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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 22:32
PhillipMorris.jpgAujourd'hui, comme promis, nous allons parler de I love you Phillip Morris que je suis allée voir mardi après-midi.

Il s'agit d'une histoire vraie. Steven Russell a cherché pendant des années à être un homme modèle pour compenser le fait qu'il est adopté, ainsi il vit une vie étouffante, étant un parfait père de famille, avec une épouse chrétienne jusqu'au bout des ongles et en dissimulant son homosexualité. Mais un jour, il a un accident de voiture qui l'amène à reconsidérer sa vie et surtout à vouloir la vivre, la conséquence en est qu'il décide de tout plaquer, pour refaire sa vie en Californie, où il vit au grand jour son homosexualité mais il s'aperçoit vite que vivre la vie qu'il désire coûte cher, ce qui va l'obliger à commettre des arnaques pour maintenir son train de vie et ainsi le conduire en prison où il va rencontrer le grand Amour en la personne de Phillip Morris et va alors tout faire pour rester avec lui.

J'ai trouvé que ce film était une très bonne comédie romantique, j'ai énormément aimé la manière dont est montrée l'histoire d'amour entre Steven Russell et Philip Morris et j'ai même trouvé certaines scènes émouvantes. Je trouvais que Steven Russell avait un petit côté Harry, un ami qui vous veut du bien, mais en moins meurtrier.
J'ai bien aimé le jeu de Jim Carrey, que je n'ai pas trouvé excessif, car, par exemple, dans la scène où Steven va voir sa mère biologique, il fait une scène, ce qui, à mon avis, convenait assez à la situation surtout par le fait qu'il alterne entre l'indignation et les excuses, c'est-à-dire le personnage qu'il a endossé et son être véritable qui lui, commence à apparaître, face à ce rejet qui détruit les espoirs qu'il avait nourri pendant des années de recommencer à zéro avec sa mère.
Ewan McGregor incarne de son côté un personnage qui mêle fragilité et naïveté, à une certaine force, car il est parfois capable de surprendre.
J'aime aussi beaucoup les petites piques lancées contre la religion, ou la question de la volonté divine.

C'est donc une comédie que j'ai particulièrement aimé et comme j'aimerais en voir davantage.

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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 18:57
starwars-IV-poster.jpgAujourd'hui nous allons parler de Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir, c'est notre maître Jedi Poudlaresque qui va être contente. Donc hier soir, j'ai regardé la version originale, c'est-à-dire celle de 1977, et en plus en anglais, je pense que cette envie soudaine est due au fait que j'ai vu deux jours de suite la bande-annonce de the Men who stare at goats, j'ai été très marquée par George Clooney the "Jedi warrior".

A long time ago in a galaxy far far away(vous ne trouvez pas que ça a un côté conte de fée, ce début ?) un jeune homme rêve de quitter son trou perdu pour devenir pilote mais son oncle cherche à l'en empêcher de peur qu'il ne marche sur les traces de son père qui fut un chevalier Jedi. Mais le petit univers de Luke se trouve boulversé quand son oncle entre en possession de deux droïdes dont l'un d'eux est porteur curieux message de détresse destiné à un certain Obi-Wan Kenobi...

Tout d'abord, je préfère la version de 1977, la remasterisée est sympa mais je ne peux m'empêcher de chercher les ajouts et finalement je ne trouve pas que ce soit d'une grande utilité, car le film est très bien comme ça. Ensuite, la VO c'est mieux, d'ailleurs, c'est moi ou la version française est bof niveau traduction ? Pour la voix, j'ai une préférence pour la voix française de Dark Vador, mais sinon la VO c'est mieux, surtout pour Peter Cushing, car j'ai trouvé son personnage tout de suite plus intéressant avec les intonations de Peter Cushing(c'est la touche British).
Ce que je trouve intéressant c'est le fait que dans ce film, Dark Vador n'est qu'un larbin, parce que ce n'est pas lui le plus haut gradé dans l'affaire, alors que j'avais gardé l'image d'un Dark Vador second  de l'empereur et tout puissant, alors qu'en fait, c'est un peu un paria, parce qu'il est le dernier Jedi/Sith connu et que la Force est appelée une religion, un peu comme si c'était une secte d'illuminés.
Et on ne voit pas l'empereur dans ce premier film.

