Vendredi 17 avril 2009
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En ce temps-là, les tempes de Christopher Lee grisonnaient seulement, Peter Cushing était
vivant, le sang ressemblait étrangement à de la peinture rouge, les décors étaient peints, le réalisme importait peu, Dracula imitait très bien le chat en colère et avait une cape qui déchire,
les actrices n'avaient pas de grosses poitrines ni n'étaient forcément très canon, les combats et autres activités physiques avaient une tendance à décoiffer les acteurs et le respect de
l'histoire importait peu, c'était l'année 1958 et sortait Dracula de Terence Fisher. C'était le temps des films de la Hammer, films cultes, enfin paraît-il vu que moi dans mon enfance,
ça ne faisait plus partie des choses diffusées donc du coup je n'ai jamais eu la chance de voir Christopher Lee en tant que Comte Dracula dans mon enfance.
En fait il s'agit du premier film de la série de film produit à la Hammer pour dépoussiérer un peu notre vampire, dont la précédente apparition remontait aux années 30 et suite au succès connu
par une même tentative faite un peu avant avec Frankenstein(j'aimerai voir ce film, car en plus de Peter Cushing, il y a Christopher Lee dans le rôle de la créature ce qui doit valoir le détour).
Le premier titre était Dracula mais il fut renommé Horror of Dracula pour éviter les confusions avec le Dracula des années 30 avec Bela Lugosi, le titre français est le cauchemar de
Dracula.
Or ce soir, ne sachant trop quoi regarder, faisant le tour de ma bibliothèque, je me suis laissée tentée par ce film qui depuis plusieurs mois demeurait dans un des recoins de mon disque dur
externe. Je ne l'ai pas regretté, je préfère cette version à la version Coppola, c'est le petit côté Désuet et où on ne s'embarasse pas d'une histoire d'amour qui n'était pas dans le
livre.
Niveau décor et éclairage c'est un peu comme le Chien des Baskerville, qui est également de Terence Fisher, mais bon c'est les années 50 donc on est tolérant et Peter Cushing est là dans le rôle
de Van Helsing avec ses magnifiques yeux bleus. L'histoire n'est pas respectée, apparament Lucie se retrouve propulsée au rang de fiancée de Jonathan Harker et le pauvre Harker sera tué par
Dracula avant cela, car en fait Harker n'est pas le naïf petit employé de bureau comme dans le livre, en fait c'est un ami de Van Helsing et qui est donc venu régler son compte à Dracula.
Malheureusement c'est Dracula qui lui règle son compte mais avant il a eu le temps d'envoyer une lettre à Van Helsing et donc Van Helsing débarque au moment où Dracula quitte le château dans son
corbillard et est là juste à temps pour faire en sorte que son ami repose en paix. La géographie dans l'histoire est aussi très particulière, on ne sait pas bien si l'action se passe à Londres ou
pas, vu qu'ils arrivent rapidement à des endroits avec des panneaux en allemand. Mais c'est un film anglais, donc on a le charme de l'accent et ce je-ne-sais-quoi de so British dans le jeu de
Peter Cushing. Le film évite d'avoir recours aux effets spéciaux mais la mort de Dracula est pas mal faite, pour le visage c'est un peu raté mais par contre la main qui se transforme en cendre
était bien faite. Le petit détail de la fin du film, il y avait du grec écrit sur le sol !!!
Ce film fait partie des références à connaître, surtout pour les lecteurs de Carpe Jugulum, car ça fait partie de l'univers parodié par Pratchett dans ce volume, par contre, il n'y a pas
de Igor dans le film, c'est dommage. Dans la série des comparaisons, le Dracula de Christopher Lee c'est le vieux comte De Magpyr tandis que la version Coppola serait les plus jeunes vampires.
Car on a toute cette tradition d'ameublement avec effectivement les chandeliers qui se transforment facilement en symbole religieux et tout le nécessaire pour permettre au héros de détruire le
vampire.
PS : cet article a été édité le 3 septembre 2009, pour apporter une ou deux précisions de plus.
Par The Bursar
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Publié dans : Children of the Night
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Mercredi 15 avril 2009
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J'avais dit que j'attendrais d'avoir lu persuasion avant d'attaquer Lost in Austen : create your own Jane
Austen Adventure, mais voilà je suis en train de lire un livre sur Hume, alors c'était dur de résister à la tentation... donc j'ai fini par tenter ma première aventure qui s'est soldé par
j'ai épousé Mr Crawford, celles qui ont déjà lu Lost in Austen, seront en mesure à partir de là de deviner si mon marriage a été heureux ou non... j'admets que j'ai choisi cette solution par
curiosité, du coup ma prochaine aventure reprendra au point de ma dernière bifurcation. Mais je compte pas faire le tour de toutes les possibilités avant d'avoir lu Persuasion, mais une petite
aventure de temps en temps, entre deux révisions rébarbatives.
Après ce petit commentaire destiné surtout à celles qui l'ont lu, je vais vous présenter ce livre, qui a été traduit en français par Jane et moi. Il se trouve que moi, je vais vous
parler de l'édition anglaise, ce qui va d'ailleurs vous faire comprendre pourquoi je n'ai pas pu y résister. En effet, le penguin classique, vert et blanc sur papier recyclable attire moins
l'attention. Ici la couverture représente diverses scènes galantes, avec un trou au milieu qui donne vue sur la page suivante et le portrait d'Elisabeth. Il y a beaucoup d'illustration dans le
livre, ce qui donne un côté plus gai. La présentation de l'ouvrage est très aérée, avec un changement de police dès qu'il y a des instructions quant au jeu. Oui, car, pour celles qui ne le
sauraient, Lost in Austen correspond aux fameux livres de notre enfance, livres dont vous êtes le héros(je n'en ai jamais fini un seul, vu que je n'ai aucune patience, donc à force de me faire
massacrer dans des impasses ou de me faire laminer par une armée de zombie, j'ai arrêté), par contre il n'y a pas besoin de dé. Il y a des points à compter(mais l'auteur est sympa et prend en
compte le fait qu'on a pas forcément envie de noter donc ce n'est pas une obligation), moi je tiens mes comptes sur ma petite feuille, c'est assez amusant, on gagne des points et on en perd en
fonction des décisions qu'on prend et aussi par le biais de quizz où de bonnes réponses permettent d'obtenir de nouvelles compétences et de mauvaises, non, à ce propos d'ailleurs le fait de lire
en anglais à un côté barbare à ce moment-là...
Un peu comme la mini-série du même nom, la situation peut vite partir en live, et on finit par se retrouver dans des situations qui ne sont plus dans Orgueils et Préjugés mais c'est là toute la
saveur du livre, c'est de voir tout d'un coup entrer en collision des scènes de différents livres(oui j'ai beaucoup aimé la manière dont on se retrouve avec les Crawford sur les bras...)qui
théoriquement n'auraient jamais dues se rencontrer. Et maintenant la grande question, reussirai-je un jour à épouser le colonel Brandon"
"It is a truth universally aknowledged that a young Austen heroine must be in want of a husband, and you are no
exception."
