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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 18:48
empirecontreattaque.jpgAujourd'hui nous allons parler de Star Wars épisode V : L'Empire Contre-Attaque, que j'ai revu en version cinéma et en anglais vendredi soir. Comme pour l'épisode IV, je préfère cette version à la version remasterisée.

Dans cet épisode, la situation sent le roussi pour la rébellion. L'empire vient de découvrir la localisation de leur base secrête, ce qui les oblige à évacuer les lieux en urgence. Luke part pour Dagobah afin de suivre l'enseignement de Yoda et devenir un chevalier Jedi, tandis que Han, Chewi, Leia, R2-D2 et C3-PO tentent d'échapper à Dark Vador.

Ce film est mon préféré de la série suivi de près par l'épisode VI. Ce que j'adore dans cet épisode c'est Yoda, déjà le fait que c'est une marionnette, je trouve que ça lui donne plus de charme que la version par ordinateur à laquelle on a droit dans la prélogie et qui se bat d'une façon plus très réaliste. J'aime énormément sa première apparition, quand il se fait passer pour un autochtone et fait tourner Luke en bourrique histoire de le tester.
En même temps, Yoda est assez émouvant, parce qu'il est vieux et il se retrouve avec Luke sur les bras, le dernier espoir des Jedi et Luke n'apparaît pas vraiment comme le candidat idéal, donc on est au moment où toutes ces années d'attente ont peut-être été vaines. J'adore l'enseignement de Yoda.

Mais, j'ai aussi découvert que la sagesse jedi n'était pas parfaite, parce que finalement Obi-Wan et Yoda manipulent Luke, avec leurs histoires de "ton père a été tué par Dark Vador". En plus je me suis demandé si empêcher Luke de secourir ses amis n'était pas le meilleur moyen de le faire basculer du côté Obscur, puisque c'est finalement une erreur du même genre qui a été commise avec Anakin.

J'ai aussi trouvé beaucoup de charme à Han Solo dans cet épisode, j'ai enfin découvert son plein potentiel durant cet épisode, avec son courage quand il va sauver Luke quand plus personne n'ose s'aventurer dehors.

J'aime aussi le tour que prend l'histoire dans cet épisode, avec les efforts de Luke pour ne pas passer du côté obscur, ceux de Han pour séduire la princesse Leia et les différents problèmes techniques du faucon millenium.

Sinon, dans les grandes questions idiotes que j'ai pu me poser dans ce film, il y a eût : "mais il a fait quoi, Yoda, pour passer le temps pendant toutes ces années sur Dagobah ? il n'y a même pas de livres dans sa cabane !"

Dans les jours qui viennent, je vous parlerai de Barry Trotter and the Unnecessary Sequel, de Daybreakers et peut-être d'Hôtel Woostock.

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Published by The Bursar - dans Retour vers le futur
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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 23:41
impulseinitiative.jpgAujourd'hui nous allons parler d'un livre que j'ai découvert grâce à Yueyin, et qui a aussi eu du succès auprès de Pimpi, qui m'a fait me détourner de mes fiches de philo en me faisant miroiter une histoire de bougeoir, de chemise de nuit et de bibliothèque. Il s'agit d'Impulse and Initiative, ou What if Mr Darcy had set out to win Elizabeth's heart ? C'est une variante de P&P, écrite par Abigail Reynolds, un auteur qui est spécialisée dans l'écriture de variante de P&P.

Le concept de cette variante se résume par ces trois questions qui figurent en 4ème de couverture de mon édition :


"What if... Instead of disappearing from Elizabeth Bennet's life after she refused his offer marriage, Mr Darcy had stayed and tried to change her mind ?
What If Lizzy, as she gets to know Darcy, finds him undeniably attractive and her impulses win out over her sense of propriety  ?
What if... Maddly in love and mutually on fire, their passion anticipates their wedding ?"

En bref, que se serait-il passé si Mr Darcy avait été pris d'une passion telle pour Elizabeth qu'il n'eût pu supporter l'idée de ne plus la revoir, après l'échec de sa demande en mariage et que le colonel Fitzwilliam soit parvenu à le convaincre de retourner dans l'Hertfordshire pour faire à nouveau sa cour à Lizzie ?

Ce livre nous offre un mr Darcy qui a des airs de Mr Rochester, avec les remords en prime, car c'est un Darcy très passionné que nous découvrons ici, qui rencontre de grandes difficultés à maîtriser son désir pour Elizabeth et qui finalement est prêt à envoyer promener les convenances si celles-ci se trouvent entre lui et l'objet désiré. Donc il vaut mieux parfois ne pas trop réfléchir en lisant ce livre, car des questions comme "non, mais sérieusement, Darcy agirait-il vraiment comme ça ? vous êtes sûr qu'on parle du même ?" pourraient sinon se poser, or ce sont là des détails auxquels il ne faut pas trop s'attacher pour apprécier ce livre.