Dans ce film, mon personnage préféré c'est C3PO, j'aime son côté très humain, sa capacité à se plaindre énormément et le couple qu'il forme avec R2-D2, je trouve ce duo très drôle.  J'aime aussi beaucoup Chewie. C'est aussi un vrai plaisir de voir un film où les vaisseaux sont des maquettes et non des images trafiquées sur ordinateur, je trouve que la maquette fait plus vraie, c'est ce qui fait que j'ai eu beaucoup de mal avec la prélogie.

Bref c'est un plaisir de revoir Star Wars et je veux la même cape que Dark Vador.

Demain, je vous parlerai d'I love you Philip Morris et vendredi de Be still my vampire heart(sauf si j'ai fini Impulse and Initiative d'ici-là).


C3PO-R2-D2.jpg
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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 20:24
-Re-Reading-HP-logo.jpg

Ce soir j'ai la flemme, donc je vais publier mes réponses au quizz potteresque de 4ème année, comme ça je vais aller vite-faite réviser l'optatif grec avant de me mettre devant Star Wars épisode IV.

1) Un de vos amis sorciers a obtenu des places pour la coupe du monde de Quidditch et vous a proposé de l'accompagner, qu'avez-vous préféré dans cette mainfestation sportive qui est l'occasion d'un grand rassemblement de sorcier en un même lieu ?
Le camping. J'adore le camping vu par les sorciers, c'est très particulier, je pense que j'aurais passé beaucoup de temps à promener pour voir les différentes installations et surtout les tenues des campeurs, parce que ça avait l'air de valoir le détour.


Harry-Potter-et-la-coupe-de-feu 12) La coupe du monde cependant ne se passe pas aussi merveilleusement que prévu et au beau milieu de la nuit, une troupe de Mangemort fait des siennes, comment réagissez-vous ? partez-vous vous cacher dans les bois ?
Je ne serais pas allée dans les bois, car il n'est pas question d'aller me planquer dans un endroit sombre où je ne pourrais même pas voir si je suis en train de courrir dans les bras d'un tueur psychotique. Je pense que je resterais à distance respectable de la scène ou alors je m'en éloignerais, en m'enfonçant plutôt dans le camping ou en tentant de gagner le village d'à côté. En tous cas, je ne jouerais pas les héros parce que je ne suis pas assez puissante pour ça donc je risquerais de créer plus de problèmes si je m'en mêlais et je ne tiens pas à être une demoiselle en détresse(sauf peut-être si Mr Knightley vient à mon secours... oui, pas Rogue, parce que je pense qu'il considérerait une demoiselle en détresse comme une imbécile).


3) Vous voilà de retour à Poudlard et le grand événement de l'année c'est le Triwizard Tournament, mais il faut avoir dix-sept ans pour pouvoir tenter sa chance et devenir le champion de l'école, allez-vous tenter de mettre votre nom malgré tout ou cela vous importe peu, car vous ne vous seriez pas porté candidat même si cela vous était possible ?
Pas question, de toutes manières, il n'y aurait aucune chance que la coupe me choisisse donc à quoi bon postuler ? je n'ai pas la carrure d'une championne, mais si j'avais essayé, mon stratagème aurait été de convaincre un septième année de mettre mon nom dans la coupe, parce que je doute qu'essayer de faire déposer le nom par un hibou puisse marcher.


anjelina-johnson.jpg4) Qui souhaiteriez-vous voir représenter Poudlard ?
Angelina Johnson, parce que ça aurait fait une super championne vu qu'elle est sérieuse et bien moins superficielle que Fleur Delacour.

5) Les champions ont été désigné, quel est votre favori ? Victor Krum ? Fleur Delacour ? Cedric Diggory ? Harry Potter ?
Harry, parce que finalement les autres on les connaît mal et on n'a pas vraiment le droit à leur vision du tournoi, à cela s'ajoute le fait que Victor et Fleur ont certainement reçu pas mal d'aide de leurs profs, tandis que Cédric est juste trop parfait.

6) Mais il n'y a pas que le tournoi dans la vie et le Professeur Trelawney vous demande d'observer ce que les astres vous réservent pour le mois suivant, comment réussissez-vous à triompher de cette épreuve ? votre avenir vous réserve-t-il une fin prématurée mais originale ?
Je serais bien tentée de me retrouver à l'infirmerie justement ce jour-là, parce que bon, dans une école de sorciers, il doit bien y avoir un moyen de recevoir une blessure incapacitante pour l'après-midi. Sinon j'opterai pour un avenir impliquant que je me noie dans le lac ou que je fais une chute d'une des tours ou du haut d'un des escaliers.