Mercredi 15 avril 2009
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Mon
titre illustre bien une chose que l'on a par moment envie de dire à certains personnages de Mansfield Park. Car oui, je viens de finir Mansfield Park. Mansfield Park, comme
Northanger Abbey, ne fait pas vraiment parti des ouvrages de Jane Austen qui font rêvé, l'histoire est bien tantôt on souffre pour l'héroïne, tantôt on s'exaspère après elle(oui, j'étais
du côté de Sir Thomas). Fanny Price est une héroïne dont on ne peut que se prendre d'affection, mais ce n'est pas forcément le genre d'héroïne
que l'on a envie d'être, sans compter que par moment j'étais frustrée par son comportement car elle n'a rien de commun avec Elisabeth Benneth ou Elinor et Marianne
Dashwood, donc par moment on imagine une réplique pleine d'esprit, qui ferait avancer l'histoire, que l'héroïne pourrait prononcer et qu'elle ne prononce pas puisque ce n'est pas son
caractère.
J'ai eu mon happy end comme toujours et que l'on peut trouver aussi rapide que Northanger Abbey, bien qu'il y ait un côté interessant qui est que Jane Austen nous laisse entrevoir un autre happy
end qui aurait pu avoir lieu, ce qui plaira aux fans de Lost in Austen vu que ça illustre un peu le "que se serait-il passé si..." ou le fait que le bon dénouement de l'histoire ne tient souvent
qu'à un fil. J'aurai plus été en faveur de ce happy end vu que j'ai trouvé que l'Homme du vrai happy end, ne méritait plus tout à fait une telle épouse... bien qu'il y a des choses très
satisfaisantes dans le vrai dénouement(là je fais des références à des points de détails). C'est vrai que moi je me serai contentée de la mort de Mrs Norris comme happy end, mais, bon, on est
dans un Jane Austen donc on ne meurt pas gratuitement, et comme ce n'est pas la grand-tante dont le décès peut favoriser grandement le mariage des amants soit par l'héritage qui permet tout
d'un coup au héros de s'installer avec son épouse ou simplement d'enlever l'obstacle principal au consentement, elle ne meurt pas mais ça m'aurait vraiment fait plaisir dans le courant de
l'histoire.
L'histoire c'est simple, c'est l'histoire de Fanny Price, qui a l'âge de neuf ans est retirée de sa famille pour aller vivre à Mansfield Park, la demeure de sa riche tante Lady Bertram,
parce que sa mère a fait un très mauvais mariage et croûle sous les enfants, et que sa tante Norris a incité Sir Thomas(l'époux de Lady Bertram) à s'occuper de l'éducation d'un des enfants pour
ainsi soulager un peu Mrs Price et espérer permettre à l'enfant de faire un meilleur mariage. On pourrait se dire en voyant la situation, que Fanny va être une nouvelle Jane Fairfax, mais en
dehors de leur dépendance vis-à-vis d'un riche bienfaiteur, elles n'ont rien en commun, car dès les premiers chapitres, on comprend que, non les Bertram ne sont pas les Campbell. Car les Bertram
ont 2 filles un peu plus âgées que l'héroïne(des pestes, si vous voulez mon avis) et aucune intention de traiter Fanny comme leur égal. Du coup Fanny grandit en étant toujours rabaissée par sa
tante Norris et sans ami ou allié dans la famille si ce n'est Edmund, le fils cadet qui veille sur elle. Il fait penser à Mr Knightley au début mais finalement je le trouve très inférieur à
Knightley. Du coup, Fanny est quelqu'un de très timide, qui a une très basse idée d'elle-même et sa tranquilité domestique va être troublé par l'arrivée de Mr et Miss Crawford... La grande
question de l'histoire est Fanny va-t-elle réussir à épouser l'homme dont elle est secrètement amoureuse ?
On s'attache facilement à Fanny, mais une des questions que je me suis posée,
est qui s'intéresse réellement au bonheur de Fanny ? Ma réponse a finalement été William, car la plupart des autres ne s'y intéressent que pour faire en sorte que cela vienne favoriser leur
projet. J'ai été indignée par le premier chapitre qui relate la discussion de Mrs Norris avec les Bertrams relativement au fait d'élever une de leur nièce moins favorisée, ça fait très dame
patronesse, et les discussions après pour savoir chez qui va habiter Fanny, ça fait vraiment "mais qui va garder le chien pour les vacances ? oh allez, tu nous as tanné pour avoir un chien donc
maintenant c'est un peu à toi de t'en occuper". Mrs Norris se congratule tellement de cet acte de charité qu'elle rabaisse sans cesse Fanny, en lui rappelant toujours combien elle doit être
reconnaissante, mais du coup Fanny se retrouve un peu propulsée au rang de dame de compagnie, parce qu'on attend d'elle qu'elle se rende utile et j'ai un peu l'impression qu'elle ne reçoit pas
l'attention qu'elle devrait, car théoriquement le but du jeu pour les Bertram c'est de la caser, or ils n'ont pas l'air d'avoir fait beaucoup d'effort dans le domaine, l'héroïne, elle, n'a
pas l'air de penser à son côté dépendant et au fait qu'elle ne peut pas rester à la charge de son oncle éternellement.
Le personnage que j'ai particulièrement aimé, a été Sir Thomas, je me suis prise d'affection pour lui au fil de l'histoire. Mr Crawford me fait un peu penser
à Valmont. Les personnages sont toujours à la hauteur du style de Jane Austen mais j'ai trouvé qu'il
y avait moins de personnages agréables dans cette histoire mais cela doit être dû à la situation de l'héroïne qui pour une fois ne se trouve pas au sein d'une famille aimante(c'est pas Cosette
non plus, ni Jane Eyre).
Mardi 14 avril 2009
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Dans le cadre du challenge Jane Austen, voici ma réponse à questionnaire austénien créé par Emjy et dont on peut trouver le questionnaire et le billet sur le sujet à cette
adresse link
1) Comment avez-vous découvert Jane Austen ?
Lors de ma deuxième année de prépa, par ma prof d'anglais qui était une grande fan et qui nous avait prêté, à nous le petit groupe
d'héllenistes qui suivait son cours de littérature du vendredi, l'adaptation BBC de Jane Eyre et de Pride & Prejudice. Du coup, après avoir vu l'adaptation de Pride & Prejudice, j'ai eu
envie de lire le livre. Sans cette adaptation, je n'aurai jamais eu l'idée d'aller lire ce genre de livre vu que je lis essentiellement de la Fantasy.
2) Avez-lu tous ses romans jusqu'ici ?
Non, car après avoir lu Pride & Prejudice, je n'ai pas continué dans ma lancée, vu que je venais de découvrrir Jane Eyre et suite
à ma déception face aux autres oeuvres de Charlotte Brontë, j'ai eu peur de connaître la même déception avec Jane Austen. Donc c'est seulement maintenant que je me remets à la lecture d'Austen,
après avoir été convaincu par Neph de me lancer moi aussi dans le challenge. Jusqu'ici, j'ai déjà lu Sense & Sensibility, Emma, Northanger Abbey et je suis en plein dans Mansfield
Park.
3) Avez-vous un préféré ?