C'est une lecture très plaisante, si tout ce que l'on y cherche c'est une bonne romance, avec un certain Mr Darcy en principal protagoniste. Il n'y a là rien de romanesque comme dans The Darcys and the Bingleys, mais il faut être prêt à accepter le postulat de départ qui est que Darcy et Lizzie puisse être gouvernés par leurs passions et non par leur raison.
J'ai réussi à peu près à le faire, jusqu'au moment de LA scène, parce que c'est l'événement tant attendu et c'est très agréable de suivre la cours que Darcy fait et les différents problèmes qui se posent autour du simple fait de se tenir la main, mais j'ai trouvé que LA scène arrivait trop tôt, parce qu'elle a lieu aux environs de la page 194, or le livre fait 390 pages... donc j'aurais aimé qu'elle se fasse davantage attendre et qu'il y ait davantage d'exploration des bosquets de Pemberley, parce qu'une fois arrivée à ce moment-là, je me suis demandé de quoi on allait bien pouvoir nous parler le reste du livre, parce qu'après il n'y a plus vraiment de fil conducteur, on rejoint un peu certains événements de P&P et on suit un des événements traditionnels des suites mais c'est moins satisfaisant, il n'y a plus vraiment cette surprise comme dans la première partie du livre.

Plus spécifiquement et là, il pourrait y avoir des spoilers :

Je suis déçue de la manière dont est traité le mariage de Jane et Bingley, car finalement, on n'y assiste pas, on ne sait même pas pourquoi leur mariage est retardé et après on ignore tout de ce qui se passe de leurs côtés, Lizzie mène sa petite vie de maîtresse de Pemberley et les Bingleys ne viennent même pas en visite !
Je regrette aussi que l'auteur ait choisi de garder l'épisode avec Whickam, parce que j'avais tout oublié de cette affaire jusqu'au moment où les deux lettres sont arrivées à Pemberley, et là je me suis dit "tiens voilà comment l'auteur va nous faire passer le temps", mais en fait il n'a pas été question du départ de Lydia au début du livre(ou alors ça ne m'a vraiment pas marquée) ou de l'opposition de Lizzie à ce voyage, et je ne trouvais pas logique que le voyage à Brighton ait lieu, alors que Bingley est de retour et donc la perspective pour Mrs Bennet de marier ses filles grâce à la société de Mr Bingley et le fait que du coup l'ambiance n'est plus d'un complet ennui. En plus, je trouvais le coup de Whickam qui part avec Lydia pour atteindre le porte-feuille de Darcy comme très tiré par les cheveux, ça m'aurait davantage plût si la solution trouvée avait été différente et que le mariage n'ait pas eu lieu.
Je trouve surtout dommage que nous n'ayons pas le droit à la réaction de Mr Collins et de Lady Catherine face au mariage de Darcy, j'aurais préféré ça à Whickam.
J'ai aussi un peu de mal avec le besoin de nos deux amoureux de toujours tout se dire et surtout la capacité de Darcy de toujours sauter à la pire conclusion et son grand besoin d'être rassuré, au moment où il fait sa cours, je comprends qu'il manque d'assurance mais après j'ai eu plus de mal avec cette vision du personnage, en particulier toute l'histoire autour de Lady Anne.

Voilà pour les spoilers.


Sinon, j'ai pris beaucoup de plaisirs à cette lecture et je ne regrette pas du tout de l'avoir lu, je pense même lire une des autres variantes écrites par cet auteur, si jamais son oeuvre est rééditée, car The Last Man in the World me tente beaucoup car il suit la piste du "que ce serait-il passé si Lizzie avait accepté la première demande en mariage de Darcy ?" qui est une question qui m'intéresse beaucoup, car à sa place, j'aurais accepté sa demande, parce que les réserves que Darcy émet me séduisent car ça prouve qu'il a bien considéré la question et qu'il est vraiment amoureux pour être prêt à surmonter tous ces inconvénients, mais du coup je suis très curieuse, quant à la manière dont on peut arriver à un happy end dans ces circonstances.

Il s'agit de mon dernier ouvrage pour le challenge Jane Austen 2009, puisque je n'aurais pas l'occasion de lire d'autres ouvrages ou de voir d'autres adaptations d'ici la fin du mois.