7) De son côté, Hermione s'est lancée dans la lutte pour la libération des Elfes de maison et tente désespéremment de recruter d'autres élèves, vous laissez-vous recruter ou fuyez-vous Hermione comme la peste de peur de devoir endurer une de ses nouvelles tentatives pour vous convaincre ?

Je la fuis comme la peste, ayant une capacité à repérer un humanitaire à trois mètres(ça fait partie de l'instinct de survie parisien) et donc je tenterais de changer de côté dans les couloirs, en essayant de passer le plus loin possible d'elle, voire même je ferais des détours, quitte à me perdre dans le château, mais avec de la chance, comme je suis à Serpentard, elle me laissera peut-être tranquille.

Severus-----.jpg8) Cette année, un bal a lieu pour Noël, avec qui allez-vous vous y rendre ?
Neville, parce que les choix sont assez limités et que Neville est sympa et certainement de plus agréable compagnie qu'Harry ou Ron qui se fichent royalement de leur cavalière.


9) Mais quelle est la personne avec qui vous auriez réellement voulu y aller ? (oui, c'est mon instant de bonté, vous êtes Cendrillon et la marraine fée a décidé de vous accorder le prince charmant de vos rêves même s'il n'est pas de l'école ou fait partie du corps enseignant ou possède un sabre-laser)
Professor Snaaaaaape !!!! On pourrait danser un peu, mais comme je ne sais pas danser, on s'éclipserait vite pour faire un tour dans le parc, mais pas en suivant l'exemple de Mrs Weasley, parce que c'est tout de même mon professeur.


10) Le tournoi touche à sa fin, quelle a été votre épreuve préférée ?
Pour la préparation c'est la troisième, car j'aime bien quand Harry, Ron et Hermione s'entraînent à lancer de nouveaux sorts, mais sinon c'est la première, parce que des dragons c'est la classe(beaucoup plus que les créatures magiquement modifiées d'Hagrid).


11) Cette année a été forte en émotion, qu'est-ce qui vous a le plus marqué ?
Le moment où Harry ramène le corps de Cédric pour le côté triste, pour le côté comique, Malfoy the bouncing Ferret et pour le côté fanatique, Snape en chemise de nuit.

large-ban-team-ReReading-HP.jpg
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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 20:31
poster_wolfman-2009.jpgAujourd'hui nous allons parler entrailles sanglantes et de membres arrachés avec The Wolfman que je suis enfin allée voir.

Son frère ayant été porté disparu, Lawrence Talbot revient à la demeure familiale des années après l'avoir quitté suite aux circonstances troubles ayant entouré la mort de sa mère. Mais à son arrivée une nouvelle tragédie l'attend car le corps de son frère a été retrouvé dans un fossé. Lawrence promet à la fiancé de son frère de faire la lumière ce crime mais son enquête pourrait faire ressurgir de vieux secrets bien enfouis et le confronter à la Bête.

J'ai un pris un grand plaisir à ce film(et me suis retrouvée plus ou moins agrippée à mon manteau), donc j'ai aimé les décors autant que la musique. Les premières minutes font un peu film à l'ancienne(par contre quelqu'un sait ce qu'il foutait dans les bois avec sa lanterne ?)en particulier pour la présentation du titre. Le manoir des Talbots fait très maison hantée avec ses couloirs mal éclairées, ses nombreuses chambres à l'abandon et en plus il y a plein de trophées de chasses partout, ce qui fait bien ressortir le côté joyeux de la maison. Puis on a le serviteur Sikh, qui évoque la magie orientale par sa présence, le père qui fait très gentil excentrique dont on ne voit pas bien d'abord pourquoi il serait si méchant que les personnages ont l'air de croire et ensuite l'inspecteur Aberline, quelques temps après son échec face à Jack l'éventreur, qui fait que l'enquête menée sort de la simple enquête pour devenir une sorte de vengeance, parce qu'Aberline est bien décidé ce coup-ci à avoir sa proie. Aberline est intéressant même s'il n'est pas très approfondi, j'aime beaucoup quand il explique aux villageois qu'il a jugé plus logique devenir attendre la Bête dans la taverne, car l'essentiel de la population se trouvait dans le village, ce qui avait des chances d'attirer la Bête.