Sense & Sensibility, j'ai énormément d'affinité avec le personnage d'Elinor et je suis sous le charme du colonel Brandon, et juste derrière vient bien-sûr Pride
& Prejudice.
4) Combien d'adaptations avez-vous vues ?
4. J'ai vu la version BBC de 1995 de Pride & Prejudice, la version de Joe Wright et j'ai vu l'adaptation de Sense &
Sensibility d'Andrew Davies et celle d'Ang Lee.
5) Lesquelles sont vos préférées ?
Sense & Sensibility d'Andrew Davies, vu que je suis sous le charme de David Morrissey et j'aime beaucoup le personnage d'Elinor et la version BBC de Pride &
Prejudice, la famille Bennet y est si bien reprentée et il y a Colin^^ mais ma scène sexy avec Darcy n'est pas l'épisode de la chemise mouillée mais le moment où il prend son bain à Neverfield
pendant le séjour d'Elisabeth et de Jane là-bas et où il regarde par la fenêtre et voit Elisabeth dans le parc.
6) et lesquelles aimez-vous le moins ?
Pride & Prejudice de de Joe Wright, j'ai tout particulièrement en horreur la scène vers la fin où Elisabeth n'arrive pas à dormir
et sort se promener dans le petit matin et tombe sur Darcy qui apparamment a eu la même idée, eh oui il n'y a pas beaucoup de possibilité de promenade dans la campagne anglaise autour de
Neverfield.
7) Avez-vous vu des films inspirés ou dérivés de son oeuvre ? (Becoming Jane, Miss Austen regrets, Coup de foudre à Bollywood, Clueless, Bridget Jones, The Jane
Austen Book Club etc) Qu'en avez-vous pensé ?
J'ai vu Bridget Jones, il y a plusieurs années, je ne connaissais pas Jane Austen à l'époque, donc je découvrais à ce moment-là
l'existence de Colin Firth, mais ça ne m'a pas marqué, ni d'ailleurs le nom du personnage que j'avais rebaptisé Robbie le Renne parce que je n'arrivais pas à retenir son nom. J'ai pas hyper
accroché à Bridget Jones, parce que la trentenaire un peu désespérée et qui passe son temps à faire des bourdes, c'est pas forcément ma tasse de thé, je préfère nettement Coup de foudre à Notting
Hill ou quand Harry rencontre Sally. Et là je viens de voir Lost in Austen, bien que sympathique, ne fait pas forcément parti des films que j'ai envie de revoir. Je devrai bientôt découvrir the
Jane Austen book club.
8) Qu'aimez-vous le plus chez Jane Austen ?
Ses happy end, quand je commence un de ses livres, j'aime cette certitude qui est que même si tout semble empêcher l'héroïne ou un des
gentlemen d'épouser la personne qu'elle(ou il) aime à la fin tout rentra dans l'ordre et tout le monde aura une situation qui le satisfera. Après l'humour d'Austen, ce style qui présente les
petits travers de la société d'une façon légère.
8) Avez-vous ce qu'on peut appeler une collection Jane Austen ? (inclure photos si vous le souhaitez)
Pas encore, mais avec le challenge, je suis en train de m'en constituer une avec les différentes adaptations ainsi
que les livres d'Austen et ceux en relation avec son oeuvre, par compte je ne compte pas collectionner les éditions d'Austen, je vais me contenter de mes penguins, même si Gibert propose des
éditions très sympa d'Austen.
Lundi 13 avril 2009
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Oui, je sais Stendhal et la Chartreuse de Parme, c'est postérieur mais je n'ai pas pu m'empêcher de faire un rapprochement entre Fabrice et
Catherine Morland, car ils ont le même travers même si Fabrice est plutôt marqué par la Jérusalem délivrée du Tasse et rêve de haut-fait militaire et de noble camaraderie et Catherine plutôt par
les romans gothiques d'Anne Radcliffe(faudrait que j'en lise un pour voir...), mais tous deux ont une tendance à confondre réel et fiction.
Mais peut-être faudrait-il un peu parler de l'histoire ? L'histoire est assez simple, Catherine est une jeune fille qui passe son temps dans les romans gothiques, qui est très naïve et innocente,
et qui part avec les Allen passer quelques semaines à Bath, une ville thermale où elle fait vite la connaissance d'Isabella, puis des Tilneys, donc comme toujours l'histoire va tourner autour des
couples qui se font et se défont et sur le parcours initiatique de l'héroïne qui va devenir un peu moins innocente et crédule qu'au début.
Catherine est sympathique mais ici l'intérêt du livre n'est pas vraiment dans le fait de savoir si elle va trouver l'amour mais plutôt dans l'humour du récit, qui est clairement une satire des
romans gothiques et par endroit une défense du roman. C'est pour ça aussi que je pense à Stendhal, parce que dans les deux cas on a cette distance par rapport au héros ou à l'héroïne qui est
introduite par les remarques du narrateur, remarques pleines d'ironie. Le style fait aussi un peu penser à Scarron dans le roman comique ou à Jacques le Fataliste et son
maître de Diderot, dans les moments où Jane Austen compare ce qu'elle aurait pu écrire et ce qui est la réalité de l'histoire.
Mais bon voici quelques extraits car tout ce que je pourrai en dire ne vaudra jamais le texte même :
Dans le cadre de la présentation de l'héroïne :
"But from fifteen to seventeen she was in training for a heroine ; she read all such works as heroines must read to supply their memoiries with those quotations which are so serviceable and so
soothing in the vicissitudes of their eventful lives."
Petites descriptions des moeurs étrangères selon l'héroïne :
"Charming as were all Mrs. Radcliffe's works, and charming even as were the works of all their imitators, it was not in them perhaps that human nature, at least in the midland counties of
England, was to be looked for. Of the Alps and Pyrenees, with their pines forests and their vices, they might give a faithful delineation ; Italy, Switzerland, and the South of France, might be
as fruitful in horrors as they were represented. Catherine dared not doubt beyond her own country, and even of that, if hard pressed, would have yielded the nothern and western
extremities."
Je trouve que le résumé de l'édition Penguin en dit trop sur l'histoire car il fait référence à quelque chose qui arrive vers les pages 150(pour un livre qui en fait
236...)ce qui fait qu'on perd un peu le suspens, car on devine déjà quel sens va avoir cette aventure. Sinon, je suis passée au nouveau penguin, c'est-à-dire les penguins vert et blanc
entièrement en papier recyclable, mais bon ça n'a pas tout à fait le même charme que les anciens, j'avais un faible pour les couvertures avec illustration.
