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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 21:27

the-war-achilles.jpgAujourd'hui je vais vous parler d'un des livres que j'ai eu la joie de trouver à Cambridge : The War That Killed Achilles, The True Story of the Iliad de Caroline Alexander.

 

Le principal sujet de l'Iliade est la guerre, mais ne se contente de raconter les exploits des héros mais aussi leur tragédie. Dans cet étude, Caroline Alexander s'attache à montrer comment Homère s'est attaché à décrire la misère de la guerre et à la montrer sous un jour qui n'est pas toujours favorable.

 

Les différents chapitres sont :

- the Things They carried, qui est une sorte d'introduction qui met l'accent sur la réalité historique de l'Iliade

- Chain of Command qui analyse la querelle entre Achille et Agamemnon

- Terms of Engagement qui montre comment les combats commencent

- Enemy Lines, où l'on part du côté Troyen pour la scène entre Hector et Andromaque

- Land of My Father où l'on s'intéresse à Pélée

- In God we trust où l'on s'interroge sur les dieux de l'Iliade

- Man Down, qui s'intéresse à la mort de Patrocle

- No hostages, où l'on analyse les conséquences de la mort de Patrocle

- The death of Hector qui est une traduction du chant 22.

- Everlasting Glory qui s'intéresse à la fin de l'Iliade et conclut le livre.

 

War_Killed_Achilles.jpgAu départ, j'ai eu peur que ce livre ne soit qu'un prétexte pour dénoncer les guerres actuelles, mais mes craintes ont vite été dissipée, car l'auteur fait un usage assez limité des exemples actuels et surtout fait reposer ses réflexions sur des données de qualité, j'ai particulièrement apprécié les références faites aux découvertes permises par l'étude du mycénien(j'aime qu'on me parle du Linear B).

 

C'est un livre bien documenté, qui ne nécessite pas une connaissance particulière de l'Iliade, car l'auteur aime les citations et la paraphrase, ce qui fait que c'est un ouvrage très abordable mais qui reste assez grand publique(oui, je préfère les auteurs qui citent en grec ancien et écrivent des pages pour expliquer pourquoi tel mot est signifiant, et c'est à ça que l'on remarque un ouvrage sérieux, car la transliteration a ses limites). C'est tout de même un ouvrage de qualité et qui permet de découvrir l'Iliade sous un nouvel angle(que l'on soit d'accord avec le propos de l'auteur ou pas). Il s'agit d'un commentaire linéaire de l'Iliade autour de la question de la guerre, ce qui peut parfois laissé sur sa faim.

 

J'ai été déçue par le chapitre sur la Mort d'Hector, car je m'attendais à un commentaire sur le chant en question avec la même minutie que l'on avait dans les chapitres précédents, mais en fait, l'auteur se contente de nous fournir sa traduction du chant en question(que j'ai donc sauté, parce que je préfère la traduction de Chapman ou celle de Mazon... même si je suis en train de m'apercevoir qu'il n'est plus si bon traducteur que dans mon souvenir mais ça reste une bonne compagnie à 3h du matin).

 

achilles-war.JPGEnsuite, après relecture du début de l'Iliade, je m'aperçois que je ne suis pas vraiment d'accord avec son interprétation d'Achille, je pense que faire de sa colère, la rébellion du soldat envers un commandement incompétent, est un peu trop plaquer une critique actuelle de la guerre sur une chose qui obéit à d'autres valeurs, car je doute qu'Homère ait été subversif en ce domaine, ou alors Platon l'aurait mentionné dans sa condamnation, car je doute qu'il aurait considéré comme un modèle convenable le fait de désobéir à ses chefs. Agamemnon dirige les troupes achéennes mais ne commande pas pour autant aux autres héros, qui sont chacun souverain de leurs propres troupes Il est plus plausible de voir dans le retrait d'Achille, le retrait d'un allié mécontent que d'une rébellion envers un supérieur hiérarchique, je pense qu'Achille peut être un leader sans pour autant empiéter sur les prérogatives d'Agamemnon.