The-Wolfman-2010.jpgDu côté du Loup-garou, ce fut un plaisir, car au moins ça c'est du vrai Loup-Garou, c'est-à-dire que c'est vraiment la version avec plein de poil et des grosses griffes(oui, là je pense à Hp3), qui fait des supers bonds, se déplace super vite mais surtout peut décapiter quelqu'un d'un bon coup de papattes(oui, j'ai particulièrement aimé le moment où il arrive à transpercer le crâne d'un des chasseurs et que ses griffes lui sortent par la bouche.). C'est la version qui se change de façon bien douloureuse mais en devenant plus massif, mais surtout qui se réveille le lendemain matin tout couvert de sang, parce qu'avec ses griffes c'est pire qu'Edward aux mains d'argent quand il touche quelqu'un. Les scènes d'attaques sont très gores, avec des membres qui volent, des bouts d'intestin qui jonchent le sol, des amputations expresses...Et les différentes apparitions du Loup Garou m'ont fait pas mal sursauter dans le cinéma(oui, je n'ai pas l'habitude des films d'horreur).
En plus niveau physique, il est tout de même plus proche de l'idée que j'ai du loup-garou, même si, il est vrai mon image du loup-garou a été un peu conditionné par le dessin animé qui passait quand j'étais plus jeune : Teen Wolf(désolé je n'ai pas su retrouvé le titre français.)
Les scènes à l'asile sont aussi affreuses, j'ai été très heureuse quand le professeur bien cruel s'est retrouvé empalé sur une grille.

C'est donc un film que je suis très heureuse d'avoir vu et qui nous montre qu'il y a encore de l'espoir au pays des Bisounours(ou plus exactement que les Bisounours n'ont pas encore complètement pris le contrôle de l'image du loup-garou.).

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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 20:00
Jingo.jpgAujourd'hui nous allons parler de Jingo de Terry Pratchett que j'ai relu en compagnie de Neph. Ce volume fait partie de la série portant sur le guet d'Ankh-Morpork.

Une mystérieuse île a fait son apparition entre Ankh-Morpork et Klatch, ce qui amène les deux pays à se préparer à la guerre, d'autant plus que quelqu'un a tenté de tuer le prince Khufurah en visite à Ankh-Morpork. Les tensions s'aggravent et les vieux préjugés refont surface, et c'est à Sir Samuel Vimes, le commandant du Guet que revient la tâche d'empêcher la ville de s'embraser et de trouver les responsables, tandis que Vetinari a abandonné le pouvoir à Lord Rust avec l'instauration de l'état de guerre.

J'aime particulièrement ce volume où Vetinari joue un grand rôle et où surtout nous voyons ce que peut donner l'équation Vétinari+le sergent Colon+le caporal Nobby Nobbs, d'autant que le Caporal Nobbs essaye d'entrer en contact avec la femme en lui.
On retrouve aussi les différents membres du guet avec entre autres ce cher Visit, toujours prêt à distribuer des pamphlets.
On y découvre aussi l'autre face de Wilkins, le marjordome de Vimes, incarnation du parfait majordome anglais.

Le thème de ce livre est la guerre avec sa mise en relation avec les justifications que l'on peut avoir sur le plan international, tandis qu'on trouve en arrière-plan le problème du racisme.

Cette relecture a été savoureuse, j'ai découvert une référence à Sweeney Todd :

"And then you rushed off afterward because of that business with the barber in Gleam Street."
"Sweeney Jones," said Vimes. "Well, he was killing people, Sybil. The best you could say is that he didn't mean to. He was just very bad at shaving-"


Et en plus, il y a même l'Université de l'invisible dans ce livre :

"The unofficial entrance to the University has always been known only to students. What most students failed to remember was that the senior members of the faculty had also been students once, and also liked to get out and about after the official shutting of the gates. This naturally led to a certain amount of embarrassment and diplomacy on dark evenings."

C'est donc un livre que je ne me lasse pas de relire et je vous invite à aller voir chez Neph pour une seconde opinion.
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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 13:23
ruy-blas.jpgAujourd'hui nous allons parler de Ruy Blas de Victor Hugo(eh bien, oui, il n'y a pas que Molière dans la vie). Il s'agit d'un drame romantique se déroulant en Espagne en 1698-99, à la fin du règne de Charles II.