Sinon, nous voici arrivé dans la partie plus ou moins spoiler du billet, Catherine est une héroïne sympathique mais je ne rêverai pas d'être Catherine
Morland(et non je ne me moquerai pas des personnes qui ont obtenu Catherine Morland au test facebook What jane Austen's character are you ?), Catherine est
différente des grandes héroïnes Austénienne comme Elinor, Emma, Elizabeth, etc. car elle est naïve, innocente au point de ne rien connaître à l'art de faire la cour, de ne pas savoir lire les
sous-entendus ou les raisons des actes de certains personnages, par rapport aux autres héroïnes elle n'a pas très brillante, elle serait plus proche du personnage d'Harriet Smith dans Emma, le
caractère romanesque en plus mais ses déboires sont assez drôles, car elle est pleine de fraîcheur, par exemple quand elle ne comprend pas les raisons du comportement du capitaine TIlney ou
d'Isabella. Elle se laisse facilement manipuler. C'est une héroïne de caractère médiocre, qui vit une histoire d'amour médiocre, l'opposé étant Marianne dans Sense & Sensibility qui serait
plus une vraie héroïne, de celles qu'aimerait être Catherine, avec une histoire d'amour très romanesque avec sauvetage(bon d'accord c'est pas un sauvetage grandiose
mais c'est un sauvetage à l'échelle du quotidien) mais c'est parce que Austen cherche à créer un décallage entre son héroïnes et les héroïnes gothiques, je dirai d'après une remarque qui
est faite dans le livre(car je n'ai pas encore lu de critique donc je ne peux que spéculer avec ce que j'ai à ma disposition) que Jane Austen cherche à introduire avec ses romans des personnages
et des histoires plus en accord avec la vie anglaise de la fin du 18ème siècle, c'est-à-dire quelque chose de plus réaliste.
Catherine a un petit côté reflet du lecteur, car bon, nous ne nous attendons pas à découvrir un squelette dans une vieille abbaye, mais on aimerait toute quand même se retrouver à la place
d'Amanda Price et obtenir Mr Darcy(moi je serai peut-être partie avec Bingley, parce qu'il fait moins niais que dans la version BBC) ou Whickam ou un des
autres personnages Austénien, non ? Qui n'a jamais projeté Jane Austen sur la réalité, histoire de juger de la gent masculine ? On a là cette difficulté qu'il y a à s'arracher à la fiction pour
embrasser une réalité beaucoup plus terne.
Sinon, ma question pour celle qui ont lu Northanger Abbey, pensez-vous qu'Isabella n'a jamais été sincère envers Catherine ou qu'il y a eu un peu de vérité dans cette amitié au début ?
Lundi 13 avril 2009
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Les fans de FMA(Fullmetal alchemist) l'attendaient et ça y est,
la diffusion de la nouvelle série adaptée du manga Fullmetal Alchemist a commencé, et elle est disponible en
streaming légal, charmante initiative de la maison de production qui a décidé de diffuser ainsi les épisodes sur le net en version sous-titrée pour qu'ainsi les fans puissent suivre la série
japonnaise sans avoir à avoir recours à des fichiers mis en ligne illégalement. Je crois que les épisodes ne sont disponibles qu'une semaine mais ça suffit pour se faire
plaisir.
Cette version est sensée être plus fidèle que la précédente adaptation, ce qui est difficile à dire à partir du
premier épisode. Par contre, ne vous attendez pas à retrouver dans le premier épisode le premier chapitre du manga. Ce n'est pas le cas, ce premier épisode raconte une histoire qui n'est pas dans
le manga mais on peut comprendre ce choix par le fait que la précédente adaptation était encore fidèle à ce moment-là(enfin à peu près)donc ça aurait fait doublon de commencer de la même manière.
Bien que je regrette un peu le changement car j'adore l'ouverture du manga avec la transmutation ratée des Frères Elric, le côté très sombre, un aperçu du drame mais pas tout le détail.
Dans ce premier épisode, on commence avec l'achimiste de Glace ou Freezer, un terroriste qui a quitté l'armée suite à Ishbal et que Mustang est chargé de capturer avec l'aide des frères Elric qui
étaient sur le point de partir en mission à Lior. La spécialité de Freezer c'est l'eau, transformer l'eau en glace mais aussi la porter à ébullition. Après une première confrontation avec les
frères Elric, Freezer s'échappe et va tenter d'aller recruter Kimblee, l'alchimiste écarlate, afin de fomenter un attentat contre King Bradley. Freezer dit agir parce qu'il sait ce que le
gouvernement se propose de faire.
Dans le détail, dans cet épisode, on a une référence à la fin au "sacrifice", faite par Lust qui rend compte de la situation à Lior, on a un bref aperçu de Père et bien-sûr une référence au fait
que l'armée cacherait un secret mais qui ici n'est pas très convaincant puisque cela vient du terroriste. Bradley apparaît déjà comme louche(pour ceux qui ont lu le manga uniquement) puisque
c'est lui qui va tuer Freezer dans une ruelle. On a au cours de la deuxième confrontation entre les Frères Elric et Freezer, la révélation concernant l'absence de corps d'Al et les membres perdus
d'Ed et un aperçu de la fameuse transmutation ratée.
Cet épisode est l'occasion de rencontrer les personnages principaux du manga : King Bradley, Roy Mustang et Hawkeyes, Maes Hughes, l'alchimiste écarlate, le major Armstrong. Il se trouve que
Mustang est à Central(sa mutation vient-elle d'avoir lieu ?), le major Armstrong est égal à lui-même, voire pire, vu qu'on a une scène où une des fameuses techniques de la famille Armstrong
transmise de génération en génération rate dans la mesure où elle dévie la menace au lieu de la détruire mais on retrouve tout l'humour lié à ce personnage dans le moment où il rend visite à Ed à
l'hopital, avec les frères Elric qui se mettent à flipper au moment où ils le voient et qui se finit sur Armstrong qui se met torse nu "parce que la vue de ses muscles aura de quoi réjouir Ed".
C'est l'occasion de la première rencontre entre les Frères Elric et Maes Hughes qui les invite à venir dormir chez lui mais on a avec une scène où il vient agacer Mustang en plein travail.
L'arrivée de Hughes met fin à une scène que j'aime beaucoup car elle permet de mieux comprendre les réticences d'Ed vis-à-vis de Mustang, car on a un peu cette moquerie quand mustang lui demande
s'il a avancé dans sa quête. Le Flame Alchemist joue aussi un rôle dans l'histoire et va aussi se servir de ses pouvoirs impressionnants, mais toujours avec une dose d'humour, comme après que
Freezer ait mouillé Mustang, le rendant ainsi incapable de pouvoir produire des flammes avec son gant, et que Mustang s'avance vers le glacier produit par Freezer et parvient à l'endommager avec
ses flammes avec un peu d'orgueil et dans le fond on voit Hawkeyes fermer une valise pleine de gants de rechange et se plaindre du fait qu'il n'est inutile qu'en temps de pluie. La manière
dont Mustang apparaît est vraiment intéressante parce qu'elle approfondit certains traits du personnage comme sa vanité.
L'épisode se situe juste avant le voyage des Frères Elric à Lior.
Concernant les génériques, celui de fin me fait penser à des playmobiles car ce sont un peu des dessins d'enfant, tandis que le générique de début est plus classique mais en même temps
intéressant puisque Hohenheim apparaît et je me demande d'ailleurs si le premier personnage à apparaître ne serait pas Hohenheim jeune.
Le graphisme de central est agréable, le palais est impressionnant, j'ai énormément aimé l'architecture des bâtiments.
Donc si ce premier épisode n'est pas dans le manga, j'espère qu'il y en aura d'autres comme lui, car j'aimerai beaucoup voir plus Maes Hughes et le Flame Alchemist ou des histoires un peu
indépendante de la quête des Frères Elric.