 

Je ne suis pas forcément d'accord avec les arguments avancés par l'auteur, cependant j'ai apprécié la manière dont elle développe son point de vue. C'est donc un livre très intéressant et qui permet une autre lecture de l'Iliade.

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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 19:10

book_cover_kenshin_le_vagabond-_tome_2___les_deux_assassins.jpgAujourd'hui je vais vous parler du tome 2 de Kenshin, le vagabond : les Deux assassins.

 

Sanosuke a défié Kenshin, mais sa résistance prodigieuse suffira-t-elle face aux techniques de l'école Hiten Mitsurugi ?

Par la suite, Kenshin aura à affronter un ennemi redoutable, en la personne du tueur au chapeau noir qui maîtrise la technique du coeur à sens unique. Kenshin pourra-t-il gagner sans redevenir Battosaï ?

 

Dans ce tome, on continue de découvrir les injustices qui règnent dix ans après l'avènement de l'ère Meiji sensée être une ère plus juste, avec d'une part les assassins comme Jinné qui ont continué de trouver acquéreur pour leurs talents, et d'autre part avec ceux qui ont été des victimes du gouvernement, qui n'a pas hésité à se débarrasser de ses alliés devenus encombrants. La paix est là, mais il reste encore beaucoup à faire.

 

L'auteur explique que le chapitre sur Sôzô Sagara a été peu populaire auprès des lecteurs, ce que j'ai trouvé dommage, car j'aime beaucoup ce personnage et sa fin tragique. En plus, son histoire met en avant le fait que le gouvernement n'a pas tenu les promesses qu'il avait fait aux paysans pour s'assurer de leur soutien.

 

La fin de ce tome voit l'arrivée de Megumi, mais il faudra attendre le tome suivant pour connaître son histoire. J'ai bien aimé le personnage de Jinné, à cause de son look et aussi par le fait que son combat contre Kenshin est avant tout motivé par le désir de mener un combat exceptionnel, même si ça doit lui coûter la vie.

 

Ce second tome est très satisfaisant, j'ai aimé en particulier les scènes de combat, je vous parlerai de la suite dans quelques temps..

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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 21:43

rambo.jpgAujourd'hui je vais vous parler de John Rambo, que j'ai enfin pu voir.

 

Malgré les années, John Rambo n'est pas parvenu à faire la paix avec lui-même et cherche à oublier son passé en se terrant dans un coin perdu près de la frontière Birmane. Un jour, un groupe d'humanitaires américains, plein de bonnes intentions et peu adaptés à la dureté des conflits, vient le trouver dans l'espoir qu'il leur fasse passer la frontière Birmane, où se déroule un terrible génocide.

 

Comme les deux films précédents, ce film est le récit d'une mission de sauvetage, puisqu'il va bien évidemment arriver malheur à nos humanitaires, qui n'avaient de toutes manières pas une tête à pouvoir s'en sortir en cas de problèmes. Par contre, contrairement aux autres, il est extrêmement gore, ce qui n'est pas un défaut, car je n'ai pas trouvé qu'il s'agissait d'un artifice destiné à masquer la faiblesse du scénario.

La violence extrême des scènes colle très bien à l'ambiance des films, et surtout du premier, car dans Rambo, la guerre n'est jamais quelque chose de noble et de propre. Rambo, au départ, c'est tout de même un jeune homme dont l'existence a été anéantie par la guerre du Vietnam, car son pays a fait de lui un machine à tuer et s'est ensuite débarrassé de lui dès qu'il n'a plus eu d'utilité. Il s'est sacrifié pour sa patrie mais sa patrie ne veut plus de lui.

Dans ce quatrième film, on retrouve un peu de cette ambiance par cette violence, car elle montre l'écart qui existe entre les humanitaires et lui, mais aussi entre notre vision aseptisée des conflits et leur réalité, où l'on ne meurt pas proprement, parce que les balles ne se content pas uniquement de faire des trous et que les bombes ont une tendance à ne détruire que des morceaux de l'individu. Certaines scènes sont dérangeantes par leur violence, mais c'est ce qui fait leur force, car elles obligent à s'interroger sur ses conflits dont les journaux nous abreuvent.