Ruy Blas est un jeune homme éduqué mais qui n'appartient pas à la noblesse, ce qui crée un déchirement ses aspirations et sa situation sociale car il n'a d'autre choix que de se faire valet, et pour son grand malheur, il est amoureux de la reine. Son amour va le rendre prêt à tout pour s'élever, ce qui fait qu'il tombe dans les filets de Don Salluste, un noble qui vient d'être disgracié pour avoir refusé d'épouser la suivante de la reine avec qui il a couché(et qu'à mon avis il a mis enceinte, parce que sinon on voit mal pourquoi il devrait l'épouser) et qui est bien décidé à se venger. Don Salluste décide de faire de Ruy Blas un noble, en le faisant passer pour son frère Don César, homme insouciant, qui a dilapidé sa fortune en fêtes et débauches et qui a mystérieusement disparu lorsque sa fortune fut consommée et qu'il ne lui restait plus que des créanciers. Ruy Blas connaît ainsi une ascension fulgurante, obtenant les faveurs de la reine et dans son bonheur, il ne pense nullement au pacte qu'il a passé.

Victor parle de Ruy Blas en ces termes dans la préface :

"Les trois formes souveraines de l'art pourraient y être personnifiées et résumées. Don Salluste serait le Drame, don César, la Comédie, Ruy Blas, la Tragédie. Le drame noue l'action, la comédie l'embrouille, la tragédie la tranche.
Tous ces aspects sont justes et vrais, mais aucun d'eux n'est complet. La vérité absolue n'est que dans l'ensemble de l'oeuvre. Que chacun y trouve ce qu'il y cherche, et le poète, qui ne s'en flatte pas du reste, aura atteint son but. Le sujet philosophique de Ruy Blas, c'est le peuple aspirant aux régions élevées ; le sujet humain, c'est un homme qui aime une femme ; le sujet dramatique, c'est un laquais qui aime une reine."


Dans cette pièce, Victor Hugo cherche à réunir la peinture des passions et la peinture des caractères. C'est une pièce qui permet une pluralité de lectures. La structure de la pièce est assez claire, les deux premiers actes posent l'intrigue, avec dans le premier, la transformation de Ruy Blas en Don César et dans le second la solitude de la reine et le fait que la reine découvre que Don César est son admirateur secret. Le troisième acte est le moment du basculement, le héros étant arrivé à l'apogée de son ascension  pour aussitôt découvrir à quel point sa situation est chimérique. Le Quatrième acte est une sorte de pause dans la chute du héros, avec le retour du vrai Don César porteur d'un espoir de salut pour le spectateur, mais  qui finalement s'avèrera précipiter la chute du héros. Le dernier acte nous montre l'accomplissement du plan de don Salluste et amène le héros à atteindre sa pleine dimension tragique, car tel un héros racinien, le héros va choisir la mort plutôt que la fuite.

J'ai préféré cette pièce à Hernani, car l'ascension et la chute du héros est bien orchestrée, et j'aime beaucoup le fait que le tiraillement du héros réside dans le fait que c'est un laquais avec des ambitions de nobles ou "sous les habits d'un valet les passions d'un roi". Mon personnage préféré a été le vrai Don César, qui a un côté baroque, car c'est celui qui vit dans l'instant, il ne vit que pour son plaisir et refuse de s'assujettir aux contraintes que la société lui impose, préférant être un bandit plutôt qu'un noble.

C'est une pièce intéressante, qui permet d'approfondir la question du drame romantique.

Demain, pour changer un peu, nous parlerons de Jingo de Terry Pratchett.
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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 23:57
quart livreAujourd'hui nous allons parler du Quart Livre de Rabelais, livre que j'avais commencé à l'occasion du RAT et que j'ai dû abandonner en cours parce qu'il prenait trop de temps à lire.

Dans le Tiers livre, Panurge se demande s'il convient qu'il se marie et ne parvenant à obtenir une réponse nette, Pantagruel et lui décide d'aller consulter l'oracle de la Dive Bouteille. Le Quart Livre est le récit de leur Odyssée en compagnie de leurs différents compagnons et au cours de laquelle ils vont rencontrer toutes sortes de peuples tels que les Papimanes, les Chicanous, ou encore les Andouilles, échapper à des tempêtes et écouter toutes sortes de récits merveilleux.