Par The Bursar
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Publié dans : I love the Flame Alchemist !!!
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Dimanche 12 avril 2009
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Comme je m'y attendais, je n'ai pas accroché à cette mini-série fondée sur Pride & Prejudice. L'histoire est assez simple Amada Price, fan de Jane Austen, qui ne
cesse de relire Pride & Prejudice pour oublier un peu la misère de son quotidien, se retrouve nez-à-nez un jour, dans sa salle de bain, avec Elisabeth Bennet, car il semble qu'il y ait une
sorte de porte magique entre la maison d'Amanda et celle des Bennet. Elisabeth ne reste pas cette fois-là mais lors de sa deuxième visite, Amanda se retrouve chez les Bennet et Elisabeth dans
notre monde. Ce n'est pas un échange de personnalité, Amanda ne devient pas Elisabeth en passant la porte, du coup elle se retrouve obligée de trouver une excuse à l'absence d'Elisabeth et se
présente comme l'amie d'Elisabeth. Elle découvre vite qu'elle a débarqué au début de l'histoire et donc les 4 épisodes vont montrer les efforts d'Amanda pour faire que les événements du livres
aient bien lieu mais rien ne va se passer comme prévu...
Dans le détail, (nous entrons dans la partie spoiler du billet), je trouve le début très
sympa, c'est-à-dire le moment avant le passage de l'autre côté de la porte, c'est certainement mon moment préféré, car on est encore dans la partie réelle(oui, je sais c'est l'hôpital qui se fout
dans la charité, quand on ne verrait aucun inconvénient à voir débarquer Dracula dans sa chambre(oui, car Lestat est tombé très bas dans mon estime depuis ma lecture du dernier Anne Rice) ou
qu'on spécule inlassablement sur le sexe d'un des personnages de Robin Hobb ou qu'on irait bien en rando dans la terre du milieu... on ne peut peut-être pas critiquer une histoire parce qu'elle a
un côté fantastique..). J'aime l'héroïne au début quand elle tente de se faire une soirée en solo avec un verre de vin et Pride & Prejudice et après, y a son gros lourd de copain qui débarque
bourré et la demande en marriage... c'est le côté si insatisfaisant de la réalité, ça renvoie si bien à mon propre rapport à Jane Austen(sauf que moi je n'ai aucun gros lourd pour partager mon
existence, juste une société complètement hédoniste où ne pas vouloir se trouver de mec est une chose monstrueuse...).
Dans cette version j'aime beaucoup Mr Bingley, il a beaucoup plus de caractère, sa douleur est si adorable, moi à la place d'Amanda j'aurai tout envoyé
promener et j'aurai épousé Bingley.
Wikcham est un peu plus vil d'une certaine manière et Darcy beaucoup moins idéal bien que la manière dont il finit par conquérir Amanda est super. Le fait que Miss Bennet soit lesbienne est assez
marrant. J'aime bien Lydia et je trouve assez drôle qu'elle s'enfuit avec Bingley. Le fait que Darcy refuse Amanda une
première fois sous le motif qu'elle n'est plus vierge est assez drôle(voilà un détail qui n'aurait pas arrêté le colonel Brandon), on aurait pu croire qu'à ce point de l'histoire il avait renoncé
aux conventions dans ses projets de mariage. Je n'ai pas aimé Charlotte, je l'ai trouvé trop pitoyable, celle du livre (ou de la version Colin Firth) avait un petit quelque chose qui la rend
désirable. Les aléas du couple Bennet sont un apport intéressant de la mini-série, avec Mr Bennet, homme d'un tel esprit a pu épouser une telle femme, mais surtout avec le moment où il décide de
faire chambre à part à cause du mariage de Jane.
C'est sûr on a une jolie histoire d'amour, j'ame la fin car dans ce genre d'histoire l'usage est plutôt que chacun reprenne sa place de départ alors que
le grand amour se trouve dans cet autre monde, c'est ce qui se produit dans Vision d'Escaflowne et dans le Voyage de Chihiro, au moins là Amanda finit avec Darcy et fuit la médiocrité de nortre
monde mais je reste peu portée sur le mélange entre notre monde et la fiction, j'ai l'impression que ça rend la fiction encore plus irréaliste et ça ne me fait pas rêver, c'est trop imparfait,
essentiellement parce que je sais que non, une telle chose ne pourrait avoir lieu dans ma salle de bain(de toutes manières il n'y a pas la place). Je n'ai pas aimé Elisabeth Bennet, je l'ai
trouvé trop égoïste et en fait pas du tout proche du roman. Les acteurs étaient bons mais je n'ai pas accroché à l'histoire et Colin Firth restera mon Mr Darcy.
Vendredi 10 avril 2009
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22:57
Eh voilà, je viens de finir de re-regarder Star Trek I, histoire de changer un peu de Jane Austen(surtout que mes prochains dvd n'arrivent pas maintenant) et retrouver Mr Spock,
car oui, je préfère Mr Spock à Mr Darcy ou au colonel Brandon, car il est plus intelligent, plus savant, il se gouverne par la raison, pour moi il reste le sage ultime et bien sûr c'est un homme
inaccessible, car Mr Spock ne peut pas ressentir d'amour(sauf cas exceptionnel comme le contact avec une plante qui rend heureux...) donc on ne peut que
soupirer après lui en vain. C'est sûr Colin Firth est beaucoup plus sexy, et on n'a pas forcément envie de voir Spock torse nu(Leonard Nimoy a un torse velu...)mais le physique n'est pas tout
dans la vie(surtout quand on est philosophe et qu'on se dit qu'on prendrait bien un chien histoire de se sentir moins seul et d'avoir une raison pour se lever avant 2h de
l'après-midi)...
Revenons-en au film. Il date de 1979, c'est-à-dire dix
ans après la fin de la série, par contre du point de vue l'histoire - vu que je ne suis jamais parvenue à comprendre la mesure du temps dans la série - je ne suis pas certaine qu'autant de
temps soit passé, on peut estimer qu'au moins trois ans se sont passé, puisqu'on apprend que Kirk n'a fait qu'une seule mission en tant que capitaine(les missions durent 5 ans) donc qu'à la fin
de ses 5 ans sur l'entreprise il n'a pas rempilé pour une nouvelle mission(ce que j'aurai trouvé logique) et qu'il a passé deux ans et demi sans avoir commandé un vaisseau.
Bref le début du film est l'occasion de découvrir ce qui s'est passé depuis la dernière aventure, déjà l'entreprise a changé, c'est toujours l'USS entreprise, NCC 1701 mais l'intérieur a
été entièrement refait et rééquipé, histoire de se remettre à jour puisqu'il faut bien s'adapter aux évolutions techniques qui se sont produites depuis 1969 car elles changent notre vision de ce
qu'on attend à l'intérieur d'un vaisseau spatial.