 

John-Rambo--1-.jpgDans ce film, Rambo reste le héros paria, car il est toujours en marge du groupe, d'abord avec les mercenaires qui ne voient que la façade, avant qu'il ne prouve par ses actes qu'il est bien plus professionnel qu'eux, qui se vantent et font preuve de légèreté mais sont prêt à tourner les talons au moindre danger. Je dois dire que c'est un trait que j'aime beaucoup chez le personnage, car ce n'est pas le guerrier légendaire qui est traité comme le sauveur dès qu'il apparaît, parce qu'il a déjà tout fait et est prêt à le rappeler à quiconque le provoque. Rambo c'est le type qui aurait voulu qu'on le laisse tranquille, parce qu'il ne tire aucun plaisir dans le combat et ne croit plus rien. Il se bat, parce qu'il faut bien que quelqu'un s'en charge et que malheureusement il se trouve être le plus qualifié pour ça, donc s'il n'y va pas d'autres mourront(et en particulier nos humanitaires).

Je trouve que c'est un personnage qui aurait tout à fait sa place dans la Compagnie noire, parce qu'il n'a pas d'idéaux ou de pitié quand il s'agit de se débarrasser d'un ennemi(mais il n'est pas sadique pour autant), et même s'il se bat du bon côté, on s'aperçoit vite que celui-ci n'a de bon que le nom et que la violence n'est pas seulement du côté des méchants.

J'aime beaucoup sa capacité à tuer sans se poser de questions morales, car, j'en ai un peu marre de ces héros qui laissent partir le méchant(lui permettant ainsi d'aller massacrer plein d'innocents)simplement parce que ce serait mal ou parce qu'ils ne veulent pas se voir souiller par un tel crime.

Rambo sait qu'il n'y a pas d'expiation possible pour les morts qu'il a déjà causé et qu'avec des bons sentiments on n'accomplit rien, en cela je trouve la fin du film assez brillante avec le va-et-vient entre nos humanitaires tout traumatisés, la plaine pleine de cadavres et Rambo en hauteur qui contemple le tout, car j'ai trouvé que sans rien dire, ça mettait assez en évidence la catastrophe provoquée par nos gentils humanitaires, car on en arrive là, parce qu'ils sont allés là où ils n'auraient pas dû être et on ne sait pas trop ce qui leur reste de leurs grandes idées de départ.

 

rambo4poster.jpgDu point de vue de l'évolution de Rambo, dans l'histoire, il va être amené à accepter ce qu'il est et à faire la paix avec lui-même, s'il veut sauver les humanitaires(enfin surtout la Blonde, qui l'a touché par son idéalisme, même si j'ai trouvé sa conversion un peu rapide), pour la bonne et simple raison qu'il n'a sinon aucune raison d'aller à leur secours, puisque pour les sauver, il doit nécessairement redevenir une machine à tuer(heureusement pour les humanitaires qu'il n'avaitpas les mêmes principes qu'eux, sinon ils auraient fini dévorés par les cochons). L'ultime scène m'a un peu déçue, parce qu'elle était prévisible et que j'aimais mieux le personnage en solitaire qui s'est exilé de sa patrie.

 

J'ai bien aimé ce film, mais je suis contente que la franchise s'arrête avec lui, car comme pour Rocky, j'ai trouvé intéressant de retrouver le héros à notre époque, de voir comment il a vieilli(Stallone ne se serait pas empâté par hasard ?)et comme il s'intègre dans le monde d'aujourd'hui, mais cela convient pour un film. Une suite aurait été une erreur car tout a déjà été dit. Ce film nous montre que l'horreur est toujours de ce monde et que ce n'est pas parce que cela ne nous concerne plus, que ça n'existe pas. Cependant, la question qui reste en suspens est : peut-on changer cette réalité ? L'échec des humanitaires ne veut pas forcément dire que cette idée était fausse.

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 23:02

Last-Bus-to-Woodstock.jpgAujourd'hui je vais vous parler de la première enquête de l'Inspecteur Morse, Last Bus to Woodstock de Colin Dexter.