J'ai bien aimé ce livre où Rabelais écrit sa propre Odyssée et nous fait découvrir des contrées étranges et où nos héros continuent d'accomplir de hauts faits tout en étant les porteurs de valeurs humanistes, au moins pour Pantagruel qui maintient l'équilibre entre la lâcheté de Panurge et l'audace de Frère Jean des Entommeurs.
Mon île préférée a été celle des Chicanous, parce que j'aimais bien le concept d'un peuple qui ne vit que de procès et qui est prêt à se faire battre pour de l'argent.
Ce livre nous offre aussi une très intéressante réécriture du mythe de Prométhée, où finalement l'origine des techniques n'a plus rien à voir avec Prométhée mais est le fait de Messire Gaster, qui apparaît comme source de toutes les actions humaines. On y trouve aussi l'épisode du mouton de Panurge ainsi que l'histoire du bûcheron qui a perdu sa cognée et demande à Jupiter de la lui rendre :Jupiter lui envoie Mercure avec trois cognée, une d'or, une d'argent et une normale afin qu'il dise laquelle lui appartient, le bûcheron choisit la normale et du coup reçoit en cadeau les deux autres ce qui fait sa fortune. C'est une fable tirée d'Esope et qui est reprise aussi par La Fontaine, Rabelais s'en sert pour montrer l'importance qu'il y a à vouloir des choses modérées et qu'en cela est le bonheur.

Mon personnage préféré reste Frère Jean des Entommeurs, le moine paillard, qui est toujours prêt à aller affronter l'ennemi, à faire bonne chère et qui n'est non plus d'une grande chasteté.

Le style de Rabelais est toujours plaisant, même si je n'en ai pas beaucoup profité vu que j'ai lu le texte dans la version translittérée. Un des bémols de mon édition est que les notes ne se trouvent que dans la partie en vieux français, ce qui oblige à souvent regarder la page d'à côté pour voir s'il y avait ou non une explication d'un mot ou nom employé.
A présent il ne me reste plus qu'à me procurer le Cinquième livre, histoire de savoir comment finit le voyage et ce qui se passe chez l'Oracle.
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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 21:42

critique-ecole-des-femmes.gifAujourd'hui nous allons parler de la Critique de l'école des femmes et de l'Impromptu de Versailles de Molière(voilà qui va faire plaisir à Kusa).

Ces deux pièces sont à part dans l'oeuvre de Molière, car il s'agit de réponses de Molière à ses adversaires.

Nous sommes en 1663, la popularité de Molière commence à déplaire et une fronde a lieu contre l'école des Femmes qui a commencé à être jouée en décembre 62 et rencontre un grand succès.
En juin 1663, Molière fait jouer la Critique de l'école des femmes destinée à répondre aux bruits qui circulent contre sa pièce et lui-même, attaqué aussi bien en tant qu'acteur qu'en tant qu'auteur.
Cette pièce met en scène une discussion entre des opposants et des partisans de Molière. La tactique de Molière est d'exposer les arguments de ces opposants de façon à faire voir leurs ridicules, mais les opposants sont déjà eux-mêmes ridicules, vu qu'on a un Marquis, un précieuse, un poète pédant, tandis que de l'autre côté Dorante, c'est l'intelligence mesurée, le bon sens.
Mon personnage préféré a été celui du Marquis, qui s'exprime par tautologie et refuse toute argumentation, comme lorsqu'il se contente de répondre "tarte à la crème" quand on lui demande ce qu'il reproche à cette expression de l'école des femmes, et répéte cela tant qu'on lui demande d'expliciter. En fait, le Marquis n'a pas écouté la pièce, il la blâme simplement parce que son parti a décidé de faire mauvaise presse à Molière et donc il ne s'est rendu au théâtre que dans le but d'afficher son mépris pour la pièce.
J'ai trouvé la pièce intéressante parce qu'elle expose la position de Molière vis-à-vis de la fameuse règle des trois unités tout comme elle contient une critique sévère des travers de son époque. Sur le sujet qui nous intéressait, il y a quelque temps, j'ai relevé cet extrait :

"L'honnêteté d'une femme n'est pas dans les grimaces. Il sied mal de vouloir être plus sage que celles qui sont sages. L'affectation en cette matière est pire que tout autre ; et je ne vois rien de pire que cette délicatesse d'honneur qui prend tout en mauvaise part, donne un sens criminel aux plus innocentes paroles, et s'offense de l'ombre des choses."


La fin de la pièce est très intéressante car on a une mise en abyme, puisque l'on finit sur les personnages envisageant de coucher par écrit leur discussion pour la faire jouer par Molière.