Les uniformes de l'équipage, eux aussi, ont été mis au goût du jour : je regretterai toujours les costumes de la série originale, le code de couleur dont je n'avais pas entièrement percé le
mystère : les scientifiques en bleu, les ingénieurs en rouge, le service de sécurité en jaune et Kirk tantôt en vert tantôt en jaune, ce sont en fait les uniformes en jaune qui m'intrigue car ils
m'ont l'air 'être là comme la couleur de base sans trop de signification, vu qu'on a souvent des gens en rouge qui sont dans les expéditions d'exploration et qui se font tué par les aliens
hostiles. Les nouveaux sont dans l'ensemble gris avec un petit boitier noir sur le ventre dont j'ignore la fonction, en tout cas la coupe est sympathique, ça a un côté tunique(on voit que le
budget a évolué et qu'on a plus à se contenter de pulls ou sous-pulls pour faire les uniformes...), le côté triste c'est que se sont des pantalons, alors que dans la série originale c'était des
pantacourt, ce que j'aimais beaucoup vu qu'il portait des bottes avec. Les femmes sont passées, je crois, au pantalon, alors qu'avant elles portaient toutes des mini-jupes. Par contre, il y a
aussi l'introduction de l'uniforme blanc que va porter Kirk par exemple, et qui a mon goût ressemble trop à l'uniforme de l'équipage de la croisière s'amuse, seuls le petit short est manquant,
heureusement Spock s'en tient au costume gris.
Du côté des acteurs, on a évidemment un coup de vieux, vu que ce ne sont à présent plus des trentennaires... Scotty s'est fait pousser la moustache, Kirk a pris un peu de poids, les traits de
Spock se sont amincis. L'intégralité du casting principal de la série apparaît dans le film, avec en plus une apparition de celle qui était the Yeoman Rand durant une partie de la série et qui a
avancé dans sa carrière et qu'on trouve dans le film comme une des techniciennes s'occupant du téléporteur et de l'ancienne Nurse Chapel, qui est à présent médecin. Chekov, Sulu, Scotty et Uhura font toujours partie de l'équipage de l'entreprise, tandis que Kirk est à présent amiral, McCoy s'est retiré pour exercer à son compte et fait sa
première apparition dans une tenue très année 70 et avec une barbe bien fournie, et Spock est sur Vulcain où il prépare la cérémonie du Kohlinar, qui est la purgation des passions, le stade
ultime de la spiritualité vulcaine. Voilà pour ce qui s'est passé entre la série et le film.
Maintenant l'histoire : la terre est menacé par une entité d'une puissance incoyable et qui détruit toute vie sur son passage. L'Enterprise, qui est à ce moment-là au garage car elle est en train d'être modernisé est le vaisseau assez proche de la terre pour aller intercepter l'alien. Kirk, qui s'ennuie en tant qu'Amiral et ne rêve que d'avoir à nouveau un vaisseau à commander, saute sur
l'occasion et prend le commandement de l'Entreprise à la place du capitaine Deker, alors qu'il n'est absolument pas familier avec la nouvelle technologie de
l'Enterprise et oblige Bones(McCoy) a reprendre du service, pendant que de son côté, Spock ne parvient pas à réaliser le Kohlinar car son esprit sent la présence d'une conscience dans l'espace à
cause de sa part humaine.
En détail, voici le reste
de l'histoire, que vous pouvez lire si vous ne comptez pas le voir :
Ma grande question de début de film était "mais où est Spock ?" car comme il est sur Vulcain, il ne fait pas partie de l'équipage de l'entreprise et donc, c'était dramatique pour moi, je
m'attendais à le voir débarqué à tout moment. Au départ, on s'attend à le retrouver comme l'officier scientifique du vaisseau mais on voit une scène où Kirk discute avec le Vulcain qui va occupé
ce post. Ensuite il y a un accident de trasporteur et le Vulcain meurt donc on se dit ça y est, Kirk va faire appel à Spock, eh non. Le vaisseau part et nous sommes sans nouvelles de Spock. Mais
cette absence à un côté très intéressant car elle montre à quel point Kirk était dépendant de Spock lorsqu'il était capitaine, bon, pour moi, Spock a toujours été plus le héros de l'histoire, vu
que c'est souvent lieu qui identifie l'alien ou la manière de s'en occuper. Spock est le cerveau de l'histoire tandis que la qualité de Kirk réside dans sa capacité à commander. Mais là ça
devient évident, car Kirk a du mal à s'entendre avec Decker, celui qui aurait dû être capitaine du vaisseau, car il est persuadé qu'il est toujours capable de commander même si ce n'est plus le
même vaisseau, ce qui le mène à prendre une mauvaise décision au début. Kirk semble un peu en dessous de lui-même à ce moment-là, heureusement Bones est toujours là pour lui servir de conscience,
mais il n'a tout de même pas la même influence que Spock. La mauvaise décision de Kirk fait que le vaisseau s'est retrouvé pris dans un wormhole et a failli heurter un astéroïde mais avant que
Kirk ait l'occasion d'autres impaires, un vaisseau de la fédération non-identifié demande à s'arrimer à l'entreprise et là, c'est la surprise Spock est là, il a suivi les communications entre
l'entreprise et Starfleet et vient offrir ses services comme officier scientifique, pas par bonté d'âme mais parce qu'il pense que l'alien est porteur de ses réponses. Mais je pense que la
déception du spectateur est égale à celle de l'équipage, Spock n'est plus le Vulcain que nous avions quitté, le Kohlinar l'a changé, il semble ne plus avoir d'émotion, n'être que logique, il
n'est plus trait humain donc on a l'impression qu'il a atteint son but, car Spock en tant que mi-humain, mi-vulcain passe son temps à chercher à s'affirmer en tant que vulcain et s'éloigner le
plus possible de sa part humaine. Mais le résultat est quelqu'un de trait froid, presqu'une machine, car revoir ses anciens compagnons lui semble indifférent, il ne fait même pas l'effort de
répondre à leur accueil mais se contente d'offrir ses services et se met au travail. Par son comportement, on ne sait pas trop s'il est complètement passé du côté de la logique ou s'il a en lui
un désir de répondre à l'affection des autres mais qu'il réprouve parce qu'il considère que ce serait un comportement honteux. mais bon Spock est de retour et tout semble rentrer dans l'ordre, il
répare les dégâts commis par l'erreur de Kirk et est à nouveau la personne que Kirk écoute, plus ou moins pour le malheur de Decker qui a un moment semblait pouvoir s'imposer auprès Kirk mais
dont l'avis cesse d'importer complètement une fois que Spock est là.