 

Le mercredi 29 septembre, Sylvia Kaye fait du stop avec une autre fille, quelques heures plus tard, elle est retrouvée morte dans la cour du pub le Prince Noir. Tout porte à croire qu'il s'agit de l'oeuvre d'un pervers mais Morse à ses doutes, d'autant que les mensonges des témoins s'accumulent. La clef résiderait-elle dans la découverte de l'indentité de l'autre jeune fille ?

 

Jusqu'ici je ne connaissais de Morse que le fait qu'il avait été le supérieur de l'inspecteur Lewis. Mon passage à Oxford m'a permis de me procurer le premier roman de la série. J'admets que je m'attendais à quelque chose d'un peu barbant et finalement j'ai été tout à fait conquise par ce livre, le duo Morse-Lewis fonctionnant à merveille.

 

Morse est très différent de Barnaby(oui, c'est ma référence en matière de policier anglais), il est célibataire, boit et fume beaucoup, c'est un amateur de mots croisés et de Wagner, il a un sale caractère et suit son intuition, c'est un personnage hors-norme, qui est intéressant à suivre, mais une des raisons aussi qui fait qu'il est si intéressant, est la présence du sergent Lewis, car il souligne les travers de Morse et crée un contrast assez comique(ce qui n'a pas lieu dans la relation Holmes-Watson ou Poirot-Hasting). Lewis, c'est le policier qui respecte les règles, est soucieux de la procédure et qui est très phlegmatique, souvent il ne dit rien mais n'en pense pas moins.

 

Au niveau de l'enquête, on suit en plus de Lewis et Morse certaines des personnes impliquées dans l'affaire. Les chapitres ont un côté journal intime, puisque chacun commence par une date. L'enquête est bien menée, il y a pas mal de fausses pistes et la fin réserve quelques surprises.

 

C'est un premier livre qui m'a plu et j'ai donc commandé la suite.

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 23:24

The Return of the Black CompanyAprès The Silver Spike, me voici à nouveau de retour dans the books of Glittering Stone, avec le second tome She Is the Darkness. Attention spoilers possibles sur tous les livres précédents.

 

Après cinq années, la Compagnie est proche de son but, le moment de l'assaut final sur Overlook est enfin venu, et après, peut-être, la reprise du chemin vers Khatovar et les origines de la Companie noire.

 

La situation est loin d'arriver à son terme, puisque the books of Glittering Stone comportent encore deux autres tomes, mais nous arrivons à ce qui semble être la fin de la campagne de Taglios, même si ce n'est pas la fin des ennuis, puisqu'il y a des nombreuses forces impliquées dans cette affaire et très peu en faveur de la Compagnie Noire.

 

C'est encore un livre écrit par Murgen, puisque c'est lui qui a remplacé Toubib dans cette tâche mais il n'empêche que je regrette un peu que ce ne soit plus Toubib qui tienne la plume, car j'adore son style et j'aurais aimé connaître son point de vue sur son actuelle situation et sur sa relation avec Lady. Mais je comprends très bien qu'il soit impossible d'avoir à nouveau Toubib narrateur, puisque l'essentiel du suspens repose sur le fait que l'on ne sait pas ce que compte faire Toubib et quel est son degré de maîtrise de la situation(ou de santé mentale...car parfois, on peut se poser des questions sur son jugement).

 

She_Is_The_Darkness.jpgAu niveau de l'ordre des tomes, il est définitivement mieux de les lire à la suite, car j'ai lu the Silver Spike entre celui-ci et Bleak Seasons, j'ai eu un peu de mal à m'y remettre, vu que the silver spike se passe 5 ans plus tôt, donc il m'a fallu du temps pour me ré-acclimater et me faire au fait que les événements se déroulent quelques semaines après Bleak Seasons.

 

L'intrigue est devenue très complexe, on est assez loin des premiers tomes, où la Compagnie avait un seul ennemi déterminé face à lui, voire une Asservi mécontent. Ici, on arrive à un point culminant, où la paranoïa règne et où des changements d'alliance sont toujours possibles, sans compter que Toubib a fait toutes sortes de plan qu'il est seul à connaître.