Moli-re-l-impromptu-de-versailles.jpgPour ce qui est de l'impromptu de Versailles, nous sommes quelques mois plus tard en octobre 1663 et la querelle de l'école des femmes continue de faire rage, les détracteurs de Molière ayant répondu à la Critique, par leurs propres contre-critique dont celle de Boursault, intitulée le Portrait du peintre. L'impromptu est la dernière réponse que va faire Molière.
Cette fois, il s'agit de comédiens en train de répéter juste avant de passer devant le roi et leur pièce met en scène deux marquis qui cherchent à déterminer lequel d'entre eux à servi de modèle à Molière pour le marquis de la Critique, ils sont ensuite rejoints par d'autres membres de la fronde contre Molière qui se donnent les dernières nouvelles relatives à la pièce de Boursault. Puis Molière explique à ses acteurs pourquoi il a choisit de répondre à une telle pièce ainsi plutôt que de se moquer exactement comme l'on fait ses adversaires. La pièce finit sur l'arrivée du roi, l'angoisse des acteurs incapables de retenir leur texte et le roi qui accepte de voir cette nouvelle pièce une autre fois.

La pièce est assez agréable car elle nous montre des acteurs en train de répéter avec les directions de molière pour chacun d'eux afin qu'ils jouent correctement leurs rôles, ce qui fait que la réponse de Molière est faite d'une façon agréable, qui ne risque pas de lasser le lecteur par son ton trop polémique.

J'ai apprécié ces deux pièces, même si elles sont moins drôles que les autres, car je ne connaissais rien de la Querelle de l'école des femmes. Elles offrent d'intéressantes mises en abymes et des informations quant aux positions de Molière sur le théâtre.

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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 14:46

SDC13159

Aujourd'hui nous allons parler du Neuromancien de William Gibson, qui m'a été offert par Ofelia à l'occasion du swap X-Files.

Case est un paumé, animé d'une pulsion de destruction, depuis que son ancien employeur pour le punir d'avoir essayé de le doubler, lui a injecté une drogue détruisant la partie de son système nerveux nécessaire pour se connecter à la matière, le rendant prisonnier de son corps. Du coup, quand un mystèrieux individu lui dit être en mesure de réparer les dégâts neurologiques qu'il a suivi, il ne faut pas longtemps à Case pour décider s'il va ou non accepter le job qu'on lui propose, sauf que celui-ci pourrait l'entraîner plus loin qu'aucun Hacker n'est allé.

Je voulais lire ce livre essentiellement parce qu'il fait partie des sources d'inspirations de Matrix, bien que ce soit assez différent, puisqu'ici il n'est pas question d'élu et personne ne vit constamment dans la matrice. Il ne s'agit pas non plus d'une lutte entre les hommes et les machines, et il n'y a aucune interrogation sur la réalité, ni belle histoire d'amour. Par contre, Case fait penser à Néo, tel qu'il est dans le premier film, avant qu'il n'ait accepté sa destinée. On retrouve Sion, qui ici est une sorte de communauté rasta. Avoir vu Matrix m'a pas mal aidé à suivre le livre, parce que du coup j'avais déjà une idée de ce qu'était la matrice et donc ça m'a permis de comprendre plus facilement ce que fait Case, car le livre n'est pas très explicatif, on grapille des détails au fur et à mesure, sans qu'il n'y ait jamais de longues explications.

J'ai bien aimé l'ambiance, son côté cyberpunk, en particulier le fait que la plupart des individus ont recours à la chirugie esthétique et ainsi se donne les visages et attributs qu'ils souhaitent, comme Molly qui peut faire sortir des lames de ses doigts ou les Modernes dont le visage implique des éléments animaliers(oui, moi, je voudrais bien des oreilles de Vulcains).

La fin était un peu trop rapide pour moi, car j'aurais aimé en apprendre davantage mais pour une première plongée dans l'univers cyberpunk, c'est une découverte agréable et j'en lirais peut-être d'autres à l'avenir.
Ce livre correspond à la lettre G dans ma liste pour le challenge ABC 2010.


challenge-Abc-2010.jpg
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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 16:25
L-avare.jpgAujourd'hui nous allons parler de l'Avare de Molière(et on ne se plaint pas dans le fond de la salle), pièce que j'ai lu vers minuit dans le cadre du RAT et que je ne crois pas que j'aurais lu sans le RAT vu que je m'attendais à une comédie un peu lourde comme les Fourberies de Scapin. Mais en fait non, je suis contente de mon choix, cette pièce m'a plût certainement plus que les Précieuses ridicules.

Harpagon est un homme riche mais qui n'en a pas les apparences car c'est un avare, il a donc recourt à toutes sortes d'expédient pour protéger sa fortune, comme l'usure, et ses enfants souffrent fortement de son avarice, car la seule chose qu'il aime vraiment c'est sa cassette qui est enterrée dans le jardin. Sa fille, Elise, est amoureuse de Valère, qui s'est déguisé en domestique pour pouvoir l'approcher tandis que son frère Cléante est amoureux de Mariane, une jeune femme pauvre, mais tous deux voient leurs espoirs de bonheur conjugal réduit à néant quand leur père leur annonce ses propres de mariage : il veut marier Elise au riche seigneur Anselme, son fils à une veuve ayant du bien tandis que lui-même épousera Mariane.