Le vaisseau finit par rejoindre l'entité extra-terrestre et finit par se retrouver à l'intérieur de son vaisseau, là Spock s'aperçoit que l'entité a essayé de communiquer et découvre qu'elle
langage elle emploie. V'Ger, car c'est le nom de l'entité, scanne le vaisseau et enlève le lieutenant Ilia, qui est le femme qu'aime Decker. Le lieutenant est tué et V'Ger se sert des
informations tirées de son esprit pour créer un androïde qu'il envoie sur l'entreprise pour en apprendre plus sur ce qu'il appelle les "carbon unit", V'Ger semble considérer que les humains
infestent l'entreprise et compte les détruire quand il aura les informations nécessaires. Pendant ce temps-là, Spock en profite pour s'emparer d'une combinaison spatiale et sort du vaisseau afin
de pénétrer dans la prochaine chambre du vaisseau pour en apprendre davantage. Il le fait en secret, certainement pour éviter que Kirk ne l'en empêche. Il découvre ainsi que V'Ger est en fait un
robot mais un robot qui a atteint un développement tel qu'il a une conscience. Arrivé au centre, il ne résiste pas à la tentation de faire un mind-meld avec V'Ger, ce qui tourne plutôt mal pour
Spock car V'Ger a un esprit beaucoup plus puissant que Spock. Sur le vaisseau, on finit par s'appercevoir que quelqu'un est sorti du vaisseau, Kirk devine aussitôt qu'il s'agit de Spock donc Kirk
enfile une combinaison pour partir à sa recherche et le récupère inconscient après qu'il eut été rejeté par V'Ger dans la première chambre. On passe donc à l'infirmerie, où Spock est inconscient
et où on apprend qu'il a subit un traumatisme cérébral. Il finit par reprendre connaissance et il a changé, ce n'est plus Spock la machine, on retrouve notre Spock, celui qui avait encore
quelques émotions humaines. Il fait la lumière sur le monde d'origine de V'Ger et sur la raison pour laquelle il cherche le créateur. Ce moment instructif surtout du côté de Spock, car au contact
de V'Ger qui est logique pur, Spock comprend que la logique n'est pas tout et que les émotions ont aussi de la valeur, et pour illustrer Spock prend la main de Kirk en signe d'amitié, or un tel
geste de sa part est extrêmement rare. Spock a enfin trouvé la réponse au cheminement de sa spiritualité, l'équilibre entre le vulcain et l'humain et ne cherche plus à être un pur vulcain.
V'Ger continue de s'approcher de la terre et est en train de mettre en place un dispositif pour détruire la terre car le Créateur ne lui a pas répondu. On dope Spock parce qu'il est nécessaire à
Kirk et sur le pont on a droit à cette scène que j'aime énormément où Spock pleure. Spock ne pleure jamais, même quand il pense avoir tué Kirk dans un épisode ou que Kirk est déclaré mort dans un
autre. Il pleure pour V'Ger et dit :
"As I was when I came aboard, so is V'Ger now. Empty, incomplete and searching. Logic and knowledge are not enough"
J'aime énormément. Ensuite Spock va donné la clef du comportement de V'Ger et comment il faut agir. Kirk tente un coup de bluffe et fait croire à l'androïde qui sert de liaison entre le vaisseau
et V'Ger qu'il sait pourquoi le créateur ne répond pas et parvient à obtenir d'aller rencontrer V'Ger en personne. Il part donc en compagnie de Spock, McCoy et Decker et arrivé au point où se
trouve le centre de V'Ger, on découvre que V'Ger s'appelle en vérité Voyager, pour exact voyager VI, une des sondes envoyés dans l'espace par les américains pour explorer l'espace et renvoyé des
données et qui s'est trouvé de l'autre côté de la galaxie suite à un trou noir et a été recueilli par une race de robot qui lui ont construit ce vaisseau pour qu'il puisse mener à bien sa mission
: transmettre les informations au créateur. Durant le voyage, V'ger a fini par développer une conscience mais une conscience purement logique, or l'état de son développement fait qu'il a atteint
les limites de ce que notre galaxie pouvait lui offrir et il lui faudrait tourner ses regards vers les dimensions parallèles et autres choses qui sont au rang de théorie mais que son esprit ne
peut saisir car ce n'est pas logique, il faudrait lui donner une part humaine et pour compliquer le tout V'Ger ne veut plus juste transmettre les informations mais s'unir au Créateur. Alors
Decker décide de s'unir à V'Ger d'autant que l'androïde contient en elle une partie de l'esprit de la femme qu'il aimait, et Kirk le laisse se sacrifier, je pense parce qu'il culpabilise un peu
de lui avoir pris l'enterprise. Tout finit bien, Spock a trouvé la paix de l'esprit et décide de reprendre sa carrière au sein de Star fleet et Kirk décide de ne pas ramener tout de suite
l'enterprise.
J'aime ce film à peu près uniquement à cause du cheminement spirituel de Spock, car je n'aime pas trop le fait qu'il y ait de nouveaux personnages d'introduit et que Spock soit absent une partie
du film et ne redevient vraiment le personnage que j'apprécie qu'encore plus tard. Le comportement de Kirk aussi n'est pas terrible, car je trouve que sa manière de récupérer l'enterprise est
d'une bassesse qui ne sied pas au personnage car il s'empare d'un commandement destiné à un homme qu'il avait lui-même.
Par The Bursar
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Publié dans : Live Long and Prosper
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Jeudi 9 avril 2009
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03:47
Eh voilà, ma liste de personnage de fiction que je veux épouser s'allonge, après Mr Darcy et le Colonel Brandon, je suis tombée sous le
charme de Mr Knightley ou pour le dire autrement je viens de finir ma lecture Emma et voici enfin mon article sur la question, après les deux articles précédents consacrés à des réflexions qui me
sont venues durant ma lecture : Accro aux Happy end et On a tous en nous quelque chose d'Emma .
Lorsque sa gouvernante se marie, Emma Wodehouse dit à qui veut l'entendre
qu'elle avait prédit ce mariage. Sa réussite en cette occasion la pousse à vouloir essayer de jouer les marieuses, sauf que la petite communauté d'Highbury comporte assez peu d'éléments notables
pour tromper son ennui. Elle jette donc son dévolu sur la douce et simple Harriet Smith, qu'elle admet dans son intimité, et met tout en oeuvre pour faire naître un attachement entre elle et Mr
Elton, le révérend de la paroisse. Mais l'esprit d'Emma n'est peut-être pas si pénétrant que ça, quand il s'agit d'histoire de coeur, comme la suite le démontrera.
J'ai eu énormément de mal à me mettre dans l'ouvrage, la lecture des cent
premières pages fut pénible mais une fois passées ces cent premières pages, j'ai accroché et je me suis mise à vraiment apprécier l'histoire et bien sûr j'ai adoré la fin.
Mon problème est avec le début, l'intrigue commence très lentement et il faut attendre cent pages avant que tous les protagonistes soient entrés en scène et je n'ai pas sympathisé avec l'héroïne,
c'est un peu comme Marianne, c'est un personnage avec lequel je n'ai pas d'affinité et avec lequel je ne me suis attachée que sur la fin, c'est-à-dire quand elle a mûri, en soi je ne dévoile
rien, puisque les héroïnes d'Austen ont toujours un tord dont elles vont se défaire à la fin, c'est le côté initiatique de l'histoire.
L'autre aspect que j'ai mentionné dans un précédent article, c'est qu'on ne peut pas deviner le happy end dès le début, les conjectures qu'on peut former sont que l'héroïne va revenir sur ses
projets de célibat et va elle aussi subir les attentions de Cupidon, car c'est toujours comme ça que ça se passe mais aucun objet ne s'offre à nous dans la première partie du texte et donc
c'est le moment de doute, l'histoire ne va tout de même pas tourner autour des amours d'Harriet ?
Si j'avais eu des affinités l'héroïne, peut-être que j'aurai plus apprécié le début, donc si vous avez aimé le début, je serais ravie de connaître vos réactions.
