Lundi 1 février 2010
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23:48
Ce soir, je suis allée voir Sherlock Holmes en avant-première et je n'ai pas été déçue, Robert Downey Jr incarne un
très bon Sherlock Holmes, plus maladroit que dans le livre au sens où c'est ici sur Holmes et non sur Watson que va reposer le côté comique du film.
Il colle à la description qui est donné de Holmes dans une étude en rouge(dont j'ai parlé ici), car Holmes est d'abord décrit à Watson en ces termes :
"Holmes is a little too scientific for my tastes - it approaches to cold-bloodedness. I could imagine his giving a friend a little pinch of the lattest vegetable alkaloid, not out of malevolance,
you understand, but simply out of a spirit of inquiry in order to have an accurate idea of the effects. To do him justice, I think he would take it himself with the same readiness. He appears to
have a passion for definite and exact knowledge."
Ce qui apparaît bien dans le film, où Holmes fait des expérimentations sur le chien, le fameux bull pup dans le premier chapitre d'une étude en rouge et dont il n'est plus jamais question, ce qui
a mené certains à s'interroger sur les possbiles sens métaphoriques de cette expression, et Holmes empoisonne aussi un chien à la fin d'une étude en rouge pour prouver sa théorie(le chien était
mourrant et devait être euthanasié par Watson), donc j'ai trouvé que c'était pas mal d'avoir réintroduit le chien.
Ensuite on a plusieurs reprises Holmes en train d'essayer de nouveaux moyens de faire une chose comme inventer un silencieux, ce qui est présent encore dans une étude en rouge où lors de la
première apparition de Holmes, celui-ci vient de découvrir un moyen infaillible d'identifier les traces de sang.
Le seul bémol à mon avis est que
sa consommation de cocaïne et de morphine est remplacée par une tendance à avaler n'importe quelle substance alccolisée, ce qui ne colle pas trop dans le personnage. Pour ce qui est du côté
bordélique, je ne me rappelle plus assez des livres pour pouvoir le dire, car je ne crois pas que ce soit à ce point, mais il y a effectivement le fait que Holmes tire des coups de feu dans
l'appartement et procède à toutes sortes d'expériences. Le violon est là, ce qui est tout fait génial, parce qu'on retrouve du coup le fait qu'il joue des notes au hasard quand il est plongé dans
ses pensées.
Par contre ce que j'ai apprécié comme bien trouvé, c'est les moments où l'on suit la réflexion de Holmes lors d'un combat et donc l'usage qu'il fait de ses déductions pour remporter le combat,
car je n'avais pas pensé à relier ses talents de boxeurs et d'escrimeurs à ses facultés déductives alors qu'il est évident qu'elles doivent lui servir puisqu'un combat repose beaucoup sur la
stratégie.
Par contre, je n'ai rien relevé donnant à penser que Holmes soit gay(je dis ça pour toutes les personnes qui vont tomber sur cet article suite à une recherche sur google avec comme mot-clef
Holmes gay), parce que dans le livre, il n'accueille pas avec joie le mariage de Watson, donc qu'il cherche à le saboter un peu ne veut pas dire qu'il éprouve une attraction d'ordre sexuelle pour
Watson, il peut très bien apprécier la compagnie de Watson amicalement, le seul truc c'est que Holmes se retrouve avec un petit côté Dr House par son manque d'engouement pour le mariage de
Watson
Pour ce qui est de sa relation avec Irène Adler, j'en reparlerai bientôt, quand j'aurai relu un Scandale en Bohème, mais c'est sympa d'avoir ressorti La femme.
Sinon, niveau interprétation, je n'ai pas encore décidé si je préfèrais Robert Downey Jr ou Peter Cushing, car le Holmes de Cushing est élégant, avec des remarques cruelles, assez froid ce que
j'aime beaucoup, tandis que celui de Downey Jr est plus orienté sur le côté excentrique de Holmes, plus soucieux de sa personne que des autres mais qui en même temps, montre diverses facettes de
Holmes. J'aime beaucoup le moment où il découvre qu'on est en Novembre... c'est très dans le personnage qui refuse de faire de la place dans sa mémoire pour toutes informations inutiles.