 

Dans ce livre, on découvre enfin comment Lady a récupéré ses pouvoirs et on en apprend un peu plus sur la belle-famille de Murgen. Une question qui reste ouverte est celle de the Daughter of Darkness : que se passera-t-il quand Toubib et Lady remettront la main sur elle ? Je continue d'espérer qu'ils tentent de l'anéantir.

 

C'est un tome qui se lit bien, la qualité ne décroit pas et j'ai déjà commandé l'omnibus contenant les deux tomes suivants.

 

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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 19:06

ancient-pottery.jpgAujourd'hui, je vais vous parler d'un de mes achats anglais : Ancient Greek pottery de Michael Vickers.

 

Ce livre est un catalogue commenté d'une sélection de pièces de la collection de l'Ashmolean Museum d'Oxford. Il contient une introduction qui explique à quoi devait servir ces objets, leur intérêt pour la connaissance de l'Antiquité et la signification des différents noms utilisés. Ensuite, on a une série de 59 pots et vases, chacun accompagné d'une photo, voire de deux quand le sujet est important, et d'une description. A la fin, on trouve une page illustrant les principaux types de pots Athéniens et leurs noms.

 

Depuis quelques temps, j'avais envie de mettre la main sur un livre sur la céramique grec, mais plutôt dans le domaine de la céramique érotique vu que j'ai quelques bases sur le sujet que j'aurais aimé approfondir. Ce sera pour une autre fois, puisque ce livre contient assez peu d'exemplaires sur ce thème, mais il n'est pas pour autant dénué d'intérêt(et à £2, ça aurait été dommage de s'en priver). 

 

C'est un ouvrage accessible, car de nombreux termes techniques sont expliqués, donc il n'y a aucun risque de se perdre dans un jargon antique. Par contre, j'ai trouvé qu'il manquait un peu d'explications au niveau des traits généraux de la céramique, car il n'y a aucune explication quant au processus de fabrication ou au niveau des conventions figuratives.

 

La ligne directrice de ce livre est que les objets en céramique sont souvent l'imitation d'objets en argent ou en or et que de nombreux motifs ou de nombreuses figures se comprennent par cette imitation dans un matériaux peu coûteux d'autres objets. J'ai trouvé l'hypothèse intéressante.

 

Les descriptions sont rigoureuses, comme je ne suis pas très douée pour l'histoire de l'art, je les ai assez appréciée. Par contre, il ne faut pas s'attendre à des interprétations, l'auteur décrit les scènes mais laisse le lecteur tirer ses propres conclusions.

 

Voilà donc un livre qui va enrichir ma bibliothèque, car un livre qui n'est pas de la pure vulgarisation est toujours un bon ajout.

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 11:40

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Après ma visite au Cunning Artificer, je vais vous parler livres, car l'Angleterre est un petit paradis en ce domaine, déjà parce qu'il y a les Charity Shop, où j'ai pu trouver Royal Flash, la suite des aventures de Flashman, mais aussi des librairies spécialisées dans la vente de livres à prix réduits(l'Odysseus version livre). Certaines sont bofs avec surtout des romans à l'eau de rose, mais j'ai pu y  trouver The Cold Moon de Jeffery Deaver pour £1, d'autres sont géniales, comme la boutique que nous avons trouvée à Oxford, où tout était à £2 et où il y avait des choses pas mal, dont la traduction par Chapman de l'Iliade et de l'Odyssée, qui est une pure merveille(que j'étais d'ailleurs prête à acquérir à n'importe quel prix une fois que j'en ai eu lu les premiers vers), même si je préfère la version française pour le vers 5 "la volonté de Zeus s'accomplissait" :

 

"Achilles' baneful wrath - resound, O goddess - that impos'd

Infinite sorrows on the Greeks, and many brave souls loos'd

From breasts heroic ; sent them far, to invisible cave

That no light comforts ; and their limbs to dogs and vultures gave :

To all which Jove's will gave effect ; from whom first strife begun

Betwitx Atrides, king of men, and Thetis' godlike son."