Pour finir, je vous laisse sur l'épisode des fleurs sauvages :

"Tomorrow is a very long time away, Miss Bennet," he said persuasively.
She gave him an arch look. "I suppose you will say next that no one has taken the time to show you the wildflowers that bloom behind the churchyard wall."
"Are they very private wildflowers ? "
"They never share their secrets with anyone," sge assured him gravely.
"Have I mentioned, Miss Bennet, that wildflowers are a particular passion of mine, and that I hope that they are very nearby ?"
"I would not want to keep you from one of your particular passions, sir," she said provocatively.

challenge-Austen.jpg
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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 10:12
les-onze-mille-verges.jpgAujourd'hui, nous allons à nouveau parler d'Apollinaire, avec cette fois, les onze mille verges.

Pour une fois la présentation sera celle donnée par l'éditeur :

« Je mets ma fortune et mon amour â vos pieds. Si je vous tenais dans mon lit vingt fois de suite je vous prouverais ma passion. Que les onze mille vierges ou même onze mille verges me châtient si je mens!»


Le prince Vibescu de Bucarest a grand appétit et il paraît qu'à Paris, les femmes ont cuisse légère. Alors sus, à l'abordage ! Juste là de quoi éveiller notre prince qui entend s'ouvrir à de multiples horizons charnels et entreprend un voyage frénétique où toutes les combinaisons sont possibles. Mais attention : qui aime bien châtie bien.

Ce livre circulait sous le manteau au début du siècle et il fut même chuchoté que l'on y trouvait du « Sade accommodé à la sauce rabelaisienne ».

J'ajouterai que les tribulations de Mony, notre prince Vibescu, mêlent orgie, à des scènes scatologiques qui par moment dépassent ce que l'on peut trouver dans Sade, on a des crimes et un bonne dose de nécrophilie. J'ai trouvé cette histoire moins écoeurante que les cent vingt journées de Sodome de Sade ou Un roman sentimental de Robbe-Grillet, parce que la plupart des sévices vraiment écoeurantes sont infligées à des cadavres, à l'exception de l'épisode du bébé.

Ce que j'ai trouvé particulièrement intéressant dans le livre, c'est l'humour que l'on y trouve, mêlé de références littéraires, on a ainsi un sonnet intitulé épithalame, qui se termine par ce vers de Corneille "Cette obscure clarté qui tombe des étoiles" et qui pendant les treize vers précédant parle de l'acte charnel en un langage qui fait que je ne puis le mettre ici, ce qui est dommage car j'aurais adoré commenter le détournement du sonnet et de fait, la parodie du poème amoureux.
J'ai aussi relevé cette référence à Ovide :

"-Ce sacré général Kokodryoff, dit-il en chemin, était un stratège remarquable sans doute, il avait deviné le siège de Port-Arthur et vraisemblablement m'y a fait envoyé pour se venger de ce que j'avais surpris ses relations incestueuses avec son fils. De même qu'Ovide j'expie le crime de mes yeux, mais je n'écrirai ni les Tristes ni les Pontiques. Je préfère jouir du temps qui me reste à vivre."


Mais une remarque qui m'a particulièrement amusée est celle-ci :

"Le double assassinat dans l'Orient-Express alimenta les journées pendant six-mois. On e trouva pas les assassins et le crime fut mis au compte de Jack l'Eventreur, qui a bon dos."

L'écriture d'Apollinaire est très agréable à lire, l'humour et l'excès des situations rendent les aventures de Mony plaisantes, c'est un livre que je pourrais relire contrairement aux cent vingt journées ou à Robbe-Grillet, car la manière dont Apollinaire décrit ce qui se passe rend les choses un peu moins horribles, mais âmes sensibles s'abstenir, parce qu'il y a des scènes assez gores et des sévices infligées à un bébé, donc ce n'est pas un livre à mettre entre toutes les mains.
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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 18:07
l-Heresiarque-and-cie.jpgAujourd'hui nous allons parler d'un recueil de contes : L'Hérésiarque et Cie de Guillaume Apollinaire.