Par contre, je veux le poster avec Robert Downey Jr(le premier, pas le second), ça doit être de l'avoir vu partout dans le métro mais mantenant j'ai envie de l'accrocher au-dessus de mon lit.
Pour ce qui est de Watson, Jude Law est parfait, car c'est un personnage beaucoup plus proche du livre que ce que l'on trouve souvent dans les adaptations où Watson est un brin
bedonnant, lent à comprendre et inutile, alors que là, Watson est plutôt fin, ce qui colle avec le fait que quand il revient d'Afghanistan, il est particulièrement amaigri suite aux privations et
maladies qu'il a enduré.
C'est ici un homme d'action un brin brutal, trait qui n'ont rien de déplacé chez un ancien militaire. Il est peut-être ici plus violent que dans les livres, mais en même temps, dans les livres
c'est lui qui raconte donc on peut envisager que ce sont des détails passés sous silence, mais qui sont plausibles, car si vous allez affronter un dangereux meurtrier, vous n'allez peut-être pas
demander à une version de Sheldon ou de Daniel Jackson pour vous accompagner. Ici Watson n'est pas stupide, c'est quelqu'un d'une intelligence normale, qui a les pieds sur terre et qui veille sur
Holmes, l'empêchant de trop se laisser aller. Son soucis pour Holmes est dans le livre mais là c'est peut-être exagéré, au sens où je ne me rappelle pas que Watson fasse quelque chose pour
empêcher Holmes de se laisser là, je crois qu'il se contente de faire des commentaires, comme dans le signe des quatre, lorsque l'on découvre que l'occupation de Holmes entre deux enquêtes réside
pour beaucoup dans sa seringue, mais je crois que Watson respecte davantage le droit de Holmes à faire ce que bon lui chante.
Le film joue beaucoup aussi sur le mélange de fascination et de lucidité de Watson quand il s'agit de Holmes, car il n'est pas aveugle sur ses défauts mais en même temps, il ne peut résister à le
tentation de le suivre dans une de ses enquêtes.
Pour ce qui est de son mariage, j'aborderai la question dans quelques jours, quand j'aurais relu le signe des quatre, car je n'ai pas exactement compris pourquoi il voulait présenter sa fiancée à
Holmes, alors qu'il l'a connait déjà, tout comme le coup de la bague, car Watson n'est-il pas sensé avoir déjà fait sa demande ? Bref je laisse la question en suspens en attendant d'avoir relu le
livre.
Pour ce qui est de Lord Blackwood, j'ai adoré son
manteau, ça du méchant qui a de la classe. Je trouve que Mark Strong est assez bon pour jouer les méchants, parce que bon en Mr Knightley, il est pas top, la coupe de cheveux n'aidait pas non,
mais par contre il est fait pour jouer les méchants.
Pour ce qui est de l'histoire en elle-même, vous vous doutez peut-être du fait que mon intérêt était assez limité et qu'en ce qui me concerne Holmes aurait pu aller enquêter sur les cercles de
culture, que je m'en serais moqué, du moment que le personnage est bien joué. Je ne dis pas que l'histoire était sans intérêt, c'est juste que ce n'est absolument pas ce qu'on trouverait dans un
Conan Doyle, même si une histoire de magie noire n'est pas si éloignée de certaines nouvelles qui inclinent un peu vers le paranormal, mais sinon, il y a beaucoup d'actions, alors que normalement
Holmes est celui qui s'enorgueillit de pouvoir résoudre une affaire de son appartement sans sortir de chez lui, or là il passe son temps à échapper à toutes sortes de danger mais ça se tient, car
ce sont des éléments qui se prooduisent dans la recherche de données, car Holmes ne peut réfléchir sans données.
Je suis assez contente de ce film, même si il faut que je finisse les livres avant de pouvoir avoir véritablement une opinion définitive, mais j'ai énormément apprécié l'importance des petits
détails que l'on y trouve et donc j'attend le prochain film avec intérêt en espérant que l'histoire sera plus proche d'une enquête classique de Sherlock Holmes, ou au moins, moins , et la
question qui se pose aussi sera, Moriarty serait-il ou non de la partie ?
Cet article a été rédigé dans le cadre du challenge lunettes noires sur pages
blanches.
Par The Bursar
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Publié dans : Science of deduction
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