Paradoxalement, j'aurai dû m'entendre avec ce personnage, car quand elle dit "I have none of the usual inducements of women to marry. Were I to fall in love, indeed,
it would be a different thing ! but I never have been in love ; it is not my way, or my nature ; and I do not think I ever shall." et ensuite décrit les avantages matériels de sa situation
et sa liberté, ça rejoint assez mes propres discours sur le célibat mais voilà, la ressemblance s'arrête là, je trouve le personnage égoïste et snob.
Son snobisme est constant, elle est toujours en train de mesurer la distance sociale entre elle et le voisinage, à chercher les offenses qui lui sont faites dans leur manière de s'adresser à elle
et de l'autre, on a l'égoïsme. Vous me direz peut-être que je suis dure avec elle, après tout elle prend soin de son père et ça demande beaucoup de sacrifice. Certes, mais en échange, elle reçoit
son affectation aveugle, car il est incapable de lui voir le moindre défaut et son propre égoïsme fait qu'elle n'a pas besoin de se trouver un mari et qu'il seconde ses projets d'indépendance.
Mais la raison pour laquelle, je la considère comme égoïste c'est à cause de Mrs Weston et d'Harriet : sa gouvernante se marie, du coup elle se retrouve seule et est en manque d'occupation donc
elle prend sous son aile une pauvre orpheline, chamboule son existence en lui donnant des idées de grandeur qui ne conviennent pas à sa naissance illégitime, tout ça parce qu'elle a besoin de
fuir sa solitude et de se trouver une nouvelle personne pour lui tenir compagnie à son gré. Ma vision du comportement d'Emma rejoint en général les critiques exprimées par Mr Knightley, je trouve
que sa relation avec Harriet est malsaine, car ce n'est pas une relation entre égaux.
Le père ne m'a pas plu non plus, c'est l'hypocondriaque qui oblige tout le monde à se plier à ses caprices, qui pense que tout le monde a les mêmes besoins que lui ou plus exactement qui
considère que tout le monde devrait mener la même vie que lui. Du coup, j'ai énormément sympathisé avec le frère de Mr Knightley, car c'est la seule personne dans le livre qui ne se plie pas
complètement aux caprices du vieillard et qui lui exprime son agacement, et on le comprend. John Knightley est un personnage avec lequel je m'identifie énormément, il veut simplement qu'on lui
fiche la paix et pouvoir jouir de la compagnie de ses enfants après une journée de labeur.
Les travers de ces deux personnages sont tout de même amusant, je n'ai pas pu m'identifier à l'héroïne et sympathisé avec ses problèmes mais j'ai pu m'amuser de son snobisme excessif ou des
manies du père mais au début, on a un peu peur de se retrouver limité à leur compagnie pendant les 300 prochaines pages... mais après le cercle s'élargit et l'on retrouve le style de Jane Austen
qui met au jour les petits travers de la société, parvient à nous transmettre l'impression qui émane des discours de Miss Bates, la vieille fille qui noie ses visiteurs sous des flots de parole,
ou la vulgarité de Mrs E. qui me fait énormément pensé à mr Collins car ses références constantes à Maple Grove, la demeure de sa soeur et ses remarques sur à quel point tout y mieux ont le même
ridicule que quand Collins ne cesse de tout comparer à la demeure de Lady Catherine. La peinture des personnages secondaires est très savoureuses car on en retrouve tous les petits ridicules et
des types qui sont immuables.
Comme je le disais, au début j'ai été sous le charme de Mr Knightley(le fait d'avoir jeté un coup d'oeil sur un article de blog sur Emma quand j'essayais de venir à bout de mon ennui des
premières pages n'y est pas étranger) et j'aime énormément sa conduite tout le long de l'histoire, mais je n'en dirai pas plus, à vous de découvrir ce livre maintenant.
Jeudi 9 avril 2009
4
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/2009
02:49
Je viens enfin de mettre le doigt sur la raison de mon goût pour Austen, ce petit quelque chose que m'avait apporté
Pride & Prejudice et que je ne parvenais à définir. En effet, j'apprécie Terry Pratchett, les Héraults de Valdemar, Robin Hobb mais les sensations procurées par ces livres sont
différentes et ne comblent pas un manque qui est comblé par les romans de jane Austen.
En lisant Emma, j'ai finalement compris. J'ai mis du temps à me mettre dans Emma(mais j'y reviendrai dans mon prochain billet) mais une fois, que j'eus découvert qui serait
l'homme de l'histoire, mon attention a été tournée vers ce quelque chose et j'ai réussi à me mettre dans l'histoire.
Voilà, le secret de mon goût pour Austen ce sont les happy ends, car quoiqu'il arrive, on sait qu'à la fin tout sera remis dans l'ordre, toutes les jeunes femmes à marier auront trouvé chaussures
à leur pied et surtout seront satisfaites de la-dite chaussure, car personne n'est marié par dépit. Les personnages qui semblaient réfractaires Le problème est de savoir où regarder pour le happy
end, c'est ce qui fait que j'ai eu du mal à me mettre dans Emma car on ne peut pas deviner dès les premiers chapitres comment va tourner l'histoire alors que dans Sense &
Sensibility et Pride & Prejudice, on peut repérer assez vite quels seront les couples du happy end.
A chaque fois, il y a des obstacles terribles, des sentiments qui n'ont pas l'air partagé, des personnages engagés avec d'autres, bref toutes sortes d'élément qui donnent l'impression que le
happy end est impossible mais on sait qu'il aura lieu, on peut faire confiance à Jane Austen, donc on suit l'histoire, on cherche à repérer les signes, voir ce qui pourrait permettre à la
situation de se retourner. Et à la fin, le happy end a lieu, lui que l'on a tellement entendu, dont on a parfois desespéré, mais il est là et il nous apporte son petit nuage de bonheur, car
finalement tout a trouvé sa place.
Je me rends compte qu'arrivé à mon troisième ouvrage de Jane Austen, je suis devenue très dépendante de ce happy end, il me le faut, je ne pense pas que je supporterai qu'un de ses ouvrages n'ait
pas un de ses happy end. C'est le principe du conte de fée, ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfant, l'histoire s'arrête avec le mariage et ainsi on est libre d'espérer que tout continue
d'aller bien... imaginer le côté déprimant d'un récit de l'après, avec Mr Darcy devenu indifférent envers Elisabeth au bout de 10 ans de mariage, le colonel Brandon veuf ou Emma ayant trahi les
espoirs que l'on pouvait avoir de son amélioration... Le happy end de Austen c'est ma petite bouffée de bonheur, c'est croire pendant quelques heures que tout peut aller bien, qu'en fait la vie
ça ne craint pas, que tout n'est pas médiocrité et dans cet aperçu d'un bonheur complètement irréaliste, j'oublie à quel point en fait je déteste ma propre vie, car qu'y a-t-il de réellement
désirable dans ma vie ? Moi personnellement j'aurai préféré un autre paquet... bref je pense que je vais continuer à me plonger dans Jane Austen car, même si ce n'est pas toujours facile de se
mettre dans l'histoire, la fin rachète tout et je ne vois pas pourquoi je devrai me refuser un peu de bonheur artificiel.
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