 

En dehors de cette merveilleuse édition d'Homère, j'y ai trouvé :

- Much Obliged, Jeeves qui me permettra de me replonger dans P.G.Wodehouse

- un livre sur l'Art Grec et un autre sur la céramique

- The Tomb of Agamemnon de Cathy Gere(car à ce prix-là il valait la peine)

-Sundays with Vlad, From Pennsylvaia to Transylvania, One Man's Quest to Mess with the World of the Undead, de Paul Bideau, parce qu'il avait l'air sympa et n'était pas de la bit-litt.

- Last bus to Woodstock de Colin Dexter, première enquête de l'inspecteur Morse, car nous étions dans la patrie de Morse et Lewis, et que j'ai très envie de découvrir l'inspecteur Morse, vu que j'aime le spin-off tv qu'est l'Inspecteur Lewis.

- Jane Austen's Guide to Good Manners, qui fut de bonne compagnie dans le Peak District.

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Cependant, j'ai vraiment trouvé mon bonheur à Cambridge, car le sous-sol de la librairie Blackwell est un vrai paradis ! J'ai été en extase devant l'énorme rayon des éditions Loeb, j'ai fait quelques bonnes trouvailles dans l'étagère consacrée aux ouvrages de grec et de latin(mais surtout en latin, car niveau grec, c'est en fait décevant)et surtout j'ai été émerveillée par la taille et la richesse du rayon histoire antique. J'ai été relativement raisonnable et je n'ai acheté aucun livre de plus de £20, malgré le caractère extrêmement tentant d'un ouvrage sur le vocabulaire utilisé par Aristophane ou un autre sur la réception du Banquet de Platon.

J'ai tout de même acheté pas mal juste avec cette partie du magasin, qui était tellement merveilleuse que j'ai réussi à résister au rayon policier qui contenait une très grande variété de romans se déroulant dans l'Antiquité.

J'ai donc acheté :

- 2 livres sur l'Iliade : The Trojan War, a new history de Barry Strauss, et The War that Killed Achilles, the True Story of the Iliad de Caroline Alexander(je suspecte ma lecture d'Ilium de Dan Simmons d'être responsable de certains de mes achats...)

- 2 livres sur la bataille des Thermopyles : Thermopylae, The Battle for the West d'Ernle Bradford et Gates of fire, an epic novel of the battle of Thermopylae de Steven Pressfield.

- Rubicon, the Triumph  and Tragedy of the Roman Republic de Tom Holland

- Annus Horribilis, Latin for Everyday Life de Mark Walker qui va rejoindre ma collection d'ouvrages sur le sujet

- Gladiator, the Roman Fighter's Manual de Philip Matyszak, pour pouvoir enfin préparer une séquence décente sur les gladiateurs, car l'année dernière, je n'ai pas réussi à trouver un seul ouvrage décent sur le sujet.

- Classical Compendium, a miscellany of curious facts, bizarre beliefs & scandalous gossip fron Ancient Greek and Rome de Philip Matyszak

- Death's Domain de Terry Pratchett, carte du domaine de la Mort que je désirais depuis plusieurs années et que j'ai enfin trouvé.

 

Après cela, j'ai fait quelques petits achats par-ci par-là au gré des visites, ainsi j'ai obtenu mon Keep Calm and Carry On et the Making of Pride and Prejudice(la version bbc) à Lyme Park, Caesar, the life of a Colossus et In the Name of Rome, The Men Who Won the Roman Empire d'Adrian Goldsworthy dans une boutique à prix réduits de Cambridge, Oxford, horrible histories qui fait partie des Gruesome Guides et the Oxford of Inspector Morse and Lewis à la boutique souvenir d'Oxford Castle.

 

Nous sommes aussi allées dans un HMV, où j'ai trouvé Qui veut la peau de Roger Rabbit ? et l'intégrale de Black Books.

 

A la fin tout est bien rentré dans la twingo et mon compte bancaire a survécu. Mon seul regret est de ne pas avoir trouvé de boutiques vendant des mangas, car il me manque le tome 8 de Junjo Romantica et amazon ne parvient pas  à me le procurer.

