mais dont c'est une caractéristique qui est bien employé.

 

sundome2.jpgDans les différents tomes, on suit l'étrange relation qui se noue entre Hideo et Kurumi. Dans le premier tome, j'ai suivi la situation avec une étrange fascination, car les débuts sont assez cruels, Kurumi testant jusqu'où Hideo est  près à aller, ce qui fait que j'ai lu ces chapitres avec une certaine anticipation, car on se demande quel nouveau défi cruel elle va réussir à trouver. Mais les choses évoluent rapidement et les défis complètement sadiques cessent, même si on a de temps à autres des demandes humiliantes. Cette évolution est liée à l'arrivée d'un nouveau personnage dans leclub : Kyouko, la fille canon aux gros seins sans cervelle qui est jalouse de la popularité de Kurumi et qui va se mettre à traîner avec nos  otakus du Roman club. A partir de son arrivée, les choses prennent un tour intéressant, car le club va se mettre à organiser des expéditions en quête de fantômes et d'extraterrestres, ce qui donne des situations assez drôles.

 

Les personnages sont en fait assez intéressants, car certains sont des clichés comme Tachan qui est le pervers furtif, ou Aideo qui est l'élève-fantôme, mais l'auteur ne se limite pas à ce cliché et arrive à développer ses personnages, j'aime beaucoup l'évolution de Katsun et de Kyouko, la situation devenant assez drôle dans le 4. Les personnages sont assez attachants, car ce sont des loosers mais ils ne sont pas déconnectés de la réalité.

 

Je compte acheter les tomes suivants, car j'aimerais beaucoup percer le mystère qui entoure Kurumi et voir comment les choses évoluent pour le Roman club.

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Citations : Terry Pratchett

Interesting time, p.43
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Interesting Time p.19
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Le Huitième Sortilège p.87
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La huitième Couleur p.91
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Apes had it worked out. No ape would philosophize, "The mountains is, and is not." They would think, 'The banana is. I will eat the banana. There is no banana. I want another banana."
Unseen Academicals p.76
*****
'I would like permission to fetch a note from my mother, sir.'
Ridcully sighed. 'Rincewind, you once informed me, to my everlasting puzzlement, that you never knew your mother because she ran away before you were born. Distincly remember writing it down in my diary. Would you like another try ?'
'Permission to go and find my mother ?'
Unseen Academicals,  p.187
*****
'The knees should be covered. It is a well-known fact that a glimpse of the male knee can drive women into a frenzy of libidinousness.'
Unseen Academiacls, p.130
*****
"Lord Vetinari's rules : if it takes an Igor to bring you back, you were dead. Briefly dead, it's true, which is why the murderer will be briefly hanged. A quarter of a second usually does it."
Unseen Academicals, p. 98
*****
"I'm a wizard ! We can see things that are really there, you know,"said Ridcully. " And in the case of the Bursar, things that aren't there too."
Hogfather, p 98

Perdu Dans La Vallée ?

Malakos is here too !!!

Archives

Le mot de l'auteur

 

Bienvenue au sein de la vallée des grenouilles séchées,  blog d'une prof de lettres classiques fan de Star Trek et de Terry Pratchett.
Vous trouverez ici mes impressions sur des ouvrages que j'ai lu, des films qui ont retenu mon attention et parfois des séries.
 
Sur ce, je vous souhaite une bonne navigation mais méfiez-vous d'une chose, j'ai une tendance à m'adresser plus à ceux qui ont lu ou vu ce dont je parle, donc quand ce n'est pas votre cas, évitez de continuer votre lecture quand vous atteignez le paragraphe commençant par "dans le détail" ou voici la partie spoiler mais dans la plupart des cas, les spoilers sont en surlignés.

The Bursar

Et pour me laisser un message sans lien avec un article c'est par là :



 
 

One Challenge to rule them All

logo fondcomble

 

Pour s'inscrire, c'est par là.


Pour consulter les billets publiés par les autres membres de la Communauté ou laisser les liens de vos article, c'est ici.


Pour les logos des différents niveaux c'est là.


Pour les différents logos généraux, c'est ici et .

 


***********************


De mon côté, je vais faire le challenge Valar !

 

Jusqu'ici j'ai peu avancé.

J'ai lu :

The Hobbit

Le Silmarillion

The Fellowship of the Ring

The Two Towers

 

L'adieu au Roi, chansons pour J.R.R. Tolkien

Beowulf

 

 

Challengevalar 2

mes coups de coeur

Mes coups de coeur 2009














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