Comme pour l'école des femmes, on a un homme âgé qui jette son dévolu sur une jeune femme qui n'a pas envie de l'épouser mais qui n'est pas libre de refuser à cause de sa situation mais la fin verra le triomphe de la jeunesse par une incroyable révélation sur l'origine de la jeune fille en question qui lui donne ainsi la possibilité d'épouser qui elle souhaite, tandis que l'union entre un homme âgé et une jeune femme est repoussée parce que c'est quelque chose qui s'oppose trop au sentiment naturel, ce qui rejoint un peu le Phèdre où il est déjà posé le fait que les semblables s'attirent et que les jeunes sont fait pour être ensemble.
Mais la structure a aussi des ressemblances avec le Malade imaginaire puisque on a l'opposition entre les projets du père et ceux des enfants, avec la même scène de quiproquo dans l'annonce des projets d'Harpagon, dans les deux pièces, nous avons le problème des intérêts égoïstes du père face à l'amour, et le problème du fondement d'un mariage, où pour Molière l'amour compte davantage que les considérations matérielles.

J'ai trouvé la pièce très intéressante dans la manière dont elle peint la passion de l'avare, qui m'a fait pensé à un chapitre de Bachelard, dans la formation de l'esprit scientifique où il est question d'une érotisation de l'objet de la recherche, ce qui apparaît dans une des dernières scènes, où Valère parle de sa passion pour Elise, tandis que Harpagon croit qu'il parle de sa cassette, ce qui est assez drôle, car on voit le vocabulaire amoureux appliqué à une cassette sans qu'Harpagon se rende compte qu'il est impossible qu'un tel objet puisse être l'objet d'une pareille passion.
Sur le décalage des désirs de l'avare et la manière dont il projette son désir sur autrui, j'ai relevé sur ce thème, ce passage :

"Va-t-en l'attendre dans la rue, et ne sois point dans ma maison, planté tout droit comme un piquet, à observer ce qui se passe et à faire ton profit de tout. Je ne veux point avoir sans cesse devant moi un espion de mes affaires, un traître dont les yeux maudits assiègent toutes mes actions, dévorent ce que je possède, et furettent de tous côtés pour voir s'il n'y a rien à voler."


Harpagon est en train d'accuser  le valet de son fils de le voler, mais il est intéressant de voir que pour Harpagon, le fait même de regarder n'est pas un acte gratuit et que dans ce regard sur ce qu'il possède, il y a déjà une forme de prise de possession, le regard devient menace, pour Harpagon tout est motivé par le profit et la possession.

C'est une pièce intéressante et qui est par moment assez drôle, où l'Avarice est dépeinte avec précision, Harpagon étant un tyran domestique, qui n'a rien pour le sauver, contrairement au Malade imaginaire, qui est un peu touchant par sa peur de la mort et la manière dont il est la proie des autres, alors que l'Avare ne cède rien et est prêt à tout pour exploiter les autres.

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Published by The Bursar - dans Life is a stage
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Citations : Terry Pratchett

Interesting time, p.43
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Interesting Time p.19
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Le Huitième Sortilège p.87
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La huitième Couleur p.91
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Apes had it worked out. No ape would philosophize, "The mountains is, and is not." They would think, 'The banana is. I will eat the banana. There is no banana. I want another banana."
Unseen Academicals p.76
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'I would like permission to fetch a note from my mother, sir.'
Ridcully sighed. 'Rincewind, you once informed me, to my everlasting puzzlement, that you never knew your mother because she ran away before you were born. Distincly remember writing it down in my diary. Would you like another try ?'
'Permission to go and find my mother ?'
Unseen Academicals,  p.187
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'The knees should be covered. It is a well-known fact that a glimpse of the male knee can drive women into a frenzy of libidinousness.'
Unseen Academiacls, p.130
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"Lord Vetinari's rules : if it takes an Igor to bring you back, you were dead. Briefly dead, it's true, which is why the murderer will be briefly hanged. A quarter of a second usually does it."
Unseen Academicals, p. 98
*****
"I'm a wizard ! We can see things that are really there, you know,"said Ridcully. " And in the case of the Bursar, things that aren't there too."
Hogfather, p 98

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