 

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 19:26

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Totoro et moi sommes de retour, après une semaine de vacances en Angleterre !!! J'ai pris des tonnes de photos, acheté des tas de livres et consommé un certain nombre de pintes de bière. Durant mon séjour, je  suis allée à Wincanton, petite ville du Somerset, entre Bristol et Southampton et qui a pour particularité d'être jumelée avec Ankh-Morpork et de contenir The Cunning Artificer, aussi connu sous le nom de Discworld Emporium.

 

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C'est une boutique vraiment magique, où l'on se retrouve en plein dans l'ambiance du Disque...

 

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On y découvre toutes sortes de merveilles, comme le cadeau-souvenir par excellence d'Ankh-Morpork : la fiole d'eau de l'Ankh ! Ou encore la boîte de pilules de grenouilles séchées !

 

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Et on peut aussi y trouver une bonne collection d'ouvrages dont le compagnon non-officiel de l'oeuvre de Terry Pratchett, certaines des adaptations de Stephen Briggs ou Death's Domain !

 

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L'ambiance y est adorable et nous y avons été merveilleusement bien reçues. Nous avons même eu le droit de faire un brin de discussion avec Bernard Pearson, the Cunning Artificer, qui nous a régalé d'anecdotes, nous a parlé de tabac à prisé en vue de la sortie prochaine de Snuff et nous a permis de jeter un oeil sur l'élaboration de la nouvelle carte d'Ankh-Morpork qui promet d'être tout à fait passionnante !

 

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C'est vraiment un endroit qui vaut le détour(pour être honnête, nous avions d'ailleurs fait un détour pour nous y rendre), car il y a beaucoup de choses à voir, l'émerveillement est encore plus au rendez-vous que sur le site internet.

 

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Pour ma part, je suis repartie avec :

- les boucles d'oreilles en forme de faux qui ont une belle finition et un fermoir qui doit permettre d'éviter de les perdre mais qui empêche de les garder pour dormir, car ça fait un peu trop de bouts pointus.

- la bague en étain représentant La MORT

- le porte-clef de la guilde des couturières, qui ne manque pas d'humour

- la boîte en fer de pilules de grenouilles séchées, parce que je ne pouvais pas ne pas l'acheter

- The Discworld Almanak dédicacé par Bernard Pearson

- l'adaptation en pièce de théâtre de Mort

- le jeu Thud !

Mais je dois dire qu'il y avait encore pas mal de choses qui me faisaient envie.

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Concernant Thud, il est vendu dans un joli sac en toile qui renferme un petit sac contenant les pièces : 32 nains, 8 Trolls et un caillou, le livre de règles, un petit texte sur l'histoire du jeu et un plateau fait en tissu épais qui permet de le transporter facilement et de pouvoir y jouer au pub.

 

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Les règles sont plutôt claires mais il faut un peu de temps pour s'y faire et bien comprendre quels sont les mouvements autorisés pour chaque camp. J'ai pour le moment eu l'occasion de ne disputer qu'une seule partie, et je me suis fait complètement laminée quand j'avais les nains, donc il va falloir du temps avant que je ne maîtrise ce jeu, surtout que je suis nulle en jeux de stratégie, par contre, j'adore les pièces.

 

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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 08:26

-Re-Reading-HP-logo.jpg

Aujourd'hui c'est la fin du challenge Re-Reading Hp, qui fut pour moi l'occasion de nombreuses rencontres bloggesques ainsi que de longues discussions sur la psychologie de Rogue.

Pour clore ce challenge, j'ai décidé d'enfin publier le quizz potteresque de 7ème année(oui, je sais, on n'y croyais plus).

 

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1) L'univers des sorciers est en plein bouleversement, décidez-vous d'aller à Poudlard pour faire votre septième année ou quittez-vous l'école afin d'entrer dans la résistance ou de fuir?

 

2) Harry Potter et ses amis sont partis en quête des horcruxes, si vous étiez à leur place, comment vous y prendriez-vous et quel serait le premier endroit que vous visiteriez ?