Le recueil contient 23 contes composés entre 1902 et 1910 :

- Le passant de Prague
- Le sacrilège
- Le juif latin
- L'hérésiarque
- L'Infaillibilité
- Trois histoires de châtiments divins : Le giton, La danseuse, D'un monstre à Lyon ou l'envie
- Simon mage
- L'otmika
- Que vlo-ve ?
- La Rose de Hildesheim
- Les pèlerins piémontais
- La disparition d'Honoré Subrac
- Le matelot d'Amsterdam
- Histoire d'une famille vertueuse, d'une hotte et d'un calcul
- La serviette des poètes
- L'amphion faux messie ou histoires et aventures du baron d'Ormesan : Le guide, Un beau film, Le cigare romanesque, La lèpre, Cox-City, Le toucher à distance

Jusqu'à Simon mage, les histoires tournent autour de la thématique de la religion, avec ainsi, le Passant de Prague qui revisite le mythe du Juif errant ou le sacrilège qui raconte ce qui se passe quand un moine décide d'aller consacrer tous les pains de la ville. Les quatre contes suivants ont pour thème des histoires d'amour plus ou moins contrariés, la disparition d'Honoré Subrac est une histoire d'homme invisible, le matelot d'Amsterdam comme Un beau film raconte une histoire où un passant est fait prisonnier et forcé d'en tuer un autre, et l'Amphion faux messie est une série de récit savoureux autour du baron d'Ormesan arnaqueur aux aventures extraordinaires, comme dans Le guide, où il invente un nouvel art, l'amphionie qu'il présente ainsi :

"L'instrument de cet art et sa matière sont une ville dont il s'agit de parcourir une partie, de façon à exciter dans l'âme de l'amphion ou du dilletante des sentiments ressortissant au beau et au sublime, comme le font, la musiqque, la poésie, etc.
Pour conserver les morceaux composés par l'amphion, et pour que l'on puisse les exécuter de nouveau, il les note sur un plan de la ville, par un trait indiquant très exactement le chemin à suivre."


Et dans les faits, cela consiste à emmener promener des touristes japonais en leur faisant croire qu'ils sont en train de voir le Louvre ou l'Elysée alors qu'en fait il s'agit d'un bâtiment quelconque de Paris.

Dans ce recueil se mêlent des histoires de crimes ou de châtiments sanglants, le giton possèdant des éléments que l'on va retrouver dans les onze mille verges dont je vous parlerai bientôt, des histoires étranges et un certain nombre d'histoire qui tourne en dérision la religion. C'est un recueil agréable à lire et qui se lit rapidement, j'ai eu une préférance pour les aventures du baron d'Ormesan et celles qui avaient pour thème la religion.

En tout cas, ce livre m'amène à m'interroger sur ce qu'est un conte, parce que j'étais restée sur le concept de "il était une fois..."avec des histoires de princesses ou d'animaux parlants, donc je pense qu'il va falloir que je me mette à jour sur la question, parce qu'avec Robbe-Grillet et Apollinaire ma conception des choses a été pas mal ébranlée.

Ce livre a été lu dans le cadre du challenge ABC 2010.

challenge-Abc-2010.jpg
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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 14:06

le-silence.gifAujourd'hui je vais vous parler de deux pièces que j'ai lu à l'occasion du RAT, le Silence et C'est beau de Nathalie Sarraute.

Le Silence nous montre six personnages dont le dialogue va être perturbé par le silence d'un septième personnage.
Tout commence sur les tentatives de F.1, F.2, F.3, F.4 et H.2  pour convaincre H.1 de continuer le récit qu'il faisait sur des petits châlets qu'il avait vu, mais le silence de Jean-Pierre l'empêchait de continuer, il ne trouve plus les mots et n'a plus l'envie de poursuivre, son discours provoquant en lui un malaise, il va chercher à interpréter le silence de Jean-Pierre. Chacun va essayer d'y donner un sens, des tentatives seront faites pour relancer le dialogue en vain, l'angoisse va apparaître et la situation ne pourra retrouver la normalité qu'avec une parole de Jean-Pierre.

C'est Beau explore également le problème d'une présence qui pèse sur le discours en mettant un père et une mère qui se dispute car la présence de leur fils les empêche de dire "c'est beau" devant une oeuvre. Le jugement que le fils peut porter, empêche les personnages de s'exprimer et attache une impression d'angoisse à cette expression toute simple et un fossé se creuse entre les parents et l'enfant que l'on essaye de combler maladroitement, tout comme dans le Silence, on essaie d'obtenir une parole de Jean-Pierre.

J'ai trouvé ces deux pièces intéressantes par la manière dont elle traite de la problématique du langage, et la lutte qui s'établit entre les personnages dans leur tentative pour affronter ce regard qui est peut-être hostile ou sur lequel chacun projette ses craintes, et qui nous montre le langage est ce qu'il est angoissant, car un rien peut le mettre en danger.