 

3) Mais vous n'y êtes pas... donc vous voici de retour à Poudlard(et si vous êtes en fuite, c'est tant pis pour vous), comment se passe votre année ?

 

4) Quel camp avez-vous choisi ?

 

5) Harry Potter est de retour à Poudlard ! Le temps est venu de se battre, participez-vous aux hostilités ? et pensez-vous y survivre ?

 

6) La bataille de Poudlard a fauché de nombreuses vies, si vous aviez la possibilité d'empêcher une de ces morts, laquelle serait-ce?

 

7) Et qui feriez-vous mourir à la place ?

 

8) Si vous pouviez faire revenir quelqu'un d'entre les morts(parce que c'est fou ce qu'il y a pu y avoir comme morts en sept ans...), qui choisiriez-vous ?

 

9) Des Trois Reliques de la Mort, laquelle désireriez-vous ?

 

10)Après ses sept années à Poudlard, que comptez-vous faire ?

 

11) Au final, qu'avez-vous pensé de ces sept années ?

 

12) Quelle a été votre année préférée ?

 

13) Et votre pire année ?

 

14) Quel est votre meilleur souvenir ? et le pire ?

 

15) Avez-vous des regrets ?

 

16) Quel sera votre mot de la fin ?

 

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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 13:50

totoro-vacances.jpg

En ce moment, me voici en route pour l'Angleterre(avec Totoro), où je vais passer une semaine.

Au programme :

- pub, pub et pub.

- visite d'Oxford

- visite de Cambridge

- randonnée dans le Peak District

- camping au bord de la mer

- visite de Wincanton !!!

 

On se retrouve donc dans une semaine, si je ne me fais pas enlevée par un beau Lord anglais taciturne.

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Citations : Terry Pratchett

Interesting time, p.43
*****
Interesting Time p.19
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Le Huitième Sortilège p.87
*****
La huitième Couleur p.91
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Apes had it worked out. No ape would philosophize, "The mountains is, and is not." They would think, 'The banana is. I will eat the banana. There is no banana. I want another banana."
Unseen Academicals p.76
*****
'I would like permission to fetch a note from my mother, sir.'
Ridcully sighed. 'Rincewind, you once informed me, to my everlasting puzzlement, that you never knew your mother because she ran away before you were born. Distincly remember writing it down in my diary. Would you like another try ?'
'Permission to go and find my mother ?'
Unseen Academicals,  p.187
*****
'The knees should be covered. It is a well-known fact that a glimpse of the male knee can drive women into a frenzy of libidinousness.'
Unseen Academiacls, p.130
*****
"Lord Vetinari's rules : if it takes an Igor to bring you back, you were dead. Briefly dead, it's true, which is why the murderer will be briefly hanged. A quarter of a second usually does it."
Unseen Academicals, p. 98
*****
"I'm a wizard ! We can see things that are really there, you know,"said Ridcully. " And in the case of the Bursar, things that aren't there too."
Hogfather, p 98

Perdu Dans La Vallée ?

Malakos is here too !!!

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Le mot de l'auteur

 

Bienvenue au sein de la vallée des grenouilles séchées,  blog d'une prof de lettres classiques fan de Star Trek et de Terry Pratchett.
Vous trouverez ici mes impressions sur des ouvrages que j'ai lu, des films qui ont retenu mon attention et parfois des séries.
 
Sur ce, je vous souhaite une bonne navigation mais méfiez-vous d'une chose, j'ai une tendance à m'adresser plus à ceux qui ont lu ou vu ce dont je parle, donc quand ce n'est pas votre cas, évitez de continuer votre lecture quand vous atteignez le paragraphe commençant par "dans le détail" ou voici la partie spoiler mais dans la plupart des cas, les spoilers sont en surlignés.

The Bursar

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De mon côté, je vais faire le challenge Valar !

 

Jusqu'ici j'ai peu avancé.

J'ai lu :

The Hobbit

Le Silmarillion

The Fellowship of the Ring

The Two Towers

 

L'adieu au Roi, chansons pour J.R.R. Tolkien

Beowulf

 

 

Challengevalar 2

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