Le Silence a été lu dans le cadre du challenge Abc 2010.
challenge-Abc-2010.jpg
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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 23:57
Comme je viens de rentrer d'une super soirée être bloggueuses et que je suis pas mal fatiguée(mais non, le saké chaud n'a rien à voir dans cette histoire...), je vais me contenter d'un petit tag qui circule depuis quelques temps et qui consiste à publier la première photo du premier dossier photo dans mes images.

J'ai été gracieusement tagguée par Resmiranda, il y a quelques jours, donc voici ma première photo :


Photos-0215.jpg


Vous aurez peut-être reconnu le Panthéon, ce n'est même pas une photo que j'ai prise, ça fait partie des photos prises par une de mes amies à l'occasion d'un premier janvier dans l'appartement que j'ai occupé durant mes deux premières années à Paris et qui se trouvait juste à côté du Panthéon, mais le pire dans tout ça, c'est que c'est certainement une des rares photos du Panthéon que j'ai. Car j'ai toutes sortes de vue de la tour Eiffel, de Fontainebleau mais je n'ai jamais vraiment pensé à prendre le Panthéon en photo.

Pour ma part, je taggue Cachou et Neph, parce que je ne me rappelle pas avoir vu la première photo de leur premier dossier photo.
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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 15:08
lesbian-vampire-killers.jpgAujourd'hui nous allons parler de Lesbian Vampire Killers, film que j'avais perdu l'espoir de voir vu qu'il n'est pas passé au ciné. Par chance, je suis tombée dessus sur tf1 vision, donc comme le prix n'était pas trop élevé, je me suis aussitôt empressée de le télécharger.

Jimmy Maclaren vient de se faire larguer pour la septième fois par sa copine qui ne cesse le manipuler tandis que Fletcher vient de se faire virer par sa patronne sévère parce qu'il a mis un coup de poing à un gosse de sept ans : être clown quand on déteste les gosses ce n'est pas l'idée du siècle.
N'ayant pas le moral ni d'argent, ils décident de partir faire une randonnée pour se changer les idées le temps d'un week-end et finissent dans un petit cottage en pleine forêt à côté d'un village flippant, en compagnie d'étudiantes très sexy.
Sauf que le village est sous le coup d'une terrible malédiction : toutes les jeunes filles du village arrivées à l'âge de 18ans se transforment en vampires lesbiennes. Seul le dernier de la lignée des Maclaren pourra sauver le village ou permettre à Carmilla la reine des vampires de revenir plus puissante que jamais. Du coup nos deux héros vont avoir fort à faire s'ils ne veulent pas finir dévorés.

J'ai passé une très bonne soirée devant ce film, la bande-son était remarquable pour un film de ce genre. J'ai apprécié la manière dont ce film parodiait les films de vampires, certaines répliques étaient même savoureuses, comme lorsque Fletcher exprime son indignation face à la situation :

"la prochaine fois, je me ferais peut-être sodomiser par un loup-garou homo !"


lesbiankillers.jpgD'ailleurs le personnage de Fletcher est une bonne surprise car on s'attend au traditionnel gros lourdaud et finalement il s'avère plus brillant que prévu, puisque lui, il n'a aucune envie de se laisser embobiner et de risquer de se faire dévorer en jouant les héros, et a assez d'esprit critique pour percevoir les ridicules de cette chasse aux monstres. J'aime particulièrement ce qu'il répond au prêtre qui essaie de l'embarquer dans sa lutte contre les ténèbres :

"Arretez, je vous en prie, vous êtes en train de me dire que vous allez laisser les ténèbres s'emparer de cette planète et que vous allez laisser vos amis mourir, vos amis !"

"Ben, y a que Jimmy que je connais bien, la fille, je viens de la rencontrer ce soir."


Sinon, pour les autres personnages, on a le prêtre, qui est l'archétype du personnage, avec le grand manteau, les crucifix et les grands discours de fanatiques mais sans la carrure, du coup on n'y croit pas, ce qui rend le personnage ridicule, car son côté complètement illuminé apparaît.

La grande méchante de l'histoire c'est Carmilla, ce qui a été une découverte très agréable quand le film a commencé, car après tout quel vampire serait plus approprié que Carmilla pour être à l'origine d'un groupe de vampires lesbiennes ? Le film ne reprend pas l'histoire que l'on trouve chez Sheridan Le Fanu, ici c'est l'épouse d'un chevalier que Carmilla a séduite et initiée, en son absence, aux plaisirs saphiques. Ce n'est pas si idiot que ça en fait,le concept de vampires lesbiennes, parce que Dracula, dans les films de la Hammer, s'attache surtout à des jeunes femmes  et les tient sous son charme, donc il est logique que des vampires qui viennent de Carmilla fassent de même succomber à leurs charmes d'autres jeunes femmes.

lesbian_vampire_killers_4.jpgLes vampires, elles, sont dans la tradition des trois vampires femelles sur lesquelles tombe Jonathan Harker.

Dans le côté particularité des vampires, on a le fait qu'elles ne tombent pas en poussière, mais explosent plus ou moins en répandant une substance blanchâtre et gluante...

Le film s'avère présenté une lutte entre les forces masculines et les forces féminines, les vampires lesbiennes représentant le refus de l'Homme et l'arme sensée vaincre Carmilla n'est autre que l'épée de Godichou, qui se termine par un phallus, ce que je trouve bien trouvé parce que, bon, le coup de l'épée symbole phallique et des histoires de luttes entre le principe masculin et féminin, ça fait partie des trucs éculés de l'interprétation, donc au moins là on a une dérision de ces interprétations symboliques par leur explicitation.

C'est un film qui s'avère plus intelligent que prévu(c'est-à-dire que mis à part Bienvenue à Zombieland, mes dernières parodies de film d'horreur remontent aux premiers scary movie, donc en comparaison ce film propose une mise en question intelligente des structures des films d'horreur)et qui propose des trouvailles intéressantes(notamment l'idée de faire des bombes à eau bénite avec des capotes), donc c'est un film sympa pour passer une bonne soirée de détente.
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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 17:49
remains-of-the-day.jpgAujourd'hui nous allons parler de The Remains of the Day de Kazuo Ishiguro, livre que j'ai voulu lire après avoir vu la magnifique adaptation avec Anthony Hopkins et Emma Thompson.

L'histoire se déroule sur six jours et raconte le voyage qu'entreprend Mr Stevens, le majordome de Darlington Hall dans le but de revoir celle qui vingt ans plus tôt en était l'intendante, dans l'espoir que celle-ci veuille revenir à Darlington Hall. Mais à mesure que son trajet avance, Mr Stevens se retrouve plongé dans ses souvenirs du temps de la splendeur de Darlington Hall, sous son précédent employeur Lord Darlington, avant que celui-ci ne tombe dans la disgrâce, et quand Miss Keaton travaillait à ses côtés...

Ce livre mélange d'un côté le récit du voyage où notre majordome prend pour une fois le temps d'apprécier les choses et de l'autre des souvenirs derrière lesquels on perçoit autre chose, car derrière l'apparence du parfait majordome, il y a certains conflits ou plutôt des remises en question de ses choix, comme le fait de ne pas avoir dit les mots qui auraient empêché Miss Keaton de se marier avec un autre, ou sa foi en Lord Darlington, qui s'est avéré ne pas être si digne du dévouement de Stevens, mais ces doutes, Stevens ne les expose jamais vraiment, Ishiguro nous laisse deviner ce qui se cache derrière les paroles du narrateur qui a un moment où sa vie perd son sens, cherche à lui redonner sa cohérence en insistant sur le caractère professionnel de sa relation avec Miss Keaton ou sur les nobles intentions de Lord Darlington.

L'usage du "on" est très intéressant dans ce texte, car on a l'impression d'un effacement du narrateur, qui cherche à éliminer ce qu'il y a d'individuel dans son récit, il s'efface, comme il s'efface quand il s'adresse à son employeur, les mécanismes de son fonction rejaillisse dans la structure narrative. C'est un texte qui est très agréable à lire par son style.

J'ai énormément aimé le personnage de Mr Stevens, qui n'a vécu que pour être un bon majordome et qui nous explique ce qui fait la valeur d'un majordome.

Certainly it is observable that figures like Mr Marshall and Mr Lane have served only gentlemen of indisputable moral stature - Lord Wakeling, Lord Camberley, Sir Leonard Gray - and one cannot help get the impression that they simply would not have offered their talents to gentlemen of lesser calibre. Indeed, the more one considers it, the more obvious it seems : association with a truly distinguished household is a prerequisite of 'greatness'. A 'great' butler can only be, surely, one who can point to his years of service and say that he has applied his talents to serving a great gentleman - and through the latter, to serving humanity.


Je n'ai pu m'empêcher me le représenter sous les traits et avec la voix d'Anthony Hopkins.

Donc c'est un livre que j'ai vraiment apprécié et je l'ai lu dans le cadre du challenge Abc 2010.

challenge-Abc-2010.jpg

CLAP-Donnie.jpgEt sinon, pour une fois que j'y pense, j'ai lu un bout de ce livre au réveil pendant le rat, puis dans le bus 57 menant à Arcueil avec mon tumbler dans l'autre main en essayant d'éviter de me retrouver avec du café partout à chaque secousse, puis dans la cour de la maison des examens le jour de la dissertation pour le capes de lettres classiques. Et après j'ai dû en lire un tout petit bout avant the Wolfman.


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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 12:18
bitter-gold-hearts.jpgAujourd'hui nous allons parler de Bitter Gold Hearts de Glen Cook, deuxième livre de la série des Garrett, détective privé.

Pendant que la Stormwarden Raver Styx est au loin, quelqu'un kidnappe son fils et une forte rançon est demandée. Garrett n'est au départ embarqué dans cette affaire que pour faire peur aux ravisseurs et les décourager de faire du mal à Karl mais la situation va vite devenir plus qu'une simple histoire de kidnapping plus ou moins douteux, quand Amiranda Crest se fait tuer. L'affaire devient personnelle pour Garrett et il est bien décidé à aller jusqu'au bout pour retrouver qui a donné l'ordre de la faire tuer.

Dans ce volume nous suivons une enquête de garrett qui le mène à fourrer son nez dans une des familles les plus dangereuses de TunFaire. L'enquête est intéressante, assez complexe et on y retrouve les personnages du précédent tome comme Morley Dotes, mais surtout l'Homme Mort, avec qui Garrett vit à présent et qui occupe une plus grande place dans ce livre.

Dans ce tome, on n'a pas vraiment de grands conseils diététiques de Morley mais davantage de scènes sur les particularités de l'Homme Mort, ce qui me convient vu que j'aime beaucoup l'Homme Mort.

Ce qui est aussi satisfaisant, c'est l'absence de répétition, car Glen Cook arrive à introduire ses personnages sans répéter les informations du tome précédent, ce qui est une faute que l'on trouve par contre dans les Anita Blake.

Ce tome nous fait découvrir encore une autre facette de Tunfaire avec cette fois la Stormwarden Raver Styx et des ogres.


C'est une lecture agréable, où Fantasy et vieux Polar se mêlent à merveilles.

C'est la lette C de ma liste pour le challenge ABC 2010.

challenge-Abc-2010.jpg 
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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 23:21
SDC13169Voici un billet certainement attendu par celles qui ont suivi mes aventures du RAT, car aujourd'hui, je vais vous parler du troisième livre de la série des Love at Stakes de Kerrelyn Sparks : Be Still My Vampire Heart.

Nous sommes quelques mois après Vamps and the City et des vampires appartenant au Coven Russe se sont fait tuer, les Russes accusent le Coven américain d'avoir fait le coup, il est donc nécessaire pour Roman et ses alliés de trouver qui exécute des vampires s'ils veulent empêcher qu'une guerre ne se déclenche.
C'est donc à Angus MacKay, chef du coven britannique et spécialiste de la sécurité, que revient cette tâche, sauf qu'il tombe sous le charme de la tueuse et est bien décidé à la convaincre de cesser ses activités.

Dans ce tome, on retrouve la lutte entre la division d'élite de la CIA qui est hostile à tous les vampires et le coven de Roman, et Casimir continue de projeter sa présence menaçante.
La grande qualité de ce livre est que l'Homme n'est autre qu'Angus, c'est-à-dire un vampire écossais, qui porte kilt, a un sporran,  une claymore et un merveilleux accent écossais(un peu comme Scotty dans Star Trek TOS, c'est-à-dire qu'il parle en employant toutes sortes de termes écossais telle lassie ou a wee bit, d'ailleurs je n'ai pu m'empêcher de l'imaginer avec la voix de Scotty)et il a, niveau morale, le petit côté comme on en fait plus : c'est the gentleman des temps passées, où il faut se mettre au service de la dame.
Comme ces prédécesseurs, ce livre laisse une certaine place à l'humour et le kilt donne lieu à des scènes particulièrement cocasse comme lorsque  notre héros tombe sur deux bimbos en état d'ébriété qui voudraient bien le faire monter chez elles :

Lindsay leaned toward Angus, making his eyes water from the fumes on her breath. "I live your skirt. Is it Versace ?"
" 'Tis called a kilt. I have a tailor in Edinburgh."
"Oooh, you must be Irish."


SDC13168Et je ne vous mettrais pas en extrait la fameuse scène du piège dont certaines ont déjà entendu parler, histoire de vous laisser découvrir ce passage assez savoureux.

L'histoire d'amour en elle-même est satisfaisante, avec le schéma traditionnel de la poursuite  et ses différents incidents avant la consommation finale, et l'héroïne se révèle intéressante.

Mon seul reproche est que la fin a des éléments similaires avec la fin du précédent c'est-à-dire que Roman vient de nous faire une nouvelle découverte scientifique miraculeuse qui va permettre de venir  apaiser le sentiment de culpabilité d'un des personnages et de ce fait lui permettre d'atteindre le bonheur. J'espère donc que dans le prochain on ne va pas nous déterrer une cause de culpabilité qui ronge Jean-Luc Echarpe, parce que dans un livre ça va, deux passe encore mais si ça se répète dans toute la série, j'ai peur que ça finisse par me gâcher mon plaisir. Par contre, j'ai bien aimé la décision que prend l'héroïne car c'était moins attendu vu le dénouement des précédents mais ça me rend Emma Wallace encore plus chère.

C'est une série que j'aime beaucoup, parce qu'elle mêle romance et humour et possède une intrigue qui lui est propre et qui vient en plus s'insérer dans une plus grande, ce qui fait qu'on n'est pas juste dans une histoire où l'on a l'impression que les péripéties sont là juste pour passer le temps parce qu'il faut bien remplir le livre, ce qui est l'effet que m'a fait Twilight et Dead Until Dark, où les problèmes de coeur de personnages sont tellement mis en avant que l'on a du mal à voir s'il y a une autre histoire et où les personnages arrivent tellement vite à obtenir ce qu'ils veulent qu'on se demande ce qu'on va bien pouvoir nous raconter d'intéressant dans les deux cent pages qui restent.

Je pense sûrement lire la suite bientôt, puisque l'Homme sera Jean-Luc Echarpe, le vampire français qui travaille dans la mode et dont j'ai déjà apprécié  les différentes apparitions.

Pimpi a également lu ce livre, si vous voulez avoir son avis.

J'ai lu ce livre non seulement dans le cadre du RAT mais surtout dans le cadre de The Dark Side Challenge également organisé par Chrestomanci.


Dark-side-challenge.jpg
Et je vous laisse sur deux extraits qui m'ont fait sourire :

He stepped closer. "And yer name ?"
Name ? Good heavens, the way he was looking at her, her pulse was taking off at warp speed, but her brain was barely on life support. More power to the engines, Scottie.

Her mouth twitched with amusement. Damn him. Why couldn't she find a live man this charming and attractive ? Apparently all the good men are married... or dead.


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Published by The Bursar - dans Sexy Undead
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Citations : Terry Pratchett

Interesting time, p.43
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Interesting Time p.19
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Le Huitième Sortilège p.87
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La huitième Couleur p.91
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Apes had it worked out. No ape would philosophize, "The mountains is, and is not." They would think, 'The banana is. I will eat the banana. There is no banana. I want another banana."
Unseen Academicals p.76
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'I would like permission to fetch a note from my mother, sir.'
Ridcully sighed. 'Rincewind, you once informed me, to my everlasting puzzlement, that you never knew your mother because she ran away before you were born. Distincly remember writing it down in my diary. Would you like another try ?'
'Permission to go and find my mother ?'
Unseen Academicals,  p.187
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'The knees should be covered. It is a well-known fact that a glimpse of the male knee can drive women into a frenzy of libidinousness.'
Unseen Academiacls, p.130
*****
"Lord Vetinari's rules : if it takes an Igor to bring you back, you were dead. Briefly dead, it's true, which is why the murderer will be briefly hanged. A quarter of a second usually does it."
Unseen Academicals, p. 98
*****
"I'm a wizard ! We can see things that are really there, you know,"said Ridcully. " And in the case of the Bursar, things that aren't there too."
Hogfather, p 98

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Bienvenue au sein de la vallée des grenouilles séchées,  blog d'une prof de lettres classiques fan de Star Trek et de Terry Pratchett.
Vous trouverez ici mes impressions sur des ouvrages que j'ai lu, des films qui ont retenu mon attention et parfois des séries.
 
Sur ce, je vous souhaite une bonne navigation mais méfiez-vous d'une chose, j'ai une tendance à m'adresser plus à ceux qui ont lu ou vu ce dont je parle, donc quand ce n'est pas votre cas, évitez de continuer votre lecture quand vous atteignez le paragraphe commençant par "dans le détail" ou voici la partie spoiler mais dans la plupart des cas, les spoilers sont en surlignés.

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De mon côté, je vais faire le challenge Valar !

 

Jusqu'ici j'ai peu avancé.

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Le Silmarillion

The Fellowship of the Ring

The Two Towers

 

L'adieu au Roi, chansons pour J.R.R. Tolkien

Beowulf

